Hôpital : 1 – Pasd’Bol : 0

12 août 2011

Jesus-Christ_clip_image001.jpgRetour à l’hôpital ce jour pour vérifier ma plaie et mes douleurs bizarres.

 

Déjà, nous sommes tombés d’accord, mes douleurs ne sont pas normales. Je devrais pouvoir me lever, tousser, éternuer, me moucher et rire sans que cela me donne envie de cogner mon poing sur le mur d’à côté.

 

Néanmoins, le chirurgien a changé d’idée par rapport à sa menace de me faire un scanner la dernière fois. La conclusion est donc édifiante : sans doute de la « matière » reste coincée dans l’intestin (elle est venue se coincer quand ? J’avais pas mal avant moi ?). La solution ? Des médocs pour calmer la douleur et beaucoup de marche. Je dois donc me bouger pour que la fameuse « matière » retombe et me masser l’intestin. Moi, je veux bien, mais justement, la douleur m’empêche de trop marcher ! Ca va être rigolo le matin dans le parc.

 

Mais restons positifs, au moins, mon gras des fesses va se bouger et, qui sait, disparaître. Même les tortues n’ont pas de culotte de cheval !! (enfin je crois, en plus elles marchent à 4 pattes. Hey, et si je marchais à 4 pattes avec un poids sur le dos !)

 

Autre constatation, non il n’est pas normal de pleurer de douleur quand on me nettoie la plaie. C’est ballot, ça fait bien deux semaines que ça a commencé, si j’avais su. Après examen…rien. C’est vraiment bizarre. Mais il reste la possibilité d’un « chemin fantôme » qui se serait créé avec une cicatrisation trop rapide. Kézaco ? (oui je sais, je n’ai pas compris non plus au début). En fait, il reste dans le domaine du possible que ma plaie se soit refermée trop vite sur un trou qui reste non comblé sous la peau. Et ça ferait mal. Mais on ne peut pas vérifier. Il ne manquait plus que ça…

 

Mais la grande nouvelle du jour c’est la découverte de mon super pouvoir. J’aurais pu être Midas et transformer en or tout ce que je touche. J’aurais pu être invisible ou lire dans les pensées. Non…moi je créé du Pyocyanique ! C’est pas génial ?

 

Depuis deux semaines il avait disparu, il était mort. Vrai de vrai, je l’ai vu de mes yeux. Aujourd’hui, j’ai assisté en direct à sa résurection spontané. Comme Saint Thomas, j’étais sceptique. Mais je l’ai vu en action et je l’ai senti. Promis, il est bien vivant.

 

Mais je ne suis pas venue pour rien, j’ai même appris que l’Advil empêchait la cicatrisation et que je devais repasser à un soin à domicile par jour. Dommage que mon infirmière adorée soit partie en vacances, il ne reste que celle qui faisait mal AVANT que ça fasse mal.

 

Mais au final, je crois que j’ai compris la cause de mon long calvaire ! J’approche de la fin de mes 33 ans, comme le Christ (malgré une certaine erreur de calendrier, on va s’y tenir). Mon corps oscille entre le fantôme et le ressuscité. C’est ça le prix à payer pour être la Déesse de l’Internet !


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