C’est pas du tout ça !

27 septembre 2011

C'est pas du tout c?aUn C’est pas du tout ça exceptionnel cette semaine car…l’expression vient de moi ! Enfin, pas tout à fait, elle existe depuis belle lurette. Mais je l’ai proposée à la Fée Passie, donc c’est tout comme. Et comme je suis une grande marrante, je l’ai choisie corsée.

 

Cette semaine, l’expression est « Vogue ma galère » ! Avouez que vous n’êtes même pas étonnés ?!

 

Comme l’expression vient de moi, vous vous doutez que je suis la seule a posséder la véritable explication. Et comme je suis sympa (en plus d’être une grande marrante), je vous la livre tout de go.

 

Les Grecs de l’Antiquité sont les créateurs de la galère (appelée trière). Comme c’est ma spécialité historique, je sais donc de quoi je parle.

 

Donc, les Grecs ont inventé la galère. Seulement, il aura fallu bien des années avant que cette invention bien pratique soit fonctionnelle. Car les Grecs étaient des visionnaires…

 

En effet, au départ, les Grecs rêvaient de conquérir le ciel ! La mer, c’était tellement commun. S’inspirant du mythe d’Icare et des plans supposés de Dédale son père, les Grecs imaginèrent un bâtiment qui leur permettrait de voler dans les airs et de se déplacer en groupe (évidemment dans un but de conquêtes territoriales et commerciales).

 

Ils construirent donc un bâtiment en bois (sorte de gros bateau…que voulez-vous, ils n’avaient pas d’autres modèles !) muni de voiles verticales et horizontales. Mais pour le moteur (ben oui, il n’allait pas voler tout seul), les Grecs avaient prévu des places pour des esclaves ou des hommes libres et volontaires, dont le rôle était d’activer en choeur les ailes (comme des centaines de petits oiseaux).

 

Il faut bien l’avouer, le premier essai fut un échec monumental ! Lancée du haut d’une falaise sous les cris enthousiasme de « vole la trière ! », la galère et ses galériens, s’écrasa lamentablement et explosa au sol. Mais ça n’a pas empêché les Grecs de garder la foi !

 

Au deuxième essai, quelques années plus tard (un tel bâtiment prenait du temps à construire), la galère fut lancé du haut d’un temple consacré à Apollon (avec de simples esclaves, les Grecs ne trouvant plus d’hommes libres volontaires), toujours sous les encouragements naïfs de « vole la trière ». Mais le dieu devait être mal luné et le même destin atteignit la deuxième galère.

 

Les ingénieur Grecs s’arrachaient les cheveux. Finalement, las de perdre leur galère à chaque essai, une nouvelle idée fut trouvée. La galère serait lancée du haut d’un temple…se trouvant au bord d’un lac !

 

Le temps de construire une galère n°3 (pensez que Chanel a dû faire 5 essais pour son célèbre parfum), le lieu idéal fut trouvé.

 

Pour la troisième fois la galère (ou trière), fut lancée du ciel, le public l’acclamait avec des « vole, vole la trière » et les esclaves agitaient les petites ailes sous l’égide du maître fouet (très utile pour synchroniser le mouvement).

 

Mais au lieu de s’écraser sur le sol, la galère atterrit avec fracas sur le lac et…flotta. Mieux ! Les esclaves poursuivant le mouvement (comme ils n’étaient pas morts, ils n’avaient aucune raison d’arrêter) firent avancer le navire !

 

Le public ébahi s’exclama alors « vogue la trière », ce qui fit tilt dans l’esprit des ingénieurs ! La galère nautique était née (et l’on attendit plusieurs siècles la crétion de l’avion…les Grecs étaient vraiment trop en avance sur leur temps).

 

Avec les années, l’appellation galère remplaça celle de trière et l’expression évolua de même.

 

03-Vogue-MA-galere.png

 

Cette histoire est donc l’illustration que parfois nos rêves se cassent souvent la figure pour x raisons, mais que c’est à force de se relever qu’on finit par trouver une solution inattendue qui arrange tout !

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