Tout ce que je demande c’est un lundi au soleil !

25 novembre 2014

rttJe suis peu inspirée pour mon grand come back, je n’hésite pas à piller honteusement Saint Claude François (on canonise n’importe qui donc pourquoi pas lui ?)

Je le confesse, j’avais la flemme d’écrire ces derniers temps. Pourtant, j’avais promis le soir de mon anniversaire que j’allais bloguer deux fois plus. Ben oui, il fallait bien ça après avoir reçu une merveille de nouvel ordinateur (j’ai des amis formidables). D’un autre côté, j’étais pas mal saoule, donc on dira que les promesses faites sous l’emprise de la boisson ne comptent pas. Et me voici aujourd’hui avec un tas d’idées que je dois coucher sur écran. Ce qui n’est pas si facile que vous le pensez car…désormais, j’ai un job ! Un vrai ! Un avec « indéterminé » écrit dans le contrat. Ok, t’emballe pas, Lecteur. Ce n’est pas le job de ma vie (encore moins la paye de ma vie) mais c’est stable et ça fait partie de mon plan de conquête du monde.

Bref, je bosse, métro/boulot/dodo tout ça, donc ma vie a changé (et encore, je ne vous dis pas tout). Et comme toute personne qui travaille, j’en suis à penser aux temps bénis où ce n’était pas le cas. Celui où tu as peu de responsabilités, où tu dors un peu quand tu veux, où ta seule préoccupation est toi-même, tes potes et ta prochaine soirée. Non, je ne parle pas du chômage mais bien de l’époque plus joyeuse des études. Petit comparatif…

  • Les responsabilités

 

L’étudiant : Si je mange des patates jusqu’en décembre, je peux aller à cette super soirée et picoler toute la nuit avec mes potes

Le travailleur : Si je mange des patates jusqu’en 2028, je peux espérer payer mon loyer, mes factures, les impôts et peut-être me faire un ciné…enfin un jour.

  • Les sorties

 

L’étudiant : Dis-moi où, dis-moi quand et j’en suis. Au pire je sècherai les cours du matin pour dormir après l’after.

Le travailleur : Mouiiii…Alors il faudra que je rentre à 21h30, tu comprends, je bosse demain.

  • L’alimentation

 

L’étudiant : Des pâtes, des pâtes, des pâtes, oui mais des premiers prix ! (je le reconnais, j’étais née avant les années 2000).

Le travailleur : Carottes, tomates, haricots verts, viande, poisson, oeufs, lait…au moins la moitié du mois, le reste ira dans le congélo pour tenir jusqu’à la paye.

  • Argent

 

L’étudiant : Il est toujours fauché, a dépensé toute sa bourse en début de mois, soulève les coussins en espérant trouver des centimes et envisage au pire de demander une rallonge à ses parents.

Le travailleur : Il est toujours fauché passé le 15 du mois, cherche des centimes pour combler son découvert et envisage au pire d’emprunter à la banque.

  • Rythme de vie

 

L’étudiant : Il va en cours (quand il y pense), dort quand il veut (souvent en cours quand il y va), sort toujours le soir…et se réveille au mois de mai pour préparer les partiels.

Le travailleur : Il passe sa vie dans les transports ou au boulot, dort quand il peut, fait les courses quand il rentre, se vautre devant la TV le soir et s’il est en forme, se fera peut-être une soirée vin/fromage en petit comité le samedi soir.

  • Rêves

 

L’étudiant : Pas de doute, s’il fait des études c’est pour réussir sa vie. D’abord les partiels et en route vers un job super intéressant, super bien payé, super facile pour une vie de fêtes, de voyage avec en bonus la personne de sa vie et peut-être des enfants vers la trentaine (quand on est très très vieux quoi).

Le travailleur : Après une vie de galères, le travailleur est revenu à des rêves simples. Payer son loyer et avoir suffisamment pour se faire plaisir de temps en temps (une sortie, des vacances, les soldes, un rien lui ferait plaisir). Et peut-être la personne de sa vie, voire un enfant (ou un chat à défaut) avant la cinquantaine (quand on est presque vieux quoi).

  • Les vacances

 

L’étudiant : A la roots en auberge de jeunesse, chez papa/maman, ou alors au boulot histoire de se faire un peu de sous à claquer à la rentrée.

Le travailleur : Une semaine n’importe où après un an d’économie, en club s’il a des enfants, en gîte grâce au CE, ou alors chez papa/maman…Enfin deux semaines, faut pas déconner, faut quand même bosser l’été !

  • Les amis

 

L’étudiant : Les amis sont au centre de sa vie, plus on en a, plus on a une vie réussie et des fêtes de folie.

Le travailleur : Quelques amis triés sur le volet lui suffisent. De toute façon, il n’a plus le temps de les voir.

  • Les achats

 

L’étudiant : La vie est courte, faut savoir se faire plaisir.

Le travailleur : La paye est faible, faudrait pouvoir économiser un jour.

  • Les loisirs

 

L’étudiant : Tout.

Le travailleur : Pas grand’chose.

  • Pensées générationnelles

 

L’étudiant : Tous des vieux cons.

Le travailleur : Tous des p’tits cons.

Ok ok, je vous entends d’ici, tout ceci est très caricatural ma foi. C’est voulu. Qu’on ne me dise pas qu’il y a des étudiants très travailleurs et des travailleurs pétés de thunes qui ont la belle vie. Néanmoins, mes études à moi c’était mon âge d’or…du moins dans mes lointains souvenirs. Ceci étant, pas dit maintenant que j’échangerais ma place avec la moi d’il y a (ahem) ans.

Comme on dit, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. Etc.

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