Il est dur mon Popaul !

11 octobre 2012

Popaul-emploi.jpgOuais, je me lâche sur les titres. Il faut dire que j’ai peu dormi… Là, Lecteur, tu fais le lien avec le titre racoleur et tu t’imagines une nuit torride à réécrire le Kamasutra. Tu risques d’être déçu, j’ai plus compté de moutons que de cochons en rut. De fait, couchée (seule) à 00h30, la seule position un peu fun que j’ai dû faire est le poirier histoire de voir si le sommeil pouvait me gagner d’une façon ou d’une autre. A 3h30, la réponse fut toute trouvée et pas vraiment positive. Du coup j’ai lu jusqu’à 4h50. Là j’ai dormi jusqu’à 8h, heure à laquelle mes chats m’ont manifesté leur mécontentement. Ben oui quoi, comment un humain ose dormir alors que c’est l’heure de la gamelle ? Je suis une maîtresse indigne… Bon, je me suis recouchée hein…jusqu’à 9h. Des chats qui sautent sur ta tête c’est pas l’idéal pour partir au pays des rêves.

Bref, depuis ce matin, j’ai des yeux de bulot mort. Ok, je ne suis pas sûre que les bulots aient des yeux, mais je suis persuadée que s’ils en avaient, ça ressemblerait à ce que je vois dans le miroir. J’aurais bien fait une sieste mais je pense que je dois envoyer une onde « Hey les gars, faut que je dorme je suis KO, faites péter les textos ! ».

Quel rapport avec Popaul allez-vous me dire ? Simple, hier j’ai fait un tour chez Pôle Emploi (Pôle = Paul = Popaul, ayez c’est clair ?). Pourquoi m’infliger ça un mercredi ? Parce que j’ai réalisé qu’il y avait eu une erreur sur le versement de mes allocations. En fait, je n’ai rien touché (les seules erreurs de sous que j’aime ce sont celles de la banque en ma faveur mais je crois que ça n’existe qu’au Monopoly…Paul se trompe rarement dans ce sens).

Me voici donc munie de papiers et tout sourire chez Pôle Emploi Cadres (ben oui, je suis cadre). Je fais la queue, je peste un peu (c’est long) et j’arrive enfin au guichet. La dame assez fatiguée et excédée se fiche pas mal de mon air souriant et m’explique que, non, elle ne fera rien pour moi car je ne suis pas chez P.E Cadres, que je suis référencée dans l’autre agence (celle des prolos donc…rhoo mais non je déconne) et que je n’ai qu’à aller là-bas. Ce qui m’angoisse un peu car c’est la même agence où je suis fichée « ennemi public N°1 ». Bon, j’insiste un peu quand même (en restant calme) car 1) j’étais cadre lors de mon dernier emploi, 2) J’étais inscrite dans CE Paul en juillet, y a pas de raison que ça ait changé pour la réouverture de mes droits. Mais la dame est intraitable, pour elle je ne suis pas digne du lieu, je n’ai pas montré patte blanche (ou col blanc) d’après son ordinateur.

Je m’en vais donc à l’autre agence après 45mn perdues. Ce qui est sympa quand on arrive chez Popaul, le normal hein, celui qui sent le saucisson et la sardine pas celui d’où je venais de me faire jeter (il faut que j’arrête le parfum à la barbapapa, je sens que ça me décrédibilise), c’est la longueur de la queue (note mon super jeu de mot graveleux : mon Popaul a une grande queue. je sais, je suis très classe quand j’ai pas dormi). Aaah c’est sûr que c’est des petits joueurs chez les cadres ! Là c’est de la queue de compète ! Je me programme donc une heure d’attente facile, avec la joie de me dire que je ne suis même pas censée dépendre de ce lieu.

