C’est pas du tout ça !

2 septembre 2011

C-est-pas-du-tout-c-a-copie-1.jpgEncore un C’est pas du tout ça hebdo, proposé cette fois par Kiara !

 

Et il faut dire qu’elle s’est lâchée niveau complexité ! Je vous rappelle le principe : on prend une expression et chacun se doit de donner une explication, aussi saugrenue soit-elle (plus c’est tordu, mieux c’est).

 

Cette semaine : « Le bouc émissaire ». On fait moins les malins d’un coup ! J’aimerais bien vous y voir !

 

Heureusement, l’explication (la bonne), c’est moi qui l’ai ! Donc finalement, ça sera finger in the nose !

 

Pourquoi dit-on un « bouc émissaire » ? C’est très simple. Cette expression nous vient de la Bible (attends la suite avant de me traiter de rabat-joie, Lecteur).

 

Vous connaissez l’histoire du déluge ? Prévenu par Yahvé, Noé a eu la bonne idée de construire une arche géante et d’y embarquer 1 couple de chaque animal. Au bout d’un sacré bout de temps, il s’est demandé si le sol était de nouveau hors des flots, car il trouvait le temps long. Car, ce que l’histoire ne dit pas, c’est que Noé avait le mal de mer, ainsi que la plupart des animaux. Plus un vomi géant qu’une arche ! Vous comprendrez qu’ils étaient tous impatients de retrouver la terre ferme !

 

Seulement, comment le savoir ? Il fallait que quelqu’un s’y colle et aille vérifier. Oui mais qui ? Soucieux de complaire à sa belle, et fantasmant à l’idée d’être le premier bovidé à cornes à poser la papatte sur le sol (aujourd’hui la terre, demain la Lune !), le bouc s’est proposé de bon coeur. « Allez Noé, soit sympa, personne ne veut y aller et moi j’ai vraiment envie de représenter l’arche en étant le premier être vivant à remarcher sur le sol terrestre. Et ça sera un message fort pour Yahvé s’il voit que tu n’hésites pas à envoyer une de ses plus belles créatures (le bouc était assez fier de sa personne) pour célébrer le retour de la terre hors de l’eau, c’est à dire sa grâce ! En plus, sens comme je pue, j’ai vraiment besoin d’un bain, ici c’est un océan de vomi, je donnerais tout pour me tirer ! bêêêêêêê ! »

 

Touché par ses paroles sincères, Noé accepta d’envoyer le bouc au casse-pipe. Il donna une rose et quelques olives au bouc – pour qu’il les plante dès son arrivée comme symbole de la fin de traversée – puis le jeta à l’eau.

 

Malheureusement, le bouc, au bout de quelques mètres, coula à pic. Forcément, il ne savait pas nager !

 

Finalement, c’est la colombe qui s’est tapé le boulot et en a récolté tous les lauriers…pauvre bouc.

 

C’est en souvenir de cette tragique bêtise que l’expression « bouc émissaire » est restée. Au lieu d’être un objet de gloire, un symbole de paix, le bouc est désormais un objet de sacrifice pour la pérénité du groupe.

 

Mais le bouc n’avait pas tout faux. L’image a tellement plu à Yahvé, qu’il s’en est resservie plusieurs fois (les boucs ont moins apprécié).

 

Après « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse », « tant va le bouc à la mer qu’à la fin il coule ». Triste réalité !

 

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