Ce qu’on oublie facilement au chômage

24 février 2013

travailler_tue.jpgAvoue que je te manque, Lecteur, c’est vrai que tu me voies moins. Tu me manques aussi d’ailleurs. Mais bon, il y a parfois des impératifs dans une vie comme payer son loyer, nourrir les bestioles à poils et envisager une nouvelle paire de chaussures. Et comme Paul a cessé de me payer, il a bien fallu trouver une solution : un travail.

 

Je ne rentre pas dans les détails pour le moment, je t’assure, Lecteur, ce n’est pas intéressant, ce qui l’est plus, c’est que j’avais oublié un paquet de trucs depuis quelques mois !

 

  • Dehors, il fait froid. Devoir se lever aux aurores et partir après le coucher du soleil te fait prendre conscience du manque de clémence météorologique en février : on se les caille sévère !

 

  • Dormir, c’est bien. On ne sait ce qu’on aime que quand on le perd…pas dit que mon réveil me manque un jour si je retourne au chômage. Sieste mon amour…

 

  • Parler à des chats ou sa télé c’est bien, à des gens c’est mieux. Ok, avec le blog, j’ai des interactions virtuelles, mais rien ne vaut un « Raymond, tu me mets deux sucres dans mon café » au moment de la pause. Du coup je retrouve une vie sociale.

 

  • Le sandwich du midi ça fait grossir. Adieu régime, perte de gras, bonjour malbouffe prise sur le pouce. Bonheur (ou pas).

 

  • Les gens sentent mauvais dans le bus. Surtout quand tu dois en prendre trois.

 

  • D’ailleurs, très vite, toi aussi tu sens la sueur. Eh non, y a pas de douche au bureau (pense au déo) !

 

  • Travailler, c’est fatiguant, surtout quand tu n’aimes pas ça !

 

  • Les 35h c’est un mythe.

 

  • Le week-end c’est trop court.

 

  • De nature, je n’aime pas les gens…et le job parfait n’existant pas, j’attends le moment où quelqu’un va me gonfler (ce qui donnera sans doute de beaux articles).

 

  • A 14h, moi je digère.

 

  • Tu peux de nouveau dire fièrement à un inconnu « moi j’ai un travail ». Mine de rien ça peut servir pour draguer (le chômage, n’est pas sexy).

 

  • Tu réalises encore plus ce que tu veux faire dans la vie et ce que tu peux faire (à mettre en parallèle avec ce que tu es obligée de faire pour de vrai).

 

  • Le stress du chômeur, c’est vraiment pas pareil que le stress du travailleur. Le chômeur, au moins, peut siester tranquille au chaud avec sa télé et son chat.

 

  • Chercher du travail quand on en a déjà un, c’est drôlement compliqué en termes d’organisation.

 

  • Il n’y a pas les Feux de l’Amour le week-end…

 

Je suis sûre que j’en oublie mais travailler ça te liquéfie le cerveau une fois venu le vendredi soir.

 

Parfois, tu prends un job pour ton accomplissement personnel, pour avoir un gros chèque, pour avoir un but ou pour réaliser un rêve.

 

Moi j’ai signé pour rendre mon banquier heureux…Ma gentillesse me perdra !

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