Gifts for memories

24 décembre 2013

noel cadeauCe qui serait une super idée de titre pour une chanson convenez-en. Pas dit que ça soit un succès si je me mets à chanter…

Mais voilà, le réveillon de Noël est proche, le temps des cadeaux approche. Ce qui, en général, me met en joie, même si je suis majoritairement la seule personne à me faire des présents, mais, du moins, je sais ce qui me plaît ! Mais ce que vous ignorez sans doute, c’est que j’aime autant offrir que recevoir (bon, c’est un peu loupé pour ce soir mais il reste les anniversaires).

Rien n’est plus beau que de réussir à trouver à l’autre le cadeau qui lui fera vraiment plaisir ou lui sera utile. Ou même un truc qui le fera sourire. Évidemment, quand j’ai des sous, j’y mets le paquet (M.Pasd’Bol et MEX ont eu des Noël assez exceptionnels et ont toujours été bluffés…moi beaucoup moins), mais ce n’est pas toujours le cas (pour l’argent ou pour mettre le paquet). On dit que c’est l’intention qui compte, souvent après être déçu de son présent, néanmoins, l’intention fait tout. Une babiole bien pensée à deux sous peut apporter parfois plus de bonheur à quelqu’un qu’un truc hors de prix pour peu que cela soit offert sincèrement avec le cœur.

Bizarrement, c’est une sorte d’obsession depuis que je suis petite. Je sais bien qu’à première vue je semble dure, sèche et volontiers sarcastique, mais cela reste une réalité, j’adore faire plaisir. J’aime voir un sourire radieux sur le visage des gens que j’aime, ou me contente d’apprécier, d’apporter une joie soudaine, leur révéler que je pense vraiment à eux. Ainsi, quand je répète à longueur d’articles qu’il ne faut pas toujours se fier aux paroles des gens mais à leurs actes, c’est à ça que je pense. Mes actes en disent souvent plus long que mes propos. Je suis assez nulle pour révéler mes sentiments ou mes émotions (sauf quand je suis vraiment en confiance et que je connais bien les personnes, là je n’hésite pas et je dis les choses telles qu’elles sont, voire j’apprécie beaucoup de le faire), alors mes actes ou mes cadeaux sont ma façon à moi de me dévoiler pudiquement. Oui, même un truc aussi débile que de proposer voir un film à quelqu’un quand je m’inquiète pour lui est un geste fort de ma part, tant je n’ose m’imposer aux autres (j’ai toujours peur de déranger). Ou d’essayer d’apporter le conseil ou le petit mot qui va bien histoire de marquer mon soutien, ou même d’envoyer un texto pour dire « coucou » (ce que je fais rarement) qui ne signifie jamais « J’existe, rappelle-toi de moi » mais bien « Je pense à toi car à mes yeux tu comptes beaucoup ». Je ne suis pas douée avec les gens, je fais comme je peux, donc les actes sont souvent une preuve de ce que je ne dis pas, une forme de cadeau en somme car je donne un peu de moi au passage alors que je suis plus réservée qu’on ne le pense en général.

Mais revenons aux cadeaux. Petite déjà, je n’avais pas d’argent de poche (mon père, ce rapiat) et pas forcément un goût très sûr. Pourtant, j’économisais tous mes anniversaires et mes Noël dans un but bien précis. Par avarice ? Non, malgré un côté écureuil bien marqué. Pour me faire plaisir, m’offrir un tas de bonbons ou de jouets ? Non plus, j’étais assez gâtée, privée de rien et je ne trouvais pas que j’étais un motif suffisant pour claquer du bon argent durement économisé. La vérité est tout autre, c’était bien souvent pour la fête des mères (un peu celle des pères aussi). Pas Noël bien sûr, je croyais dur comme fer au gros bonhomme en rouge jusqu’à mes 9 ans (et j’y crois encore). Mais la fête des mères c’était sacré. J’y pensais des mois à l’avance : combien j’avais dans ma tirelire, ce que je pouvais acheter avec ça et quoi offrir pour faire réellement plaisir. Parfois, j’étais à côté de la plaque, comme offrir une poupée en porcelaine parce que j’avais entendu ma mère dire qu’elle aimait ça sans songer que c’était un attrape poussière, un vase que je trouvais très beau mais bien trop fragile, des babioles pas toujours jolies…Mais l’intention était telle qu’elle se ressentait. Une fois, n’ayant rien eu à économiser, je me suis contenté de prendre une feuille de papier, de la couper en bandes et de les coller pour former un cœur. Ça fait un peu cadeau de la lose vu comme ça et c’est vrai, mais je n’oublierai jamais le sourire de Maman Pasd’Bol qui avait compris tout ce qu’il y avait derrière.

Maintenant je suis une grande fille (mais jeune, si jeune) fauchée, mais l’envie de faire plaisir à qui j’offre est toujours là. Bien sûr, je ne suis pas toujours inspirée. Il arrive aussi que j’offre un présent par convenance car je connais peu la personne ou que je l’apprécie moyennement. Mais, bien souvent, je me retrouve dans la position de l’enfant que j’étais, c’est à dire : combien j’ai, qu’est-ce que je peux acheter avec ça et qu’est-ce qui ferait plaisir pour de vrai. Et parfois, un cadeau réussi, c’est juste de donner un peu de son âme et de son affection. Quand je suis vraiment incapable d’offrir quoi que ce soit (ce qui m’arrive trop souvent), j’aime également partager un peu de mon cœur par quelques mots qui n’ont l’air de rien mais qui disent beaucoup (car, oui, pour moi des paroles sincères sont des actes en soi).

Noël sera toujours pour moi un jour de rêves et de magie. Non parce qu’il nous faut y croire à grand renforts marketing de bienpensance, que l’on doit se plier à des rituels sociétaux convenus, ou que c’est comme ça tout simplement. Mais parce que je crois profondément que c’est à chacun de se créer sa propre magie et de la partager autour de soi. Ce n’est pas parce que la vie n’est pas belle qui ne faut pas essayer de la rendre belle quels que soient les moyens. Et quoi de plus beau que le sourire des gens qu’on aime ? Noël est probablement le seul jour de l’année où j’ose me montrer à 100% sous mon vrai jour. Évidemment, ces dernières années, seuls mes chats ont pu en profiter, et ce soir encore. Qu’importe car je souris quand même, je sais que je vais m’offrir un jour magique, rien que pour moi, et qu’un jour je partagerai ce sentiment de joie et de plénitude avec d’autres. Une sourire d’anticipation dirons-nous. Et puis, n’est-ce pas le jour parfait pour croire en ses rêves et penser aux autres avec amour et tendresse ?

Mais avant de retourner à la cuisine (j’ai des clémentines à confire et des tomates cerises à caraméliser) ou d’espérer que vous serez très gâtés,

je vous souhaite à tous un merveilleux réveillon 2013 ! HO HO HO !

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