En route vers l’anorexie

11 avril 2011

3835380668_d105f68202.jpgOn ne s’emballe pas, je ne suis pas en train de faire l’apologie de l’anorexie ou de l’extrême maigreur (à moi seule, j’en suis la contrepub !). Seulement, avec la maladie et les bouffées de chaleur, je m’interroge.

 

J’aime manger, la nourriture c’est la vie et je sais savourer les bonnes choses. Et quand ça ne va pas, je savoure…beaucoup (il faut savoir se faire du bien). Vu tout ce que j’ai déjà raconté sur ce blog, vous pouvez conclure que j’ai beaucoup, beaucoup savouré ces derniers temps!

 

La bonne chose (si je puis dire) avec l’endométriose, c’est que la douleur empêche l’envie ! Franchement, qui aurait envie d’un bon cassoulet ou d’une raclette quand on ne peut même pas bouger le petit orteil sans pleurer de douleur ?

 

Bien sûr, il y a la morphine. C’est vrai, ça atténue (un peu) la douleur, mais ça ne rend pas l’appétit pour autant. Quand on est stone, manger ou vomir il faut choisir !

 

Depuis, vous le savez, je suis passé à la ménopause artificielle (temporaire, je le rappelle pour ceux qui ont peur). Miracle ! Je n’ai plus mal ! Ma seule crainte était même de grossir en retrouvant une vie normale (de plus, on pense souvent à la prise de poids quand on parle de ménopause). Mais…c’était sans compter sur les bouffées de chaleur !

Vous avez faim, vous, l’été ? Imaginez donc une séance de bronzage à midi, en plein soleil, au bord d’un volcan toujours actif ! L’idée même de déguster un sorbet menthe vous épuise ! Mon quotidien, c’est ça ! Surtout que, si c’était encore supportable en février/mars, les températures remontent actuellement ! Je suis comme une morue qui sale tranquillement sous le soleil d’avril…

 

Croyez-le ou non, il m’arrive même d’oublier de manger en ce moment. Parfois, je me contente de regarder des mets qui me faisaient saliver autrefois (comme une bonne plaquette de chocolat) et je tergiverse 2 heures pour savoir si j’y vais ou pas. Je ne vous cache pas qu’au bout de 2 heures la réponse est souvent « ou pas ».

 

Du coup, je maigris. Je sais que ce n’est pas forcément bon, mais je n’arrive pas à me forcer. Quand je demande à M.Pasd’Bol ce qu’il en pense, il me répond toujours « si tu n’as pas faim, ne force pas, ça ne sert à rien d’être malade ». Ce n’est pas faux, et cela nous fait de sacrées économies de courses ! Jeudi, je n’avais pas faim, j’ai quand même réussi à manger…un cachou ! C’est tout (il m’a fallu des heures pour le digérer).

 

En général, je mange un peu plus le week-end, histoire d’accompagner mon amoureux (et comme je ne culpabilise pas, je mange tout ce que je veux, y compris de la pizza très grasse)…mais voilà, il me faut toute la semaine pour m’en remettre ! En gros, on peut dire que je fais 3 à 4 repas par semaine.

 

Je ne me force pas, je ne fais pas ça pour maigrir (même si ça fait bien plaisir) et je me laisse vivre comme ça.

D’autant que ça sera pire après l’opération du fait de ma poche digestive (je ne pourrais RIEN manger, qu’on se le dise)

 

Je devrais m’inquiéter d’après-vous ?

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