Célibat et chômage même combat !

23 avril 2012

ami ordiEn plus ça commence par la même lettre, ce n’est pas un hasard !

Aujourd’hui, je discutais avec mon ex coloc (et si vous êtes sages, un jour je vous raconterai ce passage de ma vie) sur la difficulté d’être célibataires à nos âges (22 ans donc, ce qui est écrit sur ma carte d’identité reste un pur mensonge). Et de là la fameuse question bien connue des célibattantes « tu penses qu’on devrait s’inscrire sur un site de rencontres ? ».

J’avoue, ce n’est pas la première fois que je me pose cette question ou que j’aborde le sujet avec une copine aussi célib’ que moi. J’ai d’ailleurs beaucoup d’amies qui sont inscrites (surtout parmi les blogueuses). Donc pourquoi ça me travaille maintenant ? Mystère, sans doute ce magnifique climat de novembre (on est pas en novembre ? Zêtes sûrs ?) qui me donne bien envie de me blottir sous la couette avec autre chose que mes chats (ceux qui ont pensé très fort au rabbit ou au canard, dénoncez-vous !)

Le truc c’est qu’apparemment nous sommes nombreuses (et moi la première du fait de 14 ans de casée et fière de l’être) à nous demander « où sont les hommes ? ». C’est vrai ça, le mec mignon, bien, gentil, marrant, intelligent, cool…c’est où qu’il est ? (j’aime revisiter les classiques de Gotainer…je vous ai dit que j’adorais Gotainer ?). D’où les sites devenus incontournables à l’ère du 2.0.

Et c’est le souci. Je ne suis pas compatible avec un site 2.0 ! Je suis trop old school et je ne trouve pas l’upload. Car oui, je l’avoue, passer sur AUM c’est pour moi un peu comme un RSA amoureux. T’es au chômage de l’amour, Love Emploi peut rien pour ta pomme car trop de monde à gérer, pas assez d’offres disponibles et pas de moyens, t’es noyée dans la masse, du coup tu essayes de t’en sortir par toi même comme tu peux et, au bout d’un moment sans retrouver un couple en CDI ou même un simple CDD (le plan cul régulier ne compte pas), c’est foutu, on te coupe tes allocs et tu te retrouves dans la case des pauvres qui passent au RSA. Alors qu’à la base, quand tu as commencé ta vie amoureuse, tu avais des rêves, de l’ambition, tu rêvais d’un CV fourni et attractif. Tu te disais, jamais au grand jamais je ne finirai si bas ! Et comme la bac+8 que je suis a déjà fini au RSA, pourquoi pas un site de rencontres ?

Je sais très bien qu’il n’y a aucune honte à s’inscrire sur un site de rencontres, que ce soit Attractive World, Meetic ou même Adopte un Mec, je ne jette pas la pierre à mes copines qui le font, après tout je partage leurs peurs, leurs doutes et leur envie d’être enfin à 2. Surtout que passé un long moment toute seule, on finit par se dire qu’il faut forcer la chance car on ne rencontre plus l’Élu au coin de la rue.

Je sais aussi qu’il y a de belles histoires. J’en connais facile 5 sur Attractive World, 4 sur Meetic et 1 ou 2 sur AUM, donc oui ça arrive. Pourtant, je ne le sens pas. J’ai l’impression que c’est un peu comme baisser les bras, renoncer à une sorte d’idéal et à un certain niveau d’exigence. Comme lorsqu’après des mois de recherche d’emploi, tu commences à te focaliser sur un job alimentaire parce qu’il faut bien vivre, que c’est mieux que rien, et que peut-être tu trouveras mieux après.

Personnellement, on m’a souvent reproché d’être trop exigeante, de refuser d’embrasser une tonne de crapauds dans l’espoir de trouver un prince caché, ou de coucher pour le fun. Et ce bien avant MEX. Ce qui fait que mes copines plus rigolotes (mais avec le même idéal, n’en doutez pas) enchainaient les relations plus ou moins foireuses (mais des relations quand même) tandis que je geignais sur mon sort sur l’air bien connu du « mais pourquoiiiiiiii je ne trouve personneuuuuh ?? ». Puis il y a eu MEX, un divorce ok, mais une belle histoire. Et je m’aperçois que, dans le fond, par rapport à l’ancienne moi, j’ai assez peu évolué. Je veux embrasser un prince du premier coup (même si ça ne dure pas toute une vie) et pas un crapaud, je veux préserver mon corps de tout contact sans intérêt et je veux que le fait de m’envoyer en l’air ait un minimum de sens (sans pour autant que ça signifie me marier ou vivre avec le prochain, je ne suis pas une psychopathe, je veux juste éviter les coups d’un soir).

Peut-être est-ce mon côté snob (je l’avoue, je le suis, et ultra méprisante aussi, si vous saviez…) mais je n’ai pas envie d’être une fille sur « catalogue ». D’être le jambonneau n°982 sur une foire aux jambons virtuelle. Un visage parmi tant d’autres, sur lesquels des tonnes de personnes vont cliquer, ou pas (aaah la magie du CV jamais retenu), faire des commentaires à leurs potes (t’as vu celle-là, elle a bien une tête à porter une poche tiens), ou même se tripoter dessus (j’aime les cas extrêmes)…Surtout que je suis foutue, je ne suis pas photogénique.

Ce qui m’ennuie aussi, c’est ce côté vite et bien, on voit, on flashe, on clique, on tchatte, ça colle pas, on dégage, ça colle on se voit et limite on baise (je suis trash mais bon). Ca fait tellement « l’amour est un produit de consommation comme un autre ».

Or, autant je ne regardais surtout que des offres d’emplois assez quali, dans l’espoir de ne pas me brader et de garder une image de moi dont je suis fière (sans doute trop, mais j’avais p
ris orgueil en option non facultative au BAC)
, autant j’ai encore moins envie de me vendre à la baisse sur le marché amoureux.

Surtout qu’en fait, dans les stats, est-ce qu’on est moins déçue ? Est-ce que c’est l’Eldorado et non le miroir aux alouettes ? Je n’en suis pas si sûre… C’est vrai qu’on parle de belles histoires (j’ai une copine qui en est à son deuxième enfant avec son mec rencontré sur Meetic, une autre qui va se marier grâce à Attactive World), mais proportionnellement parlant avec le monde réel est-ce qu’on y gagne, à part la rapidité ? Je veux dire, oui, dans la vie, trouver un mec bien tel qu’on le souhaite (j’ai pas dit parfait, je n’ai pas 5 ans) c’est pas facile. Y a des abrutis qui veulent juste te culbuter sans dire au revoir en partant, des mecs bien mais qui ne t’intéressent pas, des mecs bien mais que tu n’intéresses pas, et des mecs tout simplement. Sauf que sur les sites (et plus encore sur AUM, sans doute à cause du côté ludique et non payant) la proportion abrutis disponibles et largement plus importante que celle des « mecs bien potentiellement père de tes enfants ». Un vrai concentré de « je viens pour coucher », sans doute plus important qu’en vrai. 

Un peu comme les speed dating de l’emploi ou les différents salons dédiés où l’on te promet un vivier de recruteurs intéressants et où, au final, tu ne postules qu’à des jobs de standardiste dans des entreprises de seconde zone.

C’est sans doute idiot mais, même « morte de faim », que ça soit professionnellement ou sentimentalement, j’ai toujours eu l’impression que « je me méritais », que je n’étais pas une parmi d’autres et qu’une belle histoire saurait arriver, quitte à attendre longtemps, parce que ça devait arriver, tout simplement. Sans doute est-ce une illusion et que tout ce que je vais y gagner c’est finir toute seule avec mes chats. Mais après tout, j’ai bien fini par avoir un job vraiment chouette et digne de moi après 1 an et demi de galère avec RSA à la clé. Mais je ne voulais rien lâcher. Et je ne suis pas sûre que je me sentirais très à l’aise, un peu comme si je trahissais l’ambitieuse que j’ai toujours été.

A l’heure de l’amour 2.0 où, au final, on a jamais autant entendu parler de célibat et de solitude à plusieurs, j’ai bien envie de me la jouer Che Guevara : 

« Soyez réalistes : demandez l’impossible ! »

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • au chômage et célibataire
  • sortir avec un mec au chomage
  • FEMMe célibataire chomage
  • etre celibataire et au chomage
  • chomage et celibat
  • chômage célibat
  • celibataire et chomeur
  • celibataire chomeur
  • célibataire chômage solitude
  • celibat sans espoir