J-F partage anus…

19 avril 2011

4549670480_f7e203e337.jpgC’est un titre choc ! Mais il est à la hauteur de mon anecdote…

 

Je vous ai déjà raconté comment mon endométriose a été diagnostiquée, c’était un jeudi et je m’en souviens encore. Néanmoins, le jeudi fatidique aurait dû être un mardi !

 

Ainsi, j’avais rendez-vous pour la première fois à l’hôpital qui me suit un mardi de janvier. J’étais angoissée car j’avais très peur du verdict final (je croisais les doigts pour avoir autre chose qu’une endométriose, vu tout ce que j’avais découvert grâce à mon ami Google). Mais aussi parce que j’avais très mal et que je savais que la coloscopie sans anesthésie serait très douloureuse ! Rien que la préparation fut une partie de plaisir ! Obligation de pratiquer un lavement la veille, avant de se coucher (c’est, non seulement, glamour, mais hyper confort, je le recommande à tout le monde). C’est super le lavement, on doit s’injecter un liquide qui pue et le garder dans le corps pendant minimum 15 minutes avant de vider son corps. De la joie, du bonheur ! Imaginez quand vous n’arrivez plus à tenir debout et que le simple fait de vous assoir fait pleurer ! Plus le liquide qui fait son oeuvre et vous vrille les entrailles…

 

Autre recommandation avant d’aller dormir : prendre un laxatif. Vous avez tous les éléments pour passer une nuit de rêve, telle la Princesse au Bois Dormant, mais version Freddy Krueger.

 

Ce fameux mardi, donc, j’ai dû me lever (péniblement, des sanglots dans le râle du matin) à 6h. Pourquoi si tôt ? La réponse est simple : obligation de pratiquer un second lavement 2h avant l’examen ! De la joie, du bonheur, bis ! Partez du principe que j’avais toujours plus mal le matin au réveil et vous aurez une idée de la façon dont j’imaginais ma journée…

 

Après ce long moment de calvaire, je me suis mise en route pour l’hôpital (en croisant fort les doigts pour qu’on me découvre un truc sympa…pour tout vous dire, j’ai même souhaité un cancer). Ce fut laborieux, j’avais beaucoup de mal à mettre un pied devant l’autre, et j’ai failli m’exploser les dents à force de contracter ma machoire. Je vis à 15mn de l’hôpital (en prenant le bus), c’est donc tout naturellement que j’ai mis 1 heure !

 

Enfin, j’y arrive ! Je vais me faire enregistrer, apparemment, je ne suis pas au bon endroit (j’ai fait 1/2h de queue pour l’apprendre). Je vais au bon endroit…et j’attends, j’attends, j’attends…On me dit de m’assoir dans un coin (près de lits contenant des petits vieux qui sentent fort et sortent d’examen) et…d’attendre ! En effet, le médecin n’était pas encore arrivé ! Il était tôt, j’étais éclatée (vu ma nuit et mes douleurs) et rester assise me tirait des larmes (de joie, de bonheur…).

 

J’ai patienté deux heures ! Comment me suis-je occupée ? incapable de lire (trop mal) ou de dormir (trop mal), j’ai décidé de jouer à « comment bien s’installer sur le siège en changeant de position toutes les 2mn » et, ce, les yeux fermés (ben oui, fatigue, tout ça, envie de dodo…mais trop mal). Vous dire que je n’ai pas vu le temps passer serait un pur mensonge !

 

Enfin, une infirmière vient me chercher, m’installe dans une cabine et m’ordonne de me changer. Je me suis donc retrouvée le cul à l’air avec une petite blouse en tissu bleu, totalement transparente. Génial pour le bien-être (en plus j’avais froid, et j’avais mal….je vous ai déjà dit combien j’avais mal ?). Et là…j’attends, j’attends, j’attends…

 

Lasse d’attendre, je sors de ma cabine pour voir ce qu’il se passe. Je vous avoue que je n’avais pas bien compris ce qu’on attendait de moi ! Devais-je me changer et foncer, mon fessier bien exposé, vers le staff des infirmières ? Attendre qu’on vienne me chercher ? Appeler à l’aide ? Obi-Wan Kenobi ? Mon dernier mot fut pour la réponse 1. Perdu ! Tout le monde m’a regardée telle une folle exhibitionniste, et l’infirmière m’a prise pour une demeurée et m’a ramenée par la main dans la cabine. Là, les consignes furent plus claires : attendre ! Mais très gentiment elle m’a donné un drap pour que je puisse protéger mon intimité et surtout me réchauffer ! Sympa !

 

D’après ce qu’elle m’a dit, il y avait un petit souci technique qui expliquait que ça soit plus long que prévu. Forcément…Après tout, il s’agissait de mon examen, ça ne pouvait pas se passer normalement.

 

J’attends donc…une heure supplémentaire. L’infirmière ouvre la cabine, miracle, bientôt la fin du calvaire ! En effet, mais pas comme je le pensais !

 

Ce n’était pas un petit problème technique ! L’appareil chargé de décontaminer la machine pour la coloscopie avait décidé de rendre l’âme (ben voyons, c’est tout naturel, elle a su que je venais !). Je ne sais si vous savez comment on procède pour un tel examen, mais je vous assure que vous préfériez avec un tube (munie de sa super caméra) bien propre ! Or…je n’étais pas la première en lice pour la coloscopie ! Nooon, comme d’habitude, je suis arrivée deuxième en short list ! Qui avait été l’heureux gagnant ? un petit vieux, trèèèès malade, et pas tellement bien lavé de l’intérieur !

 

J’avais donc le choix, y aller, ou pas. Bon l’infirmière m’a quand même dit que l’hôpital avait des règles strictes et qu’il était hors de question de me faire passer après papy dans de telles conditions (ça m’a rassuré sur mon futur hosto, je l’avoue, on entend parfois tellement de choses…).

 

Bilan : 2 lavements inutiles, des intestins en souffrance pour rien (ben oui quoi, le laxatif), des heures perdues et du sommeil en retard…avec un nouveau rendez-vous fixé au jeudi, juste avant mon entretien chez l’Oréal, mais pas le choix, c’était jeudi ou le mois suivant…

 

Vous connaissez la suite, j’ai tout recommencé le jeudi, le verdict honni a été rendu et j’ai gagné une belle entorse !

 

Y a vraiment des semaines comme ça où l’on préfèrerait que la malchance fasse grève !

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