Entretien d’embauche : l’épopée de l’enfer !

13 novembre 2012

epopee.jpgLa semaine dernière j’ai eu beaucoup de chance. Sérieusement ! C’était ma golden week. Le seul problème avec la chance c’est que ça marche un peu comme la chasse au kangourou par les aborigènes…mais côté kangourou. Tu bondis gaiement, tranquille, tu évites les obstacles, soudain tu vois passer un boomerang. Tu le vois te dépasser et tu rigoles doucement en te disant qu’il fallait être bien couillon pour penser t’avoir avec ce vieux bout de bois…et vlam, dans ta face ! Le plus important n’est donc pas qui tient le boomerang mais qui se le prend en pleine poire.

 

Bon, je me plains, mais comme d’habitude il y a pire que soi (et il ne faut pas oublier les plus nécessiteux surtout qu’il fait frisquet), je vous invite à signer la pétition lancée par les Restos du Coeur alliés à d’autres associations en allant sur le lien inséré. On ne sait jamais, si ma chance continue à ce rythme, c’est bientôt chez eux que j’irai faire mon marché (adieu Monop mon amour).

 

Bref, j’en reviens à moi, la semaine dernière, c’était miraculeux. Et j’ai décroché un entretien d’embauche ! Celui par téléphone s’étant bien passé, rendez-vous a donc été pris aujourd’hui. Nouvelle semaine, nouveau karma…

 

6h30 : Mon réveil sonne. Je suis sûre qu’il s’agit d’une erreur, il n’est certainement pas 6h30.

 

6h35 : William Leymergie m’annonce qu’il n’y a pas d’erreur et que ça ne sert à rien de me recoucher.

 

6h36 : Je nourris les chats et je retourne comater devant Télématin.

 

6h40 : Je décide de prendre mon petit déj…Tiens un verre d’eau ! Miam.

 

6h41 : Je me bats avec Winston pour lui faire avaler ses médocs.

 

7h : C’est fait ! Je saigne. J’ai mal.

 

7h01 : Il est temps de se laver et de se préparer.

 

7h22 : Se mettre le mascara dans l’oeil, ça réveille mais c’est douloureux.

 

7h25 : Je vérifie une dernière fois mon itinéraire et les horaires des trains. Objectif : être pile à 9h30 pour mon entretien.

 

7h50 : Je pars et je me dirige vers le métro…je suis peut-être un peu short niveau timing.

 

8h01 : J’arrive à la station, j’ai tout mon temps !

 

8h0211 : J’arrive sur le quai…alors soit j’ai traversé une faille spatio-temporelle, soit l’écran RATP de la station déconne. D’après l’horloge parlante, il déconne. Je suis à la bourre !

 

8h19 : Plus que deux stations pour prendre mon train qui part…à 8h20. Quelque chose me dit que c’est mort ! Je mets en place l’option B (je suis une fille pleine de ressources) et je retourne sur mes pas pour prendre le tramway. Positive attitude à mort !

 

8h25 : Je regarde partir le tramway, mais je reste optimiste, il y en aura vite un autre !

 

8h26 : Je réalise que j’attends le mauvais tramway…

 

8h30 : On y croit, je suis enfin sur le bon quai du bon tramway, je peux encore arriver à temps pour attraper le RER.

 

8h38 : Je vois le RER. C’est beau un RER qui s’éloigne !

 

8h40 : La voix de la gentille madame annonce des perturbations sur le RER.

 

8h45 : Je passe un coup de fil sur le portable de la RH pour annoncer mon retard.

 

8h46 : Je me refais mon argumentaire dans la tête : quand, comment, pourquoi.

 

8h47 : C’est quoi déjà comme boite ?

 

9h01 : Le train arrive. J’ai juste envie de rentrer chez moi me coucher.

 

9h30 : J’arrive en rase campagne, je dois trouver le bus, je suis les flèches. Bon, problème, je ne vois que des indications pour le bus 580 alors que je cherche le 354. Je devrais déjà être
en entretien, ma motivation s’est fait la malle.

 

9h32 : Une flèche ça y est !!! Je vais trouver le bus, youhou !

 

9h33 : Je tombe sur une place déserte et un panneau indicatif qui me dirige vers… le bus 580. Je suis prête à mordre !

 

9h40 : A force de tourner en rond et de demander aux gens, je trouve le bus 354 !

 

9h41 : Le chauffeur m’explique que je me suis trompée de sens.

 

9h45 : Je trouve le bon bus dans le bon sens. Problème, il n’y a aucune indication à l’intérieur. Le chauffeur me dit que je n’ai qu’à guetter les arrêts par la fenêtre. Il a de la chance, c’est la journée de la gentillesse, je me retiens de lui arracher la tête.

 

9h50 : J’ai déjà vu passer deux arrêts à toute vitesse, il n’y avait pas de nom dessus, je retourne voir le chauffeur.

 

9h55 : Je rappelle la RH pour lui annoncer que je ne suis pas loin. Oui, je mens.

 

10h : J’arrive !!! Petit hic, c’est en pleine forêt, j’ignore où se trouve la boite.

 

10h01 : J’appelle M. Pasd’Bol pour qu’il me guide.

 

10h02 : M. Pasd’Bol m’a perdue…

 

10h02 : C’était le bon jour pour mettre des talons aiguilles.

 

10h03 : Un gentil monsieur croise mon chemin et accepte de me guider. Je me dis qu’au pire si c’est un serial killer, mon calvaire prendra bientôt fin.

 

10h08 : J’arrive à l’accueil saine et sauve.

 

10h08 : Le mec de l’accueil se fout de moi car je suis en retard. Positive attitude : si j’explose il y passe avec moi !

 

10h10 : Début de l’entretien, mon cerveau est mort, seul mon estomac est vivant et expressif.

 

11h : Fin de l’entretien. Je venais pourquoi déjà ? Trou noir…

 

11h10 : J’arrive à l’arrêt du bus. Le prochain est à 13h47 ! VDM

 

11h11 : M.Pasd’Bol me suggère de faire du stop. Ma maman m’ayant déconseillé de parler aux inconnus, je décide de refaire le trajet en espérant arriver à la gare…un jour.

 

11h15 : C’était le bon jour pour mettre des talons aiguilles.

 

11h16 : C’est joli la forêt.

 

11h25 : Je me vois déjà transformer ma doudoune en tente, chasser les écureuils, manger des baies, me laver avec l’eau de pluie.

 

11h30 : J’approche de l’autoroute. D’un côté la forêt, de l’autre une des pires cités d’Ile de France.

 

11h31 : Je pense avec compassion à tous ces jeunes qui crament des voitures. En fait, c’est un cri de désespoir pour alerter le public sur le manque de transport en commun dans leur bled paumé.

 

11h32 : J’ai bien envie d’aller cramer des voitures pour qu’on m’envoie au plus vite un bus. Je remarque un groupe de jeunes… Et si j’allais me la jouer « High five Bro » un briquet à la main en signe de solidarité ?

 

11h33 : C’était le bon jour pour mettre des talons aiguilles.

 

11h34 : Je vois un arrêt de bus. Je regarderais bien s’il va à la gare (et quand), mais il y a un tournage devant le panneau. Un reportage sur la colère des jeunes en manque de bus qui sont obligés de cramer des voitures j’imagine.

 

11h35 : On me balance un micro sous le nez en me demandant ce que je pense des transports en commun dans le secteur.

 

11h36 : Je sors un briquet en faisant « wesh wesh ». Je fais peur à la nana qui tient le micro, elle cherche du regard un bus qui lui permettrais de s’enfuir.

 

11h37 : Un bus, un bus !!! Je ferais bien la danse de la victoire mais j’ai des talons aiguilles.

 

12h09 : J’arrive à la gare. Je cherche une machine pour acheter un billet.

 

12h11 : Après avoir tourné en rond, je sors et tombe sur une place déserte et un panneau indicatif qui me dirige vers le bus 580. Je me dis que c’est le destin et envisage de le prendre une bonne fois pour toutes.

 

12h12 : Je vois une machine, achète mon billet et retourne dans la gare.

 

12h13 : Je regarde le RER partir…sans moi. Le prochain est à 13h.

 

12h18 : Miracle, il existe un train de banlieue !

 

12h20 : Je suis dans le train !!

 

12h21 : Délirante et fiévreuse, je textote des blagues à M.Pasd’Bol.

 

13h : Je me vautre dans l’escalier. C’était le bon jour pour porter des talons aiguilles.

 

13h11 : J’arrive chez moi, je me jette sous la couette…

 

Et alors cet entretien me direz-vous ? Aucune idée. Ce que je sais c’est que j’aurai une réponse en fin de semaine ou début de semaine prochaine. Reste à savoir combien de fois le boomerang peut encore frapper cette semaine.

 

Sinon, je pensais jouer ce soir à l’Euromillion…

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