Heureusement, y a du vent !

2 mai 2012

quixote_molinos.jpgEt le vent c’est chouette, ça fait avancer un navire à voiles (et les galères) mais aussi tourner les moulins. C’est joli un moulin…

 

D’où vient ma soudaine passion ? Simple, mon blog continue encore et toujours de bien porter son nom  (ce qui prouve à quel point je suis douée pour les noms et les titres). Sauf que là, je vire galérienne tendance Don Quichotte (que j’ai lu il y a fort longtemps…faudrait que je lise Rabelais un jour, tiens).

 

Bref, je ne vais pas m’étaler outre mesure (ou alors littéralement), mais la poisse is back. Et comme d’habitude, le retour de boomerang est violent. Néanmoins, ça ne m’empêche pas de ramer très fort (va faire avancer une galère avec seulement deux petits bras musclés et 8 paires de papattes poilues) à contre courrant.

 

Même utopique, je lutte, quitte à brasser de l’air et à combattre des chimères.

 

Et c’est là le débat du jour (vous croyiez vraiment que j’allais vous laisser tranquilles ? Faut bosser ici, aux rames, moussaillons !). Lorsqu’une cause semble perdue d’avance y a t-il plus de mérite à se battre envers et contre tout, ou ne vaut-il pas mieux, réaliste, tourner les talons (enfin ses palmes) et réserver ses forces à une nouvelle cause ?

 

Un peu comme un couple…à quel moment doit-on estimer que c’est foutu, que ça sent pour de bon le sapin et qu’il faut arrêter de porter le bébé moribond à bout de bras (j’aime les images glauques) dans l’espoir ténu que « peut-être que, et si » ? Ou qu’il est temps de draguer le plombier ?

 

J’avoue, j’ai toujours tendance à aller jusqu’au bout des choses. Plus qu’un principe, c’est un réflexe. De même que je suis habituée à mener des batailles sur plusieurs fronts en même temps (j’ai 800 articles pour le prouver et beaucoup de fatigue qui en atteste). Mais est-ce une bonne chose, ce n’est pas sûr. Il n’empêche, on a tous parfois besoin de se raccrocher à quelque chose parce qu’on ne peut croire que c’est vraiment la fin et que l’espoir n’est qu’un mot vide de sens.

 

Vide ou pas, je sors les rames et essaye d’avancer quand même, parce que c’est comme ça, et si j’ai de la chance, je pourrais peut-être admirer un paysage plein de moulins (y a pas si longtemps je voulais partir vivre aux Pays-Bas…c’est peut-être un signe hein ).

 

L’espoir fait vivre, c’est vrai…mais qu’est-ce que c’est anxiogène !

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