C’est l’histoire d’une fille…

20 novembre 2012

joconde.jpg…qui n’avait pas de bol et qu’on appelait Pasd’Bol. Tu la connais ? Moi en tout cas je ne connais que celle-là même si ce n’est pas franchement mon histoire préférée.

 

Alors, bien sûr, Lecteur, je pourrais te raconter la cystite de mon chat et sa grosse opération (mais ça se termine bien), comment sur tout un délicieux gâteau au chocolat je suis tombée sur la seule part avec une tonne de gros sel dedans, comment je me suis perdue sur une route droite avec mon GPS, comment le train de banlieue s’est arrêté devant moi avec la seule porte qui refusait de s’ouvrir et comment j’ai failli le rater car la suivante était trop loin (et y avait embouteillage…bizarrement dans ces cas-là les gens font toujours barrage), ou la dernière réponse négative à mon dernier entretien (mais je suis super il paraît).

 

Non, là, j’ai plus marrant et plus original.

 

Je vous avais déjà dit que les douleurs revenaient et qu’elles étaient dues à mon opération de l’année dernière. Du coup, je suis allée au centre anti-douleurs de mon hôpital (dont je reparlerai) et j’ai eu un joli médoc tout neuf. Celui-ci devant agir au bout de 15 jours…

 

Mais que s’est-il passé au bout de 15 jours ? Au lieu de calmer les douleurs, le médoc les amplifiées ! Ca peut sembler incroyable, mais vrai ! Du coup, je suis retournée voir le médecin.

 

Il semblerait donc que le neuro-calmant ait stimulé la perception sensitive de mon nerf, accentuant donc ma perception à moi de mes douleurs (ça va, vous suivez ?). Mais le plus drôle de l’histoire n’est pas là…

 

Vu que tout ceci me semble très bizarre, je demande au médecin si ce cas arrive souvent. « C’est rare » me dit-elle. J’essaye d’en savoir plus « rare comment ? »« Vous êtes la première que je vois ». Ben oui, normal il s’agit de moi. Bon, elle m’a expliqué la raison exacte de mon problème : une sombre histoire d’enzyme déficiant qui réagit mal à certaines molécules.

 

Sur ce, nous nous sommes lancées dans un petit calcul de statistiques, puisque, bon, rare, ça me connaît maintenant, j’envisage d’en faire mon deuxième prénom.

 

  • Nombre de personnes susceptibles d’avoir l’enzyme qui déconne : 10%
  • Nombre de personnes susceptibles d’avoir l’enzyme qui déconne et une endométriose type 4 : 1%
  • Nombre de personnes susceptibles d’avoir l’enzyme qui déconne et une endométriose type 4 avec des atteintes rares et graves, puis une poche digestive et des complications post-opératoire : moi !

 

Voilà, c’est scientifiquement prouvé : je suis unique !

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