Une personne me demande le motif de ma visite, j’explique, elle m’oriente sur la bonne file, j’attends. 20mn plus tard, sa collègue à côté (qui m’a donc entendu répondre), et qui vient de se faire insulter par le mec de derrière, se tourne vers moi. Pourquoi moi, je ne sais pas, je dois avoir une tête qui donne envie de se défouler. « Vous ! Vous avez une question sur l’indemnisation ? » me sort-elle tout à trac un peu agressivement. « Euuuh, en quelque sorte » que je lui dis sentant bien que ce n’est pas le moment de titiller la bête. « Ah ouais et c’est quoi ? » (là, j’ai quasi vu le tigre prêt à bondir) « Ben…euh…pourquoi je l’ai pas reçue justement ?? ». Je l’ai vue hésiter 1/3 de seconde entre me répondre ou m’en coller une. « Ouais ben c’est derrière et c’est mon collègue qui vous le dira » (mes joues sont sauves). Ce qui est surréaliste dans ce dialogue c’est que je ne demandais rien à personne, je faisais justement la queue pour voir ledit collègue (vu qu’on m’avait orientée vers lui) et que je ne regardais pas cette dame (pas du tout équipée pour traiter les cas d’indmenisations disparues). Je me suis quand même demandé si elle n’avait pas eu besoin de rabaisser quelqu’un (« Toi tu viens avec tes questions à la con et tu t’adresses à la mauvaise personne, retourne dans le rang moi je suis au dessus de ça »). D’un autre côté, je comprends, les gens derrière moi étaient en colère et prêts à exploser. Autant que ça soit pour ma pomme.

Les minutes s’écoulent, j’arrive enfin au guichet (mais pas au bout de cette aventure, un peu de patience). Malheureusement, la personne ne peut m’aider et m’oriente sur un autre collègue…c’est reparti pour la queue (sans surprise ni saveur de mon Paul chéri).

Enfin, je tombe sur quelqu’un de sympa prêt à m’écouter et m’aider (rien que d’y repenser, je suis au bord de l’extase merci Popaul). Donc, Paul a merdé au moment de ma réinscription et n’a pas pris en compte mon statut de cadre. En deux clics, je suis retransférée à la bonne agence (youhou !). Pour l’indemnisation, apparemment l’erreur vient de moi en tapant ma reprise d’activité. Paul = 1; Pasd’Bol = 1 : la balle au centre. Mais c’est quand même réglé.

Je lui demande également quoi faire avec mes papiers assedics pour prendre en charge mes 15j de travail dans mes droits. Il me répond que je dois retourner chez Popaul Cadres pour voir ça avec eux…forcément !

Et je le fais ! Et…j’attends (tout le temps). C’est bien d’attendre ça permet d’écouter ce qui ce passe. Et d’entendre la blasée du début sortir en boucle « Non mais on a une brochure là-dessus. Je ne peux pas vous aider, lisez la brochure et revenez plus tard » et, ce, quelle que soit la question. Ils ont tellement de brochures sur tout qu’on se croirait dans un épisode de Glee ! La chanson en moins.

Mon tour arrive. Ce qui n’a pas l’heur de plaire à la personne en face « Pfff, mais pourquoi ils vous ont renvoyée ici, vous ne dépendez pas de nous, je ne peux rien pour vous ». Je lui explique gentiment qu’on m’a retransférée, que c’était une erreur, ça n’a pas changé grand chose à ses yeux assassins. Je lui dis donc que je suis juste là pour lui remettre mon attestation employeur. Qu’ai-je fait ?? Déjà , elle était furieuse qu’on m’ait remis une attestation pour seulement 15j de taf, parce que bosser si peu ce n’est pas la peine et ça sert à rien (c’est sûr, j’ai fait exprès qu’on me dégage comme une merde de mon CDI). Ensuite elle m’a répété en boucle « Remplissez une demande d’inscription et nous l’archiverons dans votre dossier, mais vous ne toucherez rien, il faut travailler 4 mois, 15j c’est inutile ». Ce qui était inutile c’était surtout de lui dire que j’étais DEJA inscrite, que mes droits étaient DEJA ouverts et que je voulais simplement rajouter mon expérience à celles enregistrées.

Tu sais quoi Lecteur ? Apparemment, avoir travaillé un court moment avant la réouverture de tes droits ne sert à rien. On ne va pas recalculer tes indemnités ou même prolonger tes droits. Moi, on m’a seulement dit de rentrer avec mon attestation chez moi (en gros de me la fourrer où je pense) et de la ressortir le jour où j’aurai enfin une durée décente pour ouvrir de nouveaux droits. En gros, si demain je trouve un CDI, que j’y reste 10 ans et que je retourne chez Paul, ma jolie attestion fera un magnifique PQ.

Sur ce, elle m’a conseillée de lire la brochure avant de poser des questions…Logique, la brochure c’est la vie !

Avec Popaul tu prends rarement ton pied…mais qu’est-ce que tu te prends la tête (je compte en faire une brochure) !

Toi aussi t’es un galérien de la crise ? Vote pour moi tu m’aideras à mieux dormir cette nuit !

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • jeu de mot avec popaul