En avoir ou pas ?

10 juillet 2012

daria.jpgDe quoi ? De la répartie bien sûr !

 

D’après mes proches, j’en ai, et même plutôt trop. Seulement sans, je ne sais pas faire. N’importe quel truc qui passe et, hop, je ne rate jamais l’occasion, je saute dessus.

 

Ma soeur parle même de frappes chirurgicales, c’est vous dire. Sauf que de temps en temps, c’est comme à la guerre, tu loupes ton effet et tu devastes l’hôpital pour enfants du coin au lieu du char d’assaut qui s’amène.

 

Est-ce une qualité ? Je ne suis pas sûre, semble t-il que ça peut être pénible quand c’est trop fréquent. Ou que ça fait peur à certains hommes. Mais ce n’est pas fait exprès ou pour faire mon intéressante (ok, si, un peu), c’est un réflexe incontrôlable, une pulsion !

 

Je ne suis pas née de la dernière pluie, je sais bien que parfois le silence est d’or et que cela préserve le mystère. Pour tout vous dire, fut un temps où j’étais même une grande timide incapable de bredouiller 3 mots sans rougir. Puis j’ai remarqué qu’avoir de la répartie pouvait améliorer ma vie sociale.

 

Ce n’est pas venu comme ça, ce fut un travail long et laborieux. Au début, même, je tombais toujours à plat, la honte absolue. J’étais la fille bizarre qui disait des trucs tordus. Et en affinant quelque peu mes observations, je suis devenue experte en « pan dans ta gueule ». Une vraie marque de fabrique. Forcément, on m’attend presque toujours là-dessus, la pression est grande sur mes frêles épaules (grassouillettes). Tu peux pas te planter ou même rester silencieuse, tu es sous surveillance. Quelle déprime est la mienne quand après une conversation, je réalise que je n’ai pas sorti la réplique parfaite (qui vient toujours après coup, mais après l’heure, c’est plus l’heure). Mais bon, on est la reine des remarques cyniques et sarcastiques ou pas.

 

Parfois, j’aimerais bien m’offrir des vacances de moi-même…ou lancer un one woman show, je ne sais plus vraiment.

 

Et vous la répartie, ça vous gagne ou ça vous gave ?

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