C’est pas du tout ça !

17 août 2011

C'est pas du tout c?aDepuis mercredi dernier, je participe au challenge de la Féepassi ! Le principe, prendre une expression française et lui donner une explication, enfin à notre sauce. Depuis le temps que vous me lisez, vous vous doutez que ma sauce est forcément relevée !

 

L’expression du jour ? « Ca ne casse pas trois pattes à un canard » ! Ca a beau faire partie de mes expressions favorites, force est, pour moi, d’admettre que ça ne va pas être facile.

 

Mais, à force de réfléchir, je me suis enfin souvenue d’un vieille histoire familiale. Parce qu’on se raconte entre nous les origines des expressions, même si le commun des Français les a oublié. A une époque, que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître, tout le monde savait ça. Mais tout à été perdu entre les différentes guerres, la télé et Sarkozy.

 

Alors pourquoi dit-on « ça ne casse pas trois patte à un canard » ? C’est vrai, c’est curieux comme expression ! Cela remonte à un temps révolu, quand les Gaulois dominaient la France, bien avant la conquête de Jules !

 

En effet, dans certaines tribus gauloises (surtout centrales mais aussi vers les Pyrénées), le canard était LE symbole de force et de virilité. Bref, l’emblème du guerrier ! Bien sûr, rien à voir avec les coin coin qui peuplent nos espaces aquatiques. Non, le canard gaulois était bien plus gros, agressif et terrifiant  ! Et surtout, il avait trois pattes (histoire de courir plus vite).

 

Ainsi, la coutume voulait que tout homme en âge de partir à la guerre (et de prendre femme dans la foulée) devait attraper un canard (pas facile, ils étaient rapides comme l’éclair et redoutables), lui casser l’une de ses trois pattes pour la ramener en trophée, et le domestiquer afin qu’il représente sa maison et sa famille. Ceux qui y arrivaient étaient fortement considérés dans leur tribu et occupaient des fonctions de chef ! Hélas, nombreux sont ceux qui succombaient à cette tâche terrible.

 

Seulement, juste avant la conquête romaine, une nouvelle variété de volatile a fait son apparition en France (le canard à 3 pattes était une espèce franco-française uniquement) : le coq ! Et avec lui, de nouveaux microbes ! Tous les canard à 3 pattes finirent par succomber à l’épidémie qui se propagea comme une traînée de poudre et l’espèce finit par s’éteindre totalement (comme le Dodo).

 

Les guerriers Gaulois, furent donc obligés de se rabattre sur le coq comme emblème, malheureusement, ce dernier n’ayant que 2 pattes, terminé les combats et les challenges pour prouver sa force, sa ruse et ses aptitudes de héro. Juste un emblème et un cri (effrayant cela dit).

 

Mais sans ces combats rituels…les guerriers s’affaiblirent, ce dont profita en toute conscience Jules César quand il conquit la Gaule. D’aucuns disent qu’il serait même directement responsable de l’introduction du coq en Gaule, sachant que cela tuerait les canards et la vitalité des Gaulois qu’il redoutait plus que tout !

 

A l’origine, l’expression, transmise de père en fils, était « ça ne casse plus  3 pattes à un canard », qui soulignait la perte de cet animal fabuleux et d’une époque ou les Gaulois étaient maîtres chez eux, craints dans le monde entier, et puissants. De fil en aiguille, chacun oubliant l’origine exacte de l’expression, celle-ci s’est transformé en « ça ne casse pas 3 pattes à un canard » et finit par être utilisée de toutes les façons possibles par le tout venant.

 

Moi je dis, gloire au glorieux canard à 3 pattes !

 

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