De la compassion…

26 octobre 2011

compassion_003_d9e3.jpgJe croyais avoir tout entendu en matière de recrutement, aujourd’hui je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre. Et pourtant, j’en ai raconté des choses !

 

Ce matin, 8h, un recruteur m’appelle. J’avoue, c’est un peu tôt, mais comme j’étais levée, autant en profiter. Il m’apprend que j’ai postulé dans sa société (je me dois d’être honnête, quand on m’annonce ça, il arrive très souvent que j’ai oublié de quelle société il s’agit tant je postule, mais je ne me vois pas dire ça au téléphone). Bon là, j’avais postulé la veille, j’avais donc des bribes de souvenirs. « Chouette » je me dis, ils ont eu mon CV hier soir et ils m’appellement à la première heure ! Moralité : ne jamais se fier à une intuition !

 

Le recruteur, fort gentil au demeurant, m’explique qu’il a mis ma candidature de côté. Tout d’abord, je trouve ça bizarre pour une prise de rendez-vous…mais comme il n’avait pas l’intention de me voir en entretien, tout s’est éclairé.

 

De fait, ma candidature lui pose problème (euh…ok, c’est gentil d’appeler pour me le dire). Déjà, ma dernière expérience n’a duré que 5 mois (combien de remplacements pour cause de congés maternité dans la com ? Quasiment tous, mais ça ne vient pas à l’esprit d’un recruteur). Ensuite, beaucoup de CDD (comme si j’avais choisi) et donc un CV plein de trous (mais au moins, il a trouvé ça très honnête de ma part de ne pas mentir sur mon CV…chouette, chouette, chouette).

 

Au bout d’une petite discussion d’où il a déduit que je n’ai vraiment Pasd’Bol (sans déconner), il m’a expliqué qu’il a également souffert du chômage il y a longtemps, donc il a de la peine pour moi (3615 pov’fille ? Ne cherchez pas, c’est moi) mais il hésite même à présenter ma candidature pour que j’ai un entretien (encore une fois, merci d’appeler pour me l’expliquer).

 

Il m’a donc expliqué qu’il était tiraillé entre sa pitié et le désir que j’ai un jour une stabilité professionnelle, et la peur de présenter mon CV à son boss (il a clairement parlé de « prendre son courage à deux main » pour oser le faire) car ce n’est pas lui qui décide.

 

La solution ? Il m’a donné ses coordonnées pour que je le contacte sous quinzaine, le temps qu’ils examinent les autres candidatures, histoire de voir s’ils pourraient envisager de me rencontrer en entretien ! Il m’a également proposé de me rencontrer en dehors du cadre professionnel pour que l’on discute de ma recherche d’emploi (vous saviez qu’il avait aussi sorti un guide sur le sujet ?)

 

Bref, très gentil, mais bizarre…

 

Le meilleur de l’histoire ? Tout du long de la discussion, il m’a affirmé que chez eux j’aurais une stabilité quasi à vie et que ça serait bien pour moi. Voilà qui me fait une belle jambe avec ma candidature pleine de trous et mise de côté !

 

Si maintenant les recruteurs m’appellent pour me dire qu’ils ne veulent pas me voir et que je leur fais pitié, je pense que je peux commencer à tresser une corde avec mes poils !

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