Bonne fête Maman Pasd’Bol

29 mai 2011

maman.jpgC’est la fête des mères ! Et c’est un jour que j’aime particulièrement car il me permet de dire à ma maman combien je l’aime !

De fait, en xx ans, je n’ai jamais manqué de célébrer ce grand jour, d’avoir la petite attention pour faire plaisir. Parce qu’une fois par an, ma mère mérite d’être une star. Une seule fois par an, vous demandez-vous ? Oui, car le reste de l’année, elle est mon héros !

On pense que j’ai des galères, ce n’est rien en comparaison de ce qu’à traversé Maman Pasd’Bol tout au long de sa vie. D’ailleurs, elle m’a élevée pour que je ne vive pas les mêmes choses (c’est gagné, du coup je vis mes propres galères).

Très belle, même encore maintenant avec l’arrivée des rides et des ennuis de santé, Maman Pasd’Bol a toujours été pour moi un but à atteindre. Vu qu’on ne se ressemble pas du tout, c’est un peu loupé !

Fine, élégante, avec des mains sublimes, ma mère a toujours été pour moi le summum de la féminité. Je la revois encore, tous les midis me déposer à l’école, en tailleur, avant de partir prendre le bus pour travailler. Je gardais longtemps le parfum et les paillettes de son rouge à lèvres nacré, mon accessoire préféré qui la définissait le mieux.

Bien sûr, j’étais fière que tout le monde la trouve si belle…mais j’avoue que c’était moins agréable de passer pour le vilain petit canard obèse à côté…Sympa à l’adolescence quand tous vos camarades de classe tripent sur « votre soeur trop bonne ».

Au delà de sa beauté physique, il y a quelque chose de profondément bouleversant chez Maman Pasd’Bol. Il se dégage de chez elle une grande fragilité totalement palpable et émouvante. Ce qui est expliqué par la vie qu’elle a plus subi que vécu. Une vie dure, sans merci, douloureuse. Je la compare souvent à une marguerite qui a poussé tant bien que mal dans un champ d’ortie.

Pourtant, malgré cette fragilité, ma mère a su puiser sa force. Une vraie tigresse en ce qui concerne ses enfants, toujours prête à se battre, elle n’abandonne jamais. Son sens du sacrifice la pousse à tout donner pour que nous ayons une vie meilleure que la sienne, même si cela doit tout lui coûter. Combien s’est-elle privée pour nous ? Me rappelant d’une période où elle se privait même du strict nécessaire (nourriture, soins médicaux) pour notre confort, je n’ose trop y songer.

Est-ce qu’on pleure à son contact ? Même pas. Maman Pasd’Bol a également le petit grain de folie qu’elle m’a transmis. A sa façon, elle est assez givrée ! A mes yeux, ce qui la caractérise le plus, c’est son grand éclat de rire contagieux. Quand je pense à elle, c’est à son rire franc et spontané que je me réfère automatiquement. Et rire, elle adore ça ! Elle trouve toujours le moyen de voir le côté marrant des choses !

Féministe dans l’âme, c’est une parfaite femme d’intérieur. Bref, une féministe contrariée dans son éducation. Du coup, elle s’est toujours pliée en quatre pour ses enfants et les hommes de sa vie (et leur famille). Au point de me laisser son lit quand je viens et d’aller dormir sur son canapé. On lui a tellement appris à servir et à laisser sa place, qu’elle ne voit pas combien elle mérite des hommages, des draps de satin et d’être traitée en reine.

Parfaite, elle ne l’est pas. Nous avons même souvent des divergences d’opinion, car nous sommes vraiment très différentes. Pas la même façon d’appréhender la vie et un caractère très éloigné. Néanmoins, malgré cela, nous avons une grande complicité et surtout un même besoin l’une de l’autre.

Ma mère m’a donné sa force, son envie de rire, la volonté de me battre envers et contre tous ! Et surtout, elle m’a donné envie de ne pas subir. Je me dois de réussir, pour moi d’abord, mais aussi pour elle. C’est ce qui me porte…

Maman Pasd’Bol, je vous salue bien bas !

Bonne fête Maman, je t’aime fort !

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