Appelez-moi Lulu…

19 octobre 2012

Lulu.jpgComme vous le savez, ici je ne raconte que la vérité (embellir les choses, me créer un personnage ou inventer une vie ça demande trop de travail et je suis une grosse flemmasse). Ce que vous savez moins (bon, vous pouviez vous en douter quand même), c’est que je ne raconte pas tout. Parce que parfois c’est pas drôle, ou pas intéressant (hier j’ai mangé des coquillettes…on est d’accord, tout le monde s’en fout), ou simplement que j’attends de prendre un peu de recul et voir comment tout peut évoluer.

 

Je crois te l’avoir dit, Lecteur, mais mon endométriose a enfin été déclarée inactive ! Pas disparue, hein, ça part jamais une pieuvre, mais en sommeil. Ce qui est assez jouissif quand on songe à ce que j’ai traversé (parfois je pense à ma poche, elle me manque un peu). Ce que je ne t’ai pas raconté, en revanche, c’est que j’ai encore mal. En fait, j’ai mal depuis le mois de juin (pour célébrer les 1 an de mon opération de la mort, je présume, le corps a une de ces mémoires !).

 

Bon, on ne s’emballe pas, je ne me tords pas de douleur sur le sol, je n’ai pas retrouvé ma morphine adorée, je peux marcher sans problème, ou même faire du sport et si je dors mal, ce n’est pas lié à ça. Disons que j’ai comme un gros point de côté en permanence…au niveau de l’intestin ! Comme je suis devenue très réactive, j’ai passé un tas d’examens dès que j’ai senti le premier bobo. Et ? Ben j’ai rien ! Mes chirurgiens m’ont parlé de « douleurs cicatrielles résiduelles ». En fait, ce sont des douleurs « qui arrivent » on ne sait pas pourquoi. Voilà qui me fait une belle jambe !

 

Du coup, on m’a emmenée dans un nouveau service de ma résidence secondaire (l’hosto quoi) : le centre anti-douleur ! Apparemment, le cerveau crée lui même un message de douleur alors qu’il ne devrait pas et, plus tu le laisses faire, plus il te pourrit la vie avec le temps. Moi qui pensais que mon cerveau m’aimait bien…j’envisage de faire de mon foie mon nouveau meilleur ami pour la vie (et vu comme il éponge mes mojitos, il n’a pas volé sa promotion).

 

Verdict ? En fait j’ai un nerf qui a été abîmé. Voilà pourquoi j’ai mal au niveau de ma cicatrice interne. Bon, mon nouveau médecin m’a également suggéré de draguer des milliardaires chez Chanel et d’écrire un One Woman Show… Oui, je suis la nouvelle star du centre anti-douleur, ça vous étonne ?

 

Je vais donc devoir suivre des séances de fasciathérapie (avec VMG, toi aussi découvre des trucs dont personne n’a jamais entendu parler) pour, je cite, « rééquilibrer mon bassin tramatisé par l’opération ». Une sorte de psy pour mon utérus ? Pas loin, mais c’est quand même plus proche de l’osthéopathie.

 

Et bien sûr, je retrouve les médicaments… Là c’est moins cool ! Bon ce n’est que pour un mois mais quand même, moi qui refusais même de prendre du paracétamol.

 

Mais le plus drôle est ailleurs. Je me suis amusée à lire les effets secondaires possibles :

  • Sécheresse (de la bouche, pas du coeur)
  • Idées d’auto-agression et de suicide (donnez-moi une corde !)
  • Prise de poids (super…)
  • Prise du volume mammaire (c’est pas comme si je faisais déjà un 95 F…ah si !)
  • Somnolence (je confirme que je dors bien mieux ! Pour moi c’est bonus)
  • Tachycardie, etc.

 

Pas folichon, mais bon, je n’aurai sans doute rien !

 

Mais, quand même, si à la rubrique Faits Divers vous entendez parler d’une folle qui a tenté de s’étouffer avec ses propres seins en 115 L, pensez à moi…

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