Il i bô mon fils !

3 mars 2012

elie-kakou.jpgTout le monde sait ici que je rêve d’avoir des enfants un jour et que ma plus grande peur c’est de n’en avoir jamais (du fait de ma maladie, d’une part, et de mon inaptitude amoureuse d’autre part).

 

Pourtant, le plus bizarre dans l’histoire, c’est que je ne les aime pas spécialement. Je veux dire…c’est sympa, mais je n’estime pas leur compagnie suffisamment excitante pour s’en taper le cul par terre. Un enfant c’est même souvent pénible (jusqu’à un certain âge, après rebelote). Ce qui n’empêche que j’en veux, c’est fortement ancré en moi.

 

Pire, je ne me pâme pas devant les bébés (qui m’indiffèrent, soyons honnêtes) contrairement à d’autres femmes (ça me dépasse je dois dire). Surtout que je ne trouve pas les bébés spécialement beaux au début (lynchez-moi si vous voulez, je m’en remettrai). Sauf 2 !

 

Il y a deux bébés de mon entourage qui sont ex-aequo sur mon top du sublime (c’est le degré chaton, si ça vous parle plus).


Très différents, je ne peux les départager, mais si beaux que même moi je les regarde en me disant « je veux ça » (oui, je redeviens très basique, limite néandertalienne, quand il s’agit d’exprimer un besoin vital, ça marche aussi avec « manger ça » et « dodo vite »). Et ça se confirme avec l’âge, ce sont deux futures bombes. Je dois dire qu’ils ont de qui tenir, l’un est le fils de ma meilleure amie, l’autre de mon meilleur ami et de sa femme ma meilleure amie bis (et résulte d’un heureux mélange chinois/normand). Officieusement ce sont mes filleuls (l’un porte même mon nom, enfin dans mes rêves), mais officiellement toutes ces personnes m’affirment que je me fais seulement des films (pareil pour le prénom…mais je suis sûre qu’ils me font tous une blague, je sais ce que je sais après tout).

 

Bref, tout ça pour dire…

 

Mon couple de meilleurs amis (faut suivre, je sais) m’invite au restaurant pour célébrer mon nouveau CDI (j’aime mes amis, certainement autant que j’aime manger).

 

C’était génial, probablement le meilleur delicatessen new-yorkais de Paris ! En bonne connaisseuse, je m’y serais cru ! Quel pastrami !! Quel cheese-cake !

 

Nous étions donc installés tous les 4, Dark Junior, sa mère, moi en face et son père à côté de moi, et nous mangions tranquillement. Dark Junior étant un peu énervé (mais c’est normal, au bout d’un moment un enfant a envie de jouer), sa mère ne cessait de s’en occuper et de le distraire. Le père s’absente. C’est là qu’une serveuse passe à notre table et nous dit, plutôt tournée vers moi « qu’il est beau votre bébé ». Ce qui est vrai. Sa mère et moi disons merci. Bon, sur le moment, je ne me dis pas grand chose, elle voulait sûrement dire « le bébé de cette table », après tout, comment penser que je suis sa mère, je n’ai jamais noté la moindre ressemblance et surtout je ne l’ai pas approché du repas !

 

Un peu plus tard, la serveuse repasse. C’est fois, elle se tourne vraiment vers moi (qui suis à l’autre bout du bébé donc) et me dit « non, je suis vraiment sous le charme de votre fils, il est vraiment sublime ! Qu’est-ce qu’il est mignon ». Ce qui, quelque part, est flatteur…sauf pour la mère en face de moi qui n’a cessé de s’en occuper ou de le prendre sur les genoux. C’est pour ça que je rétablis la vérité, à la grande surprise de la serveuse.

 

De cette aventure, j’ai retenu deux choses. D’une part, que Dark Junior me ressemble certainement d’une façon étonnante ; si je n’ai pas d’enfant, je pourrai donc le kidnapper en toute tranquillité sans qu’on mette en doute nos liens de parenté. De l’autre, c’est qu’on m’attribue de beaux enfants…ce qui est normal aussi tellement je m’éblouis chaque jour en me regardant dans la glace. Si j’ai des enfants, on bavera d’envie et d’admiration, ce qui est un motif supplémentaire à ma reproduction (bien sûr que je suis superficielle !)

 

Grâce au hasard de cette rencontre, j’ai appris quelque chose.

 

Ce n’est pas parce qu’on est nullipare qu’on n’est pas une mère comblée !

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