Comme Ariel, Pasd’Bol lave plus blanc…

14 mai 2012

ariel.jpg…ou presque. Eh oui, il y a un rebondissement à mes aventures. Pas positif mais rassurant quand même. Non, je n’ai pas gagné à l’Eurmillion, non, je n’ai pas épousé un milliardaire ce week-end et non, je n’ai pas été recrutée comme directrice de la communication de l’Elysée. En fait, on est tellement loin de tout ça, Lecteur, que j’ai peur de te décevoir…

 

Si tu te souviens, jeudi je t’annonçais, assez brutalement, la fin de mon rêve de CDI. Rêve qui serait sans doute devenu une réalité si j’avais travaillé ailleurs (je doute que tous les patrons soient sur le même modèle).

 

Je te racontais aussi le soutien de mes responsables et collègues, qui, jusqu’au bout, ont tout fait pour me garder ou trouver une solution qui ne me replonge pas au RSA. Je t’avais également dit que Big Boss (que j’ai bien envie de surnommer Néron, tiens) avait promis de me recommander partout (tu parles, Charles). Bref, il s’est passé un truc…

 

Le fait est qu’à force d’être harcelé de toute part, Néron a fini par craquer (t’emballe pas, Lecteur, je ne suis pas restée dans la boite, il n’y a pas de happy end). Au dernier moment (mais vraiment le dernier), il a pris son téléphone, a appelé un de nos prestataires…et m’a imposée là-bas pour une durée d’un mois et demi (le temps que je puisse enfin ouvrir des droits au chômage). Te dire si ce fut précipité…j’ai commencé ce matin !

 

Bien sûr, je ressens un immense soulagement car ça me sauve les miches pour le moment (même si cela ne me dispense pas de chercher activement une place). Oui je réalise que c’est une chance, pas forcément donnée à tout le monde (d’un autre côté, il faut voir aussi pour quelles vraies raisons je devais quitter ma place, hein, j’aurais été nulle et incompétente, j’aurais pu me brosser). Il n’empêche, j’ai quand même moyennement apprécié quand on a estimé qu’il était de mon devoir de m’aplatir devant Néron et de le remercier pour ce geste d’une grandeur inespérée (avec des bonds de cabri pour manifester ma joie qui plus est). Non que je sois ingrate de nature, mais il y a quand même des choses qu’il faut rappeler :

  • Si Néron ne m’avait pas virée pour la seule raison de placer une de ses connaissances à ma place, ben je ne serais pas oubligée de retrouver du travail.

 

  • Je perds un CDI avec des tas de projets à la clé, contre un CDD de seulement un mois et demi, ça déplace un peu le problème mais ne le résout pas.

 

  • C’est vrai, il l’a fait…mais jusqu’au bout (et sans la pression des autres), il a failli ne rien faire.

 

  • Me virer alors que j’ai fait du bon boulot était déjà assez injuste.

 

  • Il m’avait promis monts et merveilles en termes de recommandation, au final il a seulement passé un seul appel vers des gens qu’on paye et qui n’ont pas eu le choix que de satisfaire un gros client.

 

  • Je me retrouve dans la situation très confortable de la fille qu’on a imposé (dans une boite dont j’étais la cliente qui plus est).

 

  • J’ai découvert ce que j’allais faire vendredi soir (et eux-même ne le savaient pas trop).

 

  • Ma DRH m’a quand même dit « et une fois que tu y seras, à toi de tout faire pour rester ! » (donnez-vous bonne conscience les gens…refilez la patate chaude).

 

  • Personne ne m’a demandé mon avis !!!! Je n’ai même pas eu le choix ! Ca intéresse quelqu’un de savoir si le job me plaisait ?

 

Bien sûr, aujourd’hui, je confirme que j’ai eu une chance folle. Pas de la façon dont ça s’est passé, mais qu’au final le seul endroit où l’on a pu me caser est en fait super intéressant avec une équipe très sympa. Mieux, je vais apprendre un tas de trucs et je vais faire en sorte de tirer le meilleur du temps qui me sera imparti (car, non, il n’y a pas de besoins sur le long terme et je le savais bien avant qu’on m’y envoie).

 

Au final, oui c’est du pot et je suis (presque) contente. Mais ça n’efface rien ! Et ça ne me rassure pas pour l’avenir.

 

Je savais que le rapport entreprise/salariés avait changé…Mais depuis quand on traite les employés comme un paquet de linge sale qu’on refile (sans les consulter) au gré de ses envies ?? On a plus son mot à dire quand il s’agit de gagner sa vie ? C’est démodé ? Bien entendu, je suis une bonne menteuse communicante, j’ai souri jusqu’aux oreilles et chaleureusement remercié Néron, car j’avais besoin de cette opportunité de toute façon, il ne faut pas se mentir, j’aurais dit oui de toute façon.

 

C’est officiel, je lave plus blanc que blanc…surtout quand je fournis le gravier !

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