Et la tendresse bordel ?

9 mai 2011

tendresse-chien_poussin.jpgVoici une histoire qui commence comme une galère mais se termine en vraie et belle rencontre.

 

J’avais rendez-vous pour un entretien d’embauche. Il faisait beau au départ, j’étais donc légèrement vêtue (enfin pas trop légèrement, mais j’avais laissé la doudoune dirons-nous).

 

Premier problème, j’ai deux métros à prendre…le croiriez-vous si je vous dis que les 2 ont eu des incidents techniques ? Ca commençait bien, j’étais déjà en retard (et je n’y étais pour rien). L’angoisse montait…

 

Je sors du métro…oublié le soleil et le beau temps, il tombe des cordes ! Je me retrouve en pleines giboulées de mars ! Il pleut tellement que j’ai dû mal à distinguer ce qui m’entoure (allez chercher une adresse comme ça, vous m’en direz des nouvelles).

 

Enfin, j’arrive. Je me suis transformée en cousine du Cousin Machin, version aquatique. Le Blob, c’est moi ! Ce n’est plus de l’angoisse à ce niveau là, c’est de la panique. Je voulais ce job, mais autant dire que je n’y croyais plus, j’étais en retard, je ne ressemblais à rien, j’inondais leurs locaux…j’avais tout bon (ou pas).

 

Pourtant, il s’est passé quelque chose d’exceptionnel. Un petit peu de magie. C’était grâce à ELLE !

 

A l’accueil, j’annonce à la standartiste l’objet de ma venue. Je bloque un peu car cette fille, toute douce est vraiment très jolie et surtout souriante. Vous savez, le genre de sourire qui vous fait du bien et vous réconforte ! Qui vous encourage !

 

C’est là qu’elle me dit d’un air très compréhensif « Ce n’est pas très grave pour le retard, je vais attendre quelques minutes avant de les prevenir. Voici quelques mouchoirs, vous avez des toilettes avec un miroir derrière cette porte. Je vous laisse vous remettre de l’averse et vous sécher un peu pour que vous soyez en état de faire l’entretien ». J’étais confondue par tant de gentillesse. Combien de personnes m’auraient laissée dans mon état lamentable sans se soucier de l’enjeu ? Ca n’a l’air de rien, on peut trouver cette attitude très normale, et pourtant, j’étais touchée par ce petit geste d’humanité qu’on ne rencontre pas souvent lors des entretiens.

 

Quand je suis revenue de ma toilette, elle a prévenu les recruteurs puis elle m’a souhaité bonne chance. Rien que pour ça, j’ai eu envie de travailler là, juste pour revoir cette fille si sympathique.

 

Quelques semaines plus tard, j’ai obtenu un deuxième entretien, elle se souvenait de moi. On a plaisanté comme deux copines, là j’ai su que ma place était là.

 

C’était il y a un an, et, effectivement, j’ai eu le job (un remplacement de congé maternité). L’ambiance n’était pas géniale, le travail intéressant mais pas exceptionnel, il fallait se méfier de beaucoup de monde…mais ça valait le coup. Non seulement j’ai gagné quelques mois de salaire et d’expérience, mais j’ai gagné une amie.

 

Ce n’est qu’une standartiste (plus diplômée que la plupart des gens au service de qui elle travaille, vu qu’elle est infirmière de base) et, en tant que telle, au bas de l’échelle de la boite ou de toute considération. Pour moi c’est une grande, qui vaut mieux que sa boite.

 

C’est idiot, mais aujourd’hui, maintenant que la maladie la frappe, maladie à côté de laquelle la mienne fait pâle figure, maintenant qu’elle doit subir un surcroît de stress et l’incompréhension totale de ses employeurs, j’ai vraiment envie de lui rendre hommage. Tant de gentillesse, ça devrait être normal, et pourtant, elle est unique !

 

Et vous ? Quelles sont vos belles rencontres ?

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