Cling, quand votre coeur fait cling

17 avril 2012

pass-navigoOui, je l’avoue, je suis assez vieille pour avoir connu la Carte Orange (et le ticket de métro à 2 francs, vous savez bien , il était jaune !). J’étais pas super fan car, soigneuse comme je suis, il m’arrivait parfois de perdre le fameux ticket orange. Ce qui est assez moche en début de mois, surtout quand tu as 4 zones…

 

Et un jour, ce fut la révolution ! Exit le ticket, un bout de plastique magique a changé ma vie. Bon, à l’époque, on appelait ça Imagine R (oui, je suis assez jeune pour avoir eu une carte Imagine R), du moins avant que je cesse d’être étudiante et de passer au sacro saint Pass Navigo, bien connu des Franciliens.

 

Pourquoi une telle euphorie (le plastique c’est fantastique) ? C’est simple et cela tient en un mot : cling ! Oui, je m’éclate à chaque fois que je passe mon Pass sur le détecteur et qu’il me chante sa validation d’accès. Les heures de pointe, pour moi, c’est comme une symphonie ! Au delà de la machine qui me parle (ben oui, c’est sa façon de communiquer, de vous indiquer qu’elle vous aime…poignant non ?), ce qui est top également c’est le geste. Exit, le ticket qu’il faut sortir de son étui, bien mettre dans la fente, du moins si ça rentre (ce n’est pas automatique parfois ça bloque) pour enfin avoir le droit d’aller au pays des merveilles  (c’est assez tendancieux ce que j’écris en fait, le manque ça s’appelle). Non seulement y avait pas de musique, mais en plus y avait rapidement embouteillage. Or, je suis une vraie Parisienne (ou un Lapin Blanc), j’ai « pas le temps, pas le temps », je suis une femme pressée et j’aime quand c’est rapide et efficace (je parle uniquement du métro qu’on se rassure). Là c’est tout simple : je sors mon Pass, j’effleure délicatement le détecteur et hop, je passe tranquille. Le tout me prend un dixième de seconde, en musique, gain de temps garanti. Et c’est amusant (oui, je m’amuse d’un rien, je suis très jeune dans ma tête).

 

Du moins, c’est amusant…quand tout se passe comme prévu. Parfois, la machine déconne, ou ne reconnaît pas ton Pass. Ca, je m’en fous, ça arrive. Non, le vrai problème se conjugue au féminin. Et j’en profite pour crier ma colère à toutes celles qui planquent leur Pass au fond du sac (sous une tonne de trucs inutiles) ! En général, ces nanas passent leur sac sur le détecteur, espérant que la puce passe malgré les tonnes de papiers et de trucs divers qui l’entourent, recommencent autant de fois qu’il convient (souvent en secouant le sac) pour que ça marche enfin, et bloquent toute une file (généralement elles vont par troupeaux aux heures de pointe, c’est une façon de te faire rater ton RER en emmerdant tout le monde).

 

Est-ce trop demander de sortir, du moins directement, sinon après le premier échec, le Pass magique qui ferait gagner un temps considérable à toutes les personnes coincées derrière ? Apparemment oui et, ce, pour trois raisons : 

  • Leur sac est un foutoir sans nom, elles ont renoncé depuis longtemps à chercher quoi que ce soit dedans (autre que le portable et le paquet de clopes, le sac est juste un accessoire).

 

  • Elles ont oublié que c’était la puce du Pass qui fonctionner la machine, elles sont depuis longtemps convaincues du pouvoir magique et incompréhensible de leur sac à main

 

  • C’est une question de principe et d’honneur. Si c’est dans le sac, c’est le sac qui les fera passer coûte que coûte, quitte à le frotter frénétiquement pendant 10 mn

 

Inutile de vous dire que lorsque ça arrive (et c’est TRES fréquent), j’ai comme des envies de meurtre (et des idées de tortures nouvelles). Ca me gonfle prodigieusement et je ne supporte pas qu’on casse ma belle harmonie du « je marche sans m’arrêter, tout est fluide ». Remarquez, comme je suis über cool et sympa, j’ai même envie de les aider à ranger leur Pass Navigo pour aller plus vite…

 

La prochaine que je croise…sera probablement obligée de s’assoir sur le détecteur pour faire cling !

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