J’ai testé pour vous : la randonnée roller

22 avril 2014

patins à roulettesQuand j’étais ado j’avais des rollers. Pas des rollerblades, des rollers, des trucs à 4 roues stables que tu pouvais tenir debout toute seule dessus sans avoir à t’accrocher aux poteaux. Je m’en souviens avec nostalgie, ils étaient zébrés (prémonitoire, j’y reviendrai un jour) avec des roues vert fluo. La classe ! Surtout en LC Waikiki orange… Et un jour, le monde à changé, il n’était plus question que de rollers sur ligne…

En 2007, j’allais au travail à pied (c’était donc quand j’avais un vrai travail…là aussi je m’en souviens avec nostalgie) et allez donc comprendre pourquoi, j’avais alors pensé que ça serait super fun d’y aller en roller (je vais être honnête, je songeais surtout à muscler mon royal fessier). Petit problème, impossible de retrouver mes vieux rollers, il fallait donc investir dans une paire de rollerblades. Sur le moment, ça me semblait une bonne idée. Après tout, je faisais du roller depuis mes 10 ans. Dans les faits, cela s’est avéré une vraie catastrophe. Notez que MEX était contre à la base et que c’est sans tenir compte de son avis que j’avais investi l’argent du ménage sur un coup de tête dans ce qui allait devenir les chaussures de l’enfer. Il faut dire qu’il me connaissait bien et se méfiait de mon optimisme…

Munie de mes super rollers tout neufs, j’ai décidé de les essayer pour la première fois dans le parc. Comme je ne suis pas folle, j’avais également recouvert mon corps de toutes les protections possibles (sauf la coquille, parce que bon, hein…) Je me vois encore chausser mes rollers, un peu godiche sous l’oeil malveillant de gamins hilares (tits cons), supplier MEX de m’aider à me tenir…puis de me tirer pour que je puisse rouler un peu. Car oui, impossible de faire quoique ce soit sur ces trucs-là ! Tenir debout toute seule ? La bonne blague ! Rouler ? Hahaha ! Et je ne vous parle même pas de freiner. C’est donc au bout de 5 longues minutes que j’ai lâché l’affaire et ai rechaussé mes baskets. Comme je ne suis pas du genre à lâcher prise facilement, nous avons remis ça le week-end suivant et celui d’après. On peut donc dire qu’en 2007, j’ai fait en tout et pour tout 15mn entières de roller. Et j’ai continué de marcher pour aller au taf (du moins tant que j’en avais un, malheureusement les meilleures choses ont toujours une fin).

2014, Mope, grand optimiste devant l’éternel, décide de me donner des cours de roller dans le but de me pousser à faire la célèbre randonnée roller de Paris du dimanche. Au début, je rigole un peu, mon échec cuisant tourne encore dans ma tête. Puis je pense à VMG et au fait que je n’ai pas grand chose de neuf à raconter…que ne ferais-je pour toi Lecteur adoré !

C’est comme cela que je me suis retrouvée dans un parking obscur et désert après avoir passé 3h à chercher mes rollers. Comment vous dire…Imaginez une pub Playskool « Mes premiers patins à roulettes » avec un gamin de 4 ans qui gesticule, fait n’importe quoi et part dans tous les sens et vous aurez une idée de mon aisance lors de mon apprentissage. Sauf que le gamin de 4 ans finit toujours par rouler tout seul à la fin, sous le regard admiratif de ses parents. Moi, j’ai fini par terre (sous la caméra de Mope qui plus est, depuis je vis dans l’angoisse que la vidéo sorte). Bon, au bout d’un moment, j’ai quand même compris comment tenir et avancer. J’ai même développé ma propre technique de freinage (elle est sonore, elle fait bong). Au vu d’un tel talent, Mope a décrété que j’étais fin prête pour la randonnée roller…

Pour ceux qui l’ignorent, la randonnée roller a lieu tous les dimanches (pour les plus débutants, les pro font ça le vendredi soir), avec de vrais gens montés sur roulettes, dans de vraies rues de Paris et parfois de vrais pavés. Et ça dure 3 heures dans une bonne partie de la Capitale. Pour info, Paris n’est pas une ville plate (je dis ça, je dis rien). Arrivée sur la place de la Bastille, haut lieu de rassemblement, je panique. Trop de gens. Je veux dire, trop de gens qui savent rouler. Ma grande angoisse étant alors de me viander et me faire rouler dessus (une autre forme de massage du gras j’en conviens). Et enfin, c’est parti, nous sommes lancés…

Si vous avez visualisé dans votre tête ma pub Playskool susmentionnée, je vous suggère de vous la remettre à l’esprit au moment où je vous annonce que j’ai élégamment patiné parmi une foule expérimentée. Et comme rien ne vaut des images avec du son dedans, imaginez la scène avec une Pasd’Bol gesticulant et jurant tout ce qu’elle peut de manière très très grossière (mon juron du moment se limitant à « Ta mère la pute »), pour un démarrage en discrétion c’est loupé. Il paraît que le truc sympa de la rando, c’est de profiter pleinement du décor parisien, redécouvrir les monuments, faire un tourisme différent…pour être honnête, j’ai surtout regardé mes pieds ! J’imagine que ce n’est pas la bonne façon de rouler mais, au moins, elle a eu le mérite de me maintenir debout, car je suis vraiment restée debout ! Il y a bien eu des moments où j’ai fait des « woooo woooo » avec de grands moulinets avec les bras (et les pieds aussi, un peu) et où ma technique de freinage s’est avérée plus qu’inefficace (notamment dans les grandes descentes de Paris). L’un des moments où j’ai le moins fait ma maligne fut le passage des pavés. Ah les pavés… Mope m’avait prévenue « Reste concentrée, plie les genoux pour amortir et surtout n’arrête jamais de rouler », