C’est l’histoire d’un genou…

25 février 2014

genouDepuis le temps, on le sait, j’ai la poisse. Mais ce qu’on sait moins, c’est que certaines parties de mon corps sont également maudites. Ca fiche les jetons pas vrai ? Voici venir la terrifiante histoire du genou gauche de Pasd’Bol, alias Pasd’Bol le genou (je ne me suis pas foulée pour le nom).

Je ne fais pas partie de ces enfants qui se sont cassé un bras, un pied, une dent ou un nez. J’étais assez sage et fort peu téméraire. Enfin, sauf une fois, après avoir retiré les petites roues de mon vélo (je l’avoue, je n’étais pas si jeune que ça quand c’est arrivé, j’étais un peu quiche) quand j’ai décidé de dévaler la grande pente de l’immeuble sans les pieds et que je me suis mangée une voiture à l’arrêt sur le trottoir d’en face. J’en garde un souvenir ému (et une trace noire indélébile sur le tibia droit, ce qui rendra service à mon futur médecin légiste au moment de l’identification du corps).

Bref, mon genou. A part les petites chutes d’usage, il ne m’était rien arrivé et je n’avais aucune cicatrice sur le corps (ce qui a bien changé grâce à l’endo). Et je suis partie en vacances en Savoie… Ah, la montagne l’été, ses montagnes, ses pâturages, ses biquettes et ses vaches ! Dans ma famille, nous sommes de bons marcheurs, la montagne ça nous gagne et la rando aussi (enfin, on ne faisait pas non plus des trecks, faut pas déconner). Justement, une magnifique excursion était prévue, un panorama magique nous attendait près du point de repos, et nous nous réjouissions de faire un chouette pique-nique. Le truc, c’est que nous n’étions pas seuls…Un troupeau de vaches paissaient non loin. Allez savoir si c’était l’effet Pasd’Bol ou mon t-shirt rouge, mais sachez qu’une vache en colère c’est drôlement agressif. Je vous laisse imaginer ce que donne un troupeau entier de vaches en colère qui vous coursent pour vous tuer… Est-ce à dire qu’une vache m’a piétiné le genou, y laissant une marque qui me suivra jusqu’à ma mort ? Atta Lecteur, ne mets pas la charrue avant les vaches boeufs ! Nous nous sommes sauvés fissa, essayant de semer les bovidés énervés (c’est que c’est super rapide une vache mine de rien) et là, c’est le drame ! Nous nous sommes retrouvés bloqués sur le sentier en partie effondré. En fait, il n’était pas coupé mais une bonne part glissante tombait à pic dans le ravin (c’était archi haut, quelle idée d’aller se balader en montagne, je vous le demande ?) Chacun essayait de passer, tendait la main au suivant, seulement voilà, je devais avoir 7 ans et mesurer 1m02 (en tout cas, je n’étais pas bien haute). Je suis passée et…bien sûr j’ai glissé dans le vide. Normal, c’est moi. Je me suis raccrochée à une brindille (j’étais naine ok, mais légère), qui a cassé (eh ouais), une autre pas très solide, j’ai vu défiler ma vie entière (ce qui m’a pris quelques secondes au bas mot), et enfin, mon oncle m’a sauvée. Et les vaches restant de l’autre côté, notre survie était enfin garantie. Et mon genou là-dedans ? Salement écorché, saignant tout ce qu’il pouvait (je hurlais avec toute la douceur qui me caractérise encore) et faisant vraiment bobo. Une fois rentrée, j’ai enfin pu subir les soins d’usage avec le réconfort de me dire qu’à mon âge, ça allait vite cicatriser et qu’on n’y verrait que du feu !

Fin de l’histoire ? Quelle blague ! Deux jours plus tard, je suis enfin remise de mes émotions. Je joue avec mes petits camarades pendant l’apéro des grands. Chouette une balançoire !! Je suis super forte en balançoire (ce qui explique peut-être ma nouvelle passion pour le tissu). Mais même quand je rigole ou que je m’élance vers le ciel, je pense à un tas de choses (quand je vous disais que je suis inchangée depuis ma naissance). Et quand je pense, je fais quoi ? Ben, il faut que je partage avec d’autres, c’est obligé ! Le temps de courir vers mes parents pour leur annoncer mon génie, j’ai fait un vol plané de plusieurs mètres. La raison ? Nounouille n’avait pas vue venir la balaçoire et son pote dessus. Nonobstant que ma tête avait une méga bosse, c’est mon genou gauche qui a encore morflé. Pourquoi lui et aucun autre membre ? Le mystère reste entier, mais c’est un fait. Adieu cicatrisation et genou tout neuf, bonjour trace à vie. Depuis, j’ai une grosse cicatrice ronde qui me bouffe la moitié du genou…

Mais ce ne fut pas la fin de ses tribulations. Il y a bien eu la fois où j’ai fait un tel plongeon dans la piscine municipale avant une compète que je me suis éclatée le genou au fond (magnifique chandelle, pour une fois que je mets le feu à quelque chose), ou que je me suis viandée aux Seychelles pour cause d’averse tropicale soudaine et de petites chaussures pas solides, un gamin qui tape dedans, la porte de la douche qui se ferme dessus, la portière d’une voiture qui claque ou qu’une bibliothèque pleine de livres me tombe dessus…c’est toujours mon genou gauche qui trinque et ma cicatrice qui s’ouvre.

Avant-hier, j’ai découvert que mon genou pouvait aussi sympathiser avec mon parquet (et l’inonder de sang au passage)…Pourtant, elle était bien fixée cette barre de traction !!! En plus, ça marchait bien les cinq premières minutes ! La logique aurait voulu que je retombe sur les pieds du reste. Mais non, j’ai atterri sur les deux genoux dont un seul (toujours le même) a explosé sous le choc. Accessoirement, Lecteur, ouille, bobo, je boite encore.

Je n’ai qu’une seule explication pour expliquer cette malédiction de mon genou gauche…

C’était un troupeau de vaches sacrées !

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