J’ai testé pour vous : le trapèze volant !

26 janvier 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne amie m’a récemment fait la réflexion que j’adorais faire des trucs qui sortent de l’ordinaire, que personne ne connaît et entretenir mon statut de fille originale. Vous savez quoi ? C’est pas faux…

On le sait, je suis devenue une véritable accro au tissu aérien (et je progresse, doucement mais je progresse) seulement, j’ai sacrément besoin de me renforcer musculairement si je veux tenir assez longtemps en l’air pour réaliser mes figures, en l’occurrence la clé de ventre qui, comme son nom l’indique (c’est bien foutu quand même), vous suspend dans les airs uniquement par le ventre et vous met la tête en bas. Voyant mon besoin pressant d’évolution, une de mes copines circassiennes m’a donc proposé de l’accompagner à son cours de trapèze volant. Le tissu ne suscitant pas assez l’étonnement et l’admiration autour de moi (« Le tissu ? Tu fais de la couture c’est ça  ? », « C’est quoi ? », « Toi tu fais ça ? Je veux dire, toi, quoi ? », « C’est sublime ! Mais c’est bien toi qui en fais ? »), je me suis empressée d’accepter (la curiosité me tuera).

On le rappelle, j’étais plutôt détendue en cette fin de semaine, totalement reconnectée à mon corps grâce  un massage divin, donc forcément d’attaque physiquement (du moins le croyais-je). C’est une fois arrivée dans l’entrepôt au fin fond du 95 par -12° C que je me suis dit que j’avais peut-être beaucoup présumé de mes forces et de mes capacités…

Alors déjà, c’est quoi le trapèze volant ? D’après Wikipédia Le trapèze volant est une discipline aérienne de cirque. Elle consiste à se lancer d’une plate-forme, accroché à la barre du trapèze (le trapèze : une barre rigide horizontale, elle-même reliée par deux cordes (en forme de trapèze ; les deux cordes ne sont pas parallèles) à des ancrages en hauteur), puis à se propulser vers un autre trapèze au-dessus d’un filet. Cela permet de faire des figures croisées diverses et variées ainsi que des enchaînement, jusqu’à 10 figures de suite, par contre il ne permet pas de faire des très grosses figures : Seuls une dizaine de voltigeurs a réalisé régulièrement le double saut périlleux en rattrapant le trapèze.

Bon, ça c’est résumé, mais en vrai, ça ressemble à ça

trapeze-volant4

-42430_ORIGINAL

im004-trapeze01

Je sais, ça fait peur.

Bref, on arrive, on vous sangle avec une jolie ceinture bleue (qui devient très vite votre meilleure amie), on s’échauffe un peu (j’ai fait du trampoline pour la première fois de ma vie, je suis déjà amoureuse) puis…quand faut y aller, faut y aller hein. On monte (un peu comme on peut) sur le filet de sécurité (et on se réjouit de voir qu’il est bien accroché et solide) et on essaie d’approcher sans se viander de l’échelle. Attention, l’épreuve suprême vous attend et, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le trapèze. La partie délicate de l’opération est bien d’atteindre ledit trapèze ! Je montre :

échelle

Vous voyez derrière le trapéziste une mince échelle métallique (à ne pas confondre avec la structure large et rassurante) qui a l’air de flotter dans le vide et qui est aussi large qu’une grosse main ? Voilà, on grimpe à ça pour atteindre la plateforme qui vous tend les bras 10m au dessus du sol. Vous dire comme on souffre à grimper ce truc serait loin du compte. Déjà, c’est tout fin (donc le métal fait bobo) et on ne peut y aller qu’un pied à la fois. Ensuite, ben ça bouge (beaucoup) vu que ce n’est pas attaché en bas, du coup on se balance dans le vide en s’accrochant de toutes ses forces comme si sa vie en dépendait. Enfin, et vous vous en doutez, vide + grimper à un truc pas stable qui fait mal pour aller très très haut = trouille. Fort Boyard à côté c’est de la blague ! Vous pensez que j’exagère sur la difficulté ? Tadaaaam, voici mes cuisses ce matin (pour une fois que je vous montre mon corps).

20140126_124420

20140126_124430

Bon, et une fois qu’on vous a aidée à vous hisser à la plateforme (pas bien grande et vraiment très très haut) ? C’est le moment où l’on vous explique qu’il va falloir sauter dans le vide et ne pas lâcher le grand bâton… On vous attache des longes (des cordes) à chaque extrémités de votre ceinture bleue (votre meilleure amie ai-je dit), et, bonne nouvelle, il y a quelqu’un 10m plus bas qui les tient pour vous empêcher de plonger tête la première dans le filet (qui est souple, donc le risque de toucher le sol à travers n’est pas exclu). Deux camarades de jeu vous attrape le trapèze (qui est très lourd) à l’aide d’une perche géante puis vous le tiennent, et, enfin, un prof expérimenté se met derrière vous pour vous tenir le temps que vous attrapiez la barre, les pieds au bord du vide (je vous assure que c’est très rassurant la première fois).

Et…C’est parti. On avance le bassin, on plie une jambe comme si l’on descendait un escalier, on met l’autre dans le vide, on sent que le prof vous lâche et là…whaou ! On se retrouve dans les airs, seule sur son trapèze, on ne pense plus (enfin si, on se jure de ne pas lâcher la barre), on entend les directives du prof en bas pour réussir un beau ballant (j’ai acquis un début de jargon, bon, c’est une montée en fait) et on redoute le moment où l’impulsion s’arrêtera et où il faudra descendre. Car pour descendre, il faut lâcher la barre et tomber dans le filet ! C’est là que les longes prennent toute leur importance… Je vais être honnête, au premier essai, j’ai refusé de lâcher. Je ne bougeais plus, j’étais statique dans les airs et je refusais de tomber. Au bout d’un moment, il a bien fallu hein (la barre fait mal aux mains).

J’étais fière, mais pas encore assez à l’aise avec tout ça. Je suis donc remontée. On pense que la deuxième fois est moins difficile. C’est une erreur. C’est pire. L’échelle est toujours aussi horrible, et la peur du vide s’accentue une fois là haut. La première fois, on est toute innocence, on ignore ce qui nous attend, on flippe mais on découvre. La deuxième fois…on sait ! Me revoici donc sur ma plateforme, les jambes tremblotantes en me demandant ce que je suis allée faire dans cette galère. Je me lance, et le prof m’explique les mouvements d’avant-arrière qui me donneront plus d’ampleur. Heureusement, je suis tombée plus vite (le courage vient aux audacieux).

Tout le monde m’ayant assurée que la troisième fois verrait ma confiance en moi revenir, j’ai repris le chemin de l’échelle. Et là, moins de peur, hâte de réussir les mouvements et de me redécouvrir en oiseau. Je me suis impressionnée cette fois là mais pas encore assez. Voyant la maîtrise des autres personnes personnes, j’ai eu envie de tester mes limites. Je suis donc remontée une dernière fois avec un vrai challenge en tête. Je reprends ma barre de trapèze, je m’élance sans crainte dans le vide, décidée, et j’écoute les directives du prof. Eh oui les gens, j’ai fini par faire un salto arrière ! Ça vous la coupe hein !

Tout ça pour dire que j’ai vécu une expérience assez intense et exceptionnelle (à refaire), entourée de personnes adorables qui ont la passion du cirque dans le sang, qui m’ont soutenue, encouragée et rassurée et surtout, j’ai appris des choses nouvelles sur moi et sur les limites que je suis capable de franchir. Y a pas, mais les arts du cirque sont en train de changer ma vie.

Mais je continue de penser que je ferais un meilleur clown !

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • comment ne pas tomber d\un trapeze volant ?
  • trapeze volant figure
  • trapeze volant
  • figures trapeziste volant
  • figures trapeze volant
  • figure trapèze le papillon
  • figure a faire sur trapèze
  • faire du trapeze c\es quoi
  • Evolution du trapéez volant
  • trapéziste lance la barre de métal