De battre mon coeur s’est arrêté…

13 avril 2012

coeur-qui-bat.JPGQuand on redécouvre le célibat, il y a des tas de questions qui vous envahissent et des émotions pas toujours très cool. Vous savez le « je suis nulle c’est pour ça que je resterais toute seule, de toute façon je finirai mangée par mes chats et je m’urinerait dessus » (quand j’y vais, j’y vais à fond). Enfin ce genre de choses qui te font exploser ton régime et foncer dans le nutella.

Puis ça passe (enfin jusqu’à la prochaine fois…l’humain aime autant ruminer les idées glauques qu’une vache l’herbe tendre qui pousse devant un TGV Paris-Marseille). A partir de ce moment, on savoure cet état de calme et on commence à apprécier sa solitude ainsi que toutes les possibilités qu’elle offre. Car oui, le célibat n’est pas un drame, on peut même en profiter pour vivre pleinement et intensément sa vie. Bref, carpe diem en attendant l’amour qui viendra bien un jour et qui complètera une existence individuelle bien remplie.

Mais justement, il est là le problème. Même sans se prendre la tête ou virer dépressive, il y a une question qui me taraude : comment retrouver la petite étincelle qui fait briller les yeux, fait palpiter son petit coeur et met plein de noeuds dans le ventre ? Je parle bien sûr de l’état amoureux (surtout à ses débuts, c’est planant).

Je sais je sais…vous allez me dire « quand tu aimeras de nouveau, tu le verras bien, de toute façon ça te tombera dessus quand tu ne t’y attendras pas ». Je n’ignore pas ça et je raisonne ainsi. C’est aussi ce que je me dis. Néanmoins, on a beau se dire ça, il y a quand même des moments où l’on ne sait plus comment ça marche. Sans être désespérée, on se demande si le coeur, déjà bien blessé, pourra palpiter de nouveau (et aussi s’il palpitera pour la bonne personne histoire de ne pas se planter).

Ca fait déjà quelques mois que je suis seule, et bien plus encore que je suis seule dans ma tête (si vous saviez…). J’ai donc été particulièrement attentive au monde qui m’entoure et surtout aux hommes (oui oui, je sais bien qu’on ne provoque pas le sentiment amoureux juste en matant tout ce qui bouge et que c’est pathétique). Mais rien…personne n’a provoqué le moindre rougissement, le moindre « et si ? » ou des envies de rêveries (parfois je fais aussi des jolis rêves, pas seulement des trucs interdits aux moins de 18 ans).

Enfin presque. Récemment, je suis sortie alors que je souhaiter annuler, j’étais de mauvaise humeur, je ne connaissais pas grand monde (ce qui me gonflait prodigieusement) et là…pas de miracle, mais un mieux. Tel Johnny posant sa main droite sur Bébé (fais pas ta naïve, Lectrice, je sais que t’as capté la référence), j’ai senti un « papoum, papoum » très léger. Et je me sentais bien. Bon forcément, n’est pas Pasd’Bol qui veut, il était pris (et fortement engagé qui plus est) et pas spécialement intéressé (ce qui est un très bon point pour lui d’ailleurs). J’ai des principes, je suis donc restée très sympa et j’ai chassé l’idée de ma tête (avec un pincement quand même). N’empêche ça m’a prouvé une chose, la machine n’est pas cassée ! Oui le coeur peut, sans qu’on s’y attende, rebattre à nouveau, même s’il se trompe de destinataire. A ce moment-là, je me suis surtout sentie vivante ! Et j’ai senti toute l’étendu du possible qui m’attendait (surtout quand j’aurai perdu ces fichus 30kg, mais je vais attaquer le sport, ça va chauffer).

La complicité, la tendresse, le cul les échanges avec quelqu’un, bien sûr que ça me manque et que j’y aspire.

Mais je me demande si en fait ce n’est pas l’état amoureux qui me manque le plus et qui me motive ?

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