Enfance…les vendredis intellos !

15 juillet 2011

bb_lit1.jpgAujourd’hui, je réponds à la superbe initiative de Mme Déjantée qui a décidé de lancer les vendredis intellos. Le principe ? Ecrire un article argumenté (ou non) sur un livre, un article ayant trait à l’éducation, l’enfance et les enfants.

 

Je vous vois venir…« Quel est le rapport avec Vogue MA Galère ? ». Sachez, chers amis, que les mamans chats sont admises !

 

 

 

 

 

Mais pour cette première édition, je ne vais pas vous parler de l’édication de mes minets (pas cette fois). Je vais vous parler d’un livre que j’avais beaucoup aimé étant plus jeune : Enfance de Nathalie Sarraute publié en 1983.

 

 

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Résumé de l’oeuvre : Il s’agit d’un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui la met en garde, souligne ses scrupules, ses interrogations, « quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager de cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs ouatées qui se défont et disparaissent dans l’espace ». On suit donc l’enfance de l’auteur, passée entre Paris, Ivanovo, Genève, Saint-Pétersbourg pour revenir à Paris. Les péripéties et les progressions du futur grand écrivain posent un style, une sonorité qui feront l’apanage de Nathalie Sarraute. Nathalie Sarraute y raconte, sous forme d’un dialogue avec elle-même, ses souvenirs d’enfance. Cette période est déchirée entre ses parents, divorcés, et entre la Russie et la France. N. Sarraute essaye d’être aussi sincère que possible, et cette oeuvre s’avère être une sorte d’introspection où elle s’interroge sur la véritable nature de sa mère, froide et distante, et qui finit par l’abandonner complètement à l’adolescence. Toutefois, elle explique qu’elle renoue ses liens avec sa mère vers la fin du livre.

 

Un livre très touchant, dans la pure tradition littéraire russe (ex : Enfance de Tolstoï), dans lequel une femme se retourne sur son passé et essaie d’y retrouver les sensations de son enfance pour les revivre une dernière fois.

 

Le dédoublement de l’auteur permet un rendu très vivant de cette autobiographie et permet surtout de lutter et de se moquer d’un défaut que nous avons tous : fantasmer ses souvenirs d’enfance, les exagérer et leur donner une coloration qu’ils n’avaient pas.

 

Néanmoins, cette introspection permet à l’auteur de mieux comprendre les événements passés et surtout les personnages principaux de sa vie – notamment sa mère – pour mieux réaliser l’adulte qu’elle est devenue. Car oui, l’enfance, que l’on s’en souvienne ou pas, est le socle sur lequel repose toute notre construction d’adulte. Les failles, les blessures, les petits bonheurs, sont autant d’éléments que nous aurons à intégrer un jour (et que notre psy aura à faire sortir).


Vous connaissez Enfance ? Avez-vous aimé ce livre ?

 

Promis, le prochain coup, je vous fais un article sur les chats !

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