Ca t’apprendra !

4 avril 2011

Logo_-_La_Tribune_JPG.jpgVous l’avez voulu, vous l’avez ! Voici une nouvelle galère de Pasd’Bol dans le monde magique des relations presse !

 

Fut un temps, j’étais attachée de presse en agence. Loué soit le Ciel (Allah, Bouddha, Krishna ou l’atome absolu, merci quoi !) je suis ensuite devenue chargée de communication en entreprise ! Je vous assure, ça change tout, tant au niveau de la relations aux autres (d’un coup, on a l’air moins pétasse quand on parle, on aurait presque l’air intelligent) que du travail (je relance, tu relances, elle relance, nous relançons, vous relancez, elles relancent, et ça continue encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord).

 

L’histoire du jour, date de cette époque fort lointaine où j’étais une apprentie attachée de presse. A ce moment, je travaillais dans le pôle « finance haut de gamme » de mon agence et j’avais des clients importants (de grosses banques pleines de sous). Mon quotidien était donc d’appeler la presse économique (bon ok, j’avais aussi d’autres choses à faire comme écrire des communiqués de presse, préparer des événements, réfléchir à une stratégie) afin de leur proposer des sujets impliquant mes budgets que ce soit en proactif ou en réactif (certaines comprendront).

 

Là, je bossais sur une nomination…Que se passe t-il quand vous devez préparer une nomination importante ? Vous écrivez un CP (oui le communiqué de presse a son petit nom dans le milieu) et vous l’envoyez à la presse économie, finances, professionnelle et à tout ceux qui aiment les nominations (qui n’aime pas ça ? C’est tellement palpitant !)

 

Une fois que c’est fait, il faut être certain que le nom de votre « poulain » sera lu par des millions de gens (sinon ça ne sert à rien, le client n’est pas content, la directrice d’agence n’est pas contente, votre directrice de clientèle n’est pas contente, votre senior n’est pas contente…et comme vous ne pouvez vous en prendre à la standartiste, ben vous rampez, l’âme en peine).

 

Mon CP était parti depuis quelques jours et, comme Soeur Anne, je ne voyais rien venir. J’ai donc dégainé l’arme ultime de l’attachée de presse : mon téléphone. Ce qui est bien avec les nominations, c’est que les journalistes qui s’en occupent sont assez peu nombreux, on en fait vite le tour. Ce qui n’est pas génial avec les nominations, c’est que les journalistes qui s’en occupent sont assez peu nombreux et que tout le monde les contacte !

 

Ce jour là, j’appelais La Tribune (logique). La journaliste me répond (youhou), mais je lui trouve une voix un peu chafouine. Peu importe, je me lance et lui sors mon blabla habituel (rappelons que j’étais quasi-débutante, un peu de compassion s’il vous plaît) « Bonjour, c’est moi Pasd’Bol, je vous ai envoyé un CP au sujet de la nomination de Trop Bien chez Super Client. Vous l’avez reçu ? ».

 

Je sais, j’ai honte (certaines comprendront).

 

Je sais que ce genre d’entrée en matière énerve les journalistes qui l’entendent à longueur de journées (promis, je le dis plus), mais en général, ils se contentent d’être désagréables, arrogants, agressifs et vous dégagent à la vitesse de la lumière. Pas là…j’aurais aimé !

 

Au moment où je prononce la phrase fatale, la journaliste se met à fondre en larme ! Puis, d’une voix quasi hystérique, elle me hurle « Je n’en peux plus, je n’en peux plus ! Cessez de me harceler !! Bien sûr que j’ai reçu votre communiqué de presse ! Ca sortira un jour ! Pitié, laissez-moi tranquille, je craque, ça suffit ! Ne m’appelez plus jamais ». Puis elle me raccroche au nez !

 

La vie des journalistes persécutés par les attachées de presse est bien cruelle, mais ça fait aussi partie de leur job (sans nous, pas d’info…un jour je vous raconterais, ou pas, comment les journalistes copiaient-collaient en entier mes CP pour en faire des articles). Peut-être vivait-elle une mauvaise passe ? Syndrome du Burn Out ?

 

N’empêche que cette folle m’a pourri ma journée !

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