Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny…

24 mai 2012

autant-en-emporte-le-vent-enfin-dans-les-cinemas-francaisgo…moi j’aime l’amour qui fait boum ! (bien sûr je fais ici référence à un classique de la chanson française et non à la rupture entre Johnny et Optic 2000, que les choses soient claires).

 

Un truc m’a frappée ce matin (et c’est le cas de le dire), on a tous un côté maso en amour. Tous, enfin surtout toutes !

 

C’est vrai ça, toutes les nanas encaissent un max de trucs de leur amoureux, même si l’histoire est bidon, avec l’espoir que les choses changeront, que l’avenir sera radieux avec les zoziaux qui chantent et le soleil qui brille, que c’est un mauvais moment à passer mais que le bonheur éternel est au bout du chemin, tralalala… Ca peut aller du petit machin pénible et agaçant (comme le mec qui oubliera toujours ton anniversaire, ça te fait mal mais tu l’aimeuh…et l’année prochaine, peut-être) aux actes carrément graves et glauques (le partouzeur ou l’alcoolo qui te file des gnons).

 

On a toutes vécu ça (enfin pas l’alcoolo qui donne des gnons j’espère), ces petites douleurs, ces gros chagrins, ces peines et autres souffrances qu’on a mises dans un coin de notre tête le temps de s’obstiner dans cette histoire qui, sur le moment, en valait la peine (ou pas). Pire, on en a souvent redemandé. Maso donc…Et pour la plupart, on a même remis ça avec le suivant.

 

Est-ve que ça signifie que nous aimons avoir mal ? Que c’est une façon de se sentir vivante ou de mettre un peu de passion dans une relation qui serait assez fade (avec un boulet, on le rappelle) ? Et personne n’est à l’abri ! Je prends mon cas (le seul que j’aime) et je vois que j’ai souvent accepté des trucs inacceptables avec M. Pasd’Bol. Pourtant je n’ai pas un caractère à la concession et je suis extrêmement fière (d’un autre côté, un divorce, ça vous détraque l’ego). Et à chaque fois, je suis passée au dessus et j’ai continué… Ou comment tendre le bâton (en l’occurrence le pénis) pour se faire battre.

 

Mais le pire est à venir. Ok, nous sommes maso en couple (et bien souvent plus le couple est nase, plus notre propension au masochisme augmente, au grand désespoir de nos proches). Mais nous continuons aussi à nous faire du mal quand la liberté (la libération plutôt dans ce cas là) arrive !

 

Sérieusement, quelle célibataire n’a pas cherché à garder un infime contact avec son boulet ? Ou qui n’a jamais cherché, par des moyens détournés, à avoir des infos sur sa nouvelle vie, ou même essayé de choper ses codes de messagerie ?

 

Je ne dis pas que c’est la majorité, mais ça nous a toutes et tous traversé l’esprit à un moment ou à un autre. Une curiosité malsaine nous envahit, nous obsède et soit on arrive à la surmonter (dans la douleur), soit on cède…et là, gare aux dégâts. Dans 100% des cas, ça fait plus de mal que de bien (et nous transforme souvent en loque).

 

Alors pourquoi le fait-on ? Peut-être parce qu’on doit aimer ça quelque part ! Ou qu’il faut une excuse pour aller pleurer dans son pot de glace ou exploser son régime.

 

Personnellement, j’ai essayé de prévenir la catastrophe. J’ai coupé les ponts, demandé qu’il change tous ses mots de passe, viré ses potes de Facebook, pense à autre chose… Mais je ne suis pas hors de danger. Surtout depuis qu’il m’a explosé mon coupage de pont pour son seul bien-être. Avant, j’allais bien dans ma tête, mais ça c’était avant (merci Krys pour ton slogan réutilisable à l’envi).

 

Pourtant, ça pourrait être simple, j’y pensais plus et j’allais bien…seulement voilà, maintenant je ne pense qu’à ça. Il suffirait donc de ne plus y penser…Rha là là, mais c’est sans compter sur mon masochisme naturel ma p’tite dame ! Du coup, mon cerveau est bloqué sur « 3615 Frappe Fort », à croire qu’il a une volonté soudaine d’autodestruction (l’implosion et la torture mentale sont mes amies).

 

Le comble du masochisme amoureux quand tu n’aimes même plus, c’est pas tant l’absence de l’autre (dont en fait tu te fiches pas mal, ça reste un boulet)

 

…C’est le fait de te faire mal toute seule pour rien !

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