De la morosité ambiante…

7 octobre 2012

morosite.jpgOn attendait tous beaucoup de la rentrée (moi la première). Un peu de soleil et de chaleur (parce, bon, c’est bien joli d’avoir une canicule au mois d’août, mais 2 semaines de soleil ça le fait moyen pour l’été), des perspectives économiques encourageantes, des bonnes nouvelles, de l’amour (du sexe ?), des résolutions…

 

Bref, tout autour de moi j’entendais l’espoir de millions de gens (j’ai beaucoup d’amis, je suis une star) quant à ce dernier trimestre 2012.

 

Nous sommes déjà en octobre et je dois dire…que ce n’est pas glorieux ! Il fait froid, il fait gris, la crise s’aggrave, les chats continuent de perdre leurs poils, la tartiflette n’est pas loin et les oiseaux sont loin de chanter entre deux manifs. L’humeur de pratiquement tout le monde est loin d’être à la fête, le mien y compris (même si je suis une grande rigolote). Et quand le moral ne va pas, rien ne va. Surtout l’amour !

 

Autour de moi, j’observe un phénomène déprimant au possible : l’hécatombe automnale des couples ! Des amoureux longue durée, des relations neuves mais pleines d’avenir et de possibilités, des entre-deux…tout s’écroule. Et ce n’est pas mieux du côté des célib’ en CDI (dont moi) où ne règnent que les plans cul ou le néant amoureux. Soit il n’y a rien de neuf sous la pluie (same thing, old thing et les draps sont vides), soit certains osent et se mangent des murs. Rien de très encourageant donc…

 

Comment se remotiver à vivre le quotidien quand on a le coeur en berne ? Que ce soit nous ou les gens qui nous sont proches d’ailleurs. Voire des inconnus, ça marche aussi, tout concourt à nous vider de notre love motivation. A croire que cette crise déteint sur nous et notre intimité. A force d’espoirs déçus, de rêves non aboutis et de projets avortés, cet automne voit l’émergence d’un sentiment universel (en tout cas un peu partout en France) : nous sommes devenus blasés. Blasés de tout ! De notre travail, de notre chômage, de notre train train, des soldes…et plus encore de l’amour ! Parce qu’à trop vouloir y croire, c’est simple, on y croit plus. Nous ressemblons à un vieux chien qui va ronger un os (PQR ou histoire insatisfaisante) et lécher ses blessures dans un coin en attendant la mort pour, qu’enfin, notre quête infructueuse du bonheur s’achève.

 

Heureusement, je connais encore pas mal de couples qui vont très bien et sont très heureux (ouf !). Mais ils font tellement figure d’OVNI que ce n’est pas suffisant pour remotiver les troupes.

 

C’est vrai, je suis à fond dans la positive attitude. Il n’empêche, depuis début octobre je baigne dans le gris comme tout un chacun. La morosité est-elle contagieuse ? Oui, 1000 fois oui. Bon, je vous accorde que la perspective de mes 25 ans (ahem) à la fin du mois doit jouer. Parce que bon, qu’ai-je accompli ? Pas grand chose. Qu’ai-je tout court ? Encore moins. Passé un certain âge, c’est sûr qu’on a plus envie de se morfondre que d’aller chanter le générique de Oui Oui dans la rue.


D’autant que dépense beaucoup d’énergie à me motiver, croire aux lendemains qui chantent et surtout à insuffler cette énergie autour de moi auprès de ceux qui n’y croient plus. Créer un cercle vertueux en somme. Mais là, telle une éponge baignant dans un évier sale du mois dernier, je sens la contamination proche (et vous verriez l’état de mes éponges ou de mon évier, vous comprendriez l’image).

 

Novembre est réputé être le mois le plus déprimant de l’année ? Ca promet ! Mais je maintiens que la vie est imprévisible est réserve de belles surprises, demain, ou après-demain, qu’importe, le tout c’est de garder la foi. Qui sait, je ne vais peut-être pas mettre 6 mois pour trouver un boulot finalement ? Ou Aaron Paul (qui n’a pas volé son Emmy dans Breaking Bad) viendra sonner à ma porte pour me demander son chemin (ben quoi ? C’est bien de rêver parfois).

 

Donc faisons comme la baballe de mes chats, tombons bas pour mieux remonter.

 

Oui, en ce moment, la vie ça craint, faut un sacré courage pour affronter le métro avec le sourire.

 

Mais au moins, nous sommes tous ensemble, et ça, ça n’a pas de prix !

 

Et c’est tous ensemble que je vous demande de voter massivement pour moi aux GBA !

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