Histoire de saison !

8 novembre 2011

garfield.jpgC’est novembre, il fait froid, il fait gris et on a tous le nez coule. Ca craint ! Le pire, c’est qu’on sait tous que, désormais, on n’est plus à l’abri tous les microbes et autres virus qui traînent. C’est presque une guerre qui est déclarée et l’on est tous sûrs de perdre.

 

En dehors de l’endométriose, j’ai souvent été malade : rhume, sinusite, angine…bref, le lot de tout le monde. Mais s’il y a bien une maladie que j’ai très peu eu, c’est la grippe. De mémoire, je ne l’ai eu que deux fois (donc une gripounette éclair).

 

De fait, ma première grippe remonte à…2005 ! Vous dire si ça m’a marquée. Pourquoi j’en parle ? C’est qu’à l’approche de l’hiver, je me dis qu’une petite galère de derrière les fagots ne vous fera pas de mal.

 

Nous sommes en 2005 et je travaille en agence (ô joie). D’ailleurs, j’y suis depuis peu et c’est toujours ma période d’essai. Je commence à peine à m’intégrer, à savoir qui est qui, à prendre en main mes budgets…et je commence à avoir un peu plus de responsabilités vis à vis des clients. Bon, je ne vivais pas au pays des Bisounours, l’agence était loin d’être rose mais au moins je travaillais et de ça j’étais très heureuse.

 

A peine arrivée, on commence à me donner des tâches à faire en vue de préparer ma première réunion client qui aura lieu deux jours après. C’est une grosse réunion, je suis très anxieuse et je n’ai pas intérêt à me louper. Surtout que mon renouvellement de contrat est en jeu (on ne rigolait pas à l’agence).

 

Tout va bien, je suis en forme, quand à dix heure, mon nez se met à couler sans arrêter…normal, il fait super froid. Puis j’éternue. Un peu, beaucoup…non stop. Je pense à la poussière. Ca va bien passer, après tout, j’étais en pleine forme 5mn plus tôt. C’est quand j’ai vidé mon paquet de mouchoirs que j’ai eu un gros doute sur l’état éphémère du microbe.

 

La certitude est venue quand j’ai commencé à trembler de tous mes membres ! Et que j’ai eu le frond tout chaud. Croyez-le ou non, j’étais en panique ! Je n’avais jamais été dans cet état ! Et je me mouchais, éternuais…sans discontinuer. Seulement, voilà, j’avais un max de boulot et peu de compassion de la part de mon responsable.

 

Une collègue qui s’inquiétait, m’a demandée si ce n’était pas la grippe…je n’avais jamais eu la grippe, comment le saurais-je ? Pour moi, c’était une grosse crève soudaine qui allait me pourrir ma réunion si elle ne partait pas d’ici deux jours. Mon responsable m’ayant d’ailleurs fait quelques allusions à ce sujet.

 

C’est l’heure de manger, je reste au bureau avec d’autres collègues. L’une d’elle me demande ce que j’ai, je lui réponds que je n’en sais rien. Mon autre collègue (la sympa), affirme que j’ai sans doute la grippe.

 

Vous voulez savoir comment gâcher votre repas entre deux mouchoirs ? Faites-vous insulter par une attachée de presse pétasse (ok…pléonasme) ! Apparemment, venir travailler avec la grippe fait de vous une garce irresponsable et égoïste…peu importe si vous vous êtes levée en pleine forme, que vous ne savez pas ce que vous avez et que vous êtes en période d’essai. D’ailleurs, rien ne sert de s’expliquer, j’ai essayé, en plus de garce, j’ai fini avec l’étiquette pov’fille ! Je ne savais pas ce que j’avais, mais j’avais bien envie qu’elle l’attrape…juste comme ça, pour rire…en fait j’ai même souhaité avoir ébola, vous dire si j’étais de bonne humeur.

 

J’ai quand même pris sur moi, fait mon travail comme j’ai pu (ma tête a failli exploser, mais bon, mon responsable avait son bureau collé au mien…et peu de compassion comme je l’ai dit plus haut). Fin de journée, je fonce chez le docteur à côté de la boite…le verdict tombe : grippe et otite (j’aime bien cumuler). Au moins, j’étais soulagée de savoir mais surtout…d’avoir craché mes miasmes contagieux dans toute l’agence !!! Ca, ça m’a fait plaisir. D’ailleurs, j’y suis retournée illico pour poser mon arrêt maladie et j’en ai profité pour éternuer dans tous les coins (et laisser traîner mes mains sales).

 

Bon…mon responsable n’a pas apprécié et m’a laissé entendre que rater ma réunion allait me coûter cher. De fait, il m’a laissé entendre que j’étais sur le fil jusqu’à mon passage en CDI…8 mois plus tard !

 

Mais c’était une sacrée grippe car j’ai été arrêtée 15 jours. C’était vraiment une grosse, grosse grippe. Malheureusement pour moi, personne ne l’a attrapé au bureau…pire, mes 15 jours d’arrêt se sont vite transformé en 10 jours car, sous la pression, j’ai été obligée de retourner bosser, malade ou pas malade. Evidemment, je n’avais pas idée qu’on me ferait ça aussi pour mes RTT (officiellement posées, mais au boulot quand même), mes 35h ou mes congés.

 

Moralité : si tu veux juger ta boite à sa juste valeur, avoir une maladie toxique, ça aide !

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