Blonderies en Ut majeur

26 mars 2013

super blondeJe sais, j’ai beaucoup cassé de sucre sur le dos de feu M. Pasd’Bol (avouez aussi qu’il y avait de quoi), mais je me dois de reconnaître que je ne suis pas exempte de tout reproche dans le domaine… Hélas, Dublin en a été la preuve et l’amie qui m’accompagnait a fini par avoir de sérieux doutes quant à mon niveau intellectuel réel.

Ok, il y a la fatigue, le jetlag (une heure de décalage quand même…faut bien que je me trouve une excuse), le climat, l’excitation du voyage, la sinusite, l’anglais qui n’est pas ma langue maternelle (ce que je déplore car je me prive d’une belle carrière à l’international), mais force est de constater que je suis une nouille dans l’âme !

Passons sur le fait que je n’ai cessé tout du long de placer des mots à la place d’un autre, à bredouiller en cherchant le bon terme (hélas, en français) ou me perdre partout. Mais quand même, se tromper de musée, ce n’est pas banal !! J’étais ainsi chargée de valider notre itinéraire pour visiter The National Museum pour un après-midi très prometteur. Je balise la carte, repère les moyens de transport (c’était archi loin) et, hop, let’s go to the museum. Au programme, l’or des Vikings, des vestiges préhistoriques et de la culture à gogo.

Le temps étant particulièrement peu clément, l’idée était de rester le moins possible dehors. Ce qui est bien dans les musées c’est que c’est blindé de monde (ce qui tient chaud) et que les murs bloquent le froid. Le tout en s’instruisant. Après un long périple en tramway, nous arrivons au musée par plein vent. Première surprise, le musée semble désert et n’intéresser personne vu qu’il était quasi vide. Il faut dire qu’à première vue il faisait plutôt penser à une prison…

Ensuite, la visite commence. Point d’or mais de l’argenterie…du XIXème s. ! Curieux, mais je persuade mon amie qu’on va certainement remonter le temps à travers les salles et finir par trouver nos vestiges préhistoriques. Les salles défilent et effectivement, il y a de tout sauf ce qu’on cherche. Pas de souci, le musée n’est pas fini. C’est en arrivant à la fin de la visite au rayon « reconstitution des habitats dans les années 70 » (effectivement, il y a bien eu un bond dans le temps), que j’ai enfin fini par réaliser l’horrible vérité (en épluchant le guide, la carte et la brochure du musée). Je m’étais totalement trompée de lieu ! L’autre étant de l’autre côté de la ville, soit pas loin de l’hôtel. Pourquoi, comment, je cherche encore comment se fait-ce et ce qui a bien pu se passer dans ma tête ce jour-là… Néanmoins, je peux me vanter d’avoir fait un musée que peu de personnes connaissent. Bien sûr, ça aurait été mieux de réaliser cela avant le début de la visite, mais j’aime bien faire les choses à fond.

J’ai finalement fait le bon musée (très sympa). Ce que j’ai préféré ? Une magnifique veste en cuir datant des Vikings, super bien conservée ! Enfin, c’est ce que j’ai pensé les cinq premières minutes avant de voir des doigts au bout des manches. C’est vrai ça, c’est bizarre de mettre des gants intégrés à une veste en cuir même si j’adhère à la praticité de la chose. Ils sont forts ces Vikings, des visionnaires ! Ah ? Non, en fait c’est la moitié d’un cadavre victime d’un sacrifice rituel ! Au temps pour moi… Ma réflexion au bout du troisième cadavre, poil de carotte comme les deux premiers ? Que les Vikings roux au moins n’étaient pas chauves… Devant le corps d’un sacrifié ça fait son petit effet.

Inutile aussi de revenir sur la douche maudite dont on a dû m’expliquer le fonctionnement deux fois et que j’ai à chaque fois pris sur la tête au moment du bain… Quand ça veut pas, ça veut pas (une ola pour mon cerveau mort).

N’oublions pas ce cher Oscar Wilde (dont je me targue pourtant de connaître l’œuvre) qui, est devenu Orson Welles, ce qui, il faut bien l’admettre, jette un léger froid dans les conversations. Bah oui quoi, ça sonne tellement mieux Orson !

Et encore, je ne vous donne qu’un léger aperçu de ce que ça a donné en vrai sur trois jours.

Toutefois, j’ai sans doute un léger élément de réponse à ma blonderie (passagère… enfin pour convaincre mon amie de ça c’est foutu maintenant). Ma copine Mado a expliqué la théorie de la Chouquette sur son blog. Pour résumer, c’est tout creux à l’intérieur. Mon cas est sensiblement différent… Pendant tout le séjour, ma tête était remplie de musique ! Non stop, du soir au matin et du matin au soir. Non seulement ça tournait en boucle mais je me suis fait un plaisir de partager des extraits à ma copine (histoire de ne pas être seule à souffrir). Que ce soit Adele et Set Fire to the Rain version classique (que j’ai actuellement en tête depuis 2h) ou en battle fight combo avec de la techno pakistanaise, l’air plaisant des Hare Krischna (je pense avoir inquiété les Irlandais qui ont croisé mon chemin), les cloches de la cathédrale St Patrick (au bout de 3h à chanter les cloches, je pense que j’ai dû en devenir une), la sonnerie du feu rouge, Beyoncé et son Single Ladies, Elle descend de la Montagne à Cheval (youpi ya ya youpi youpi ya), Bruno Mars, Capri c’est Fini et tous les airs irlandais traditionnels (version yaourt comme il se doit). J’envisage de faire une BO pour une éventuelle soirée à thème.

Le froid peut-il expliquer que mon cerveau était bloqué sur l’option jukebox pourri-neurones morts ? Seul un psy pourrait me répondre…

Heureusement que je suis drôle et sympa, sinon mon corps aurait probablement fini dans la Liffey !

Rendez-vous sur Hellocoton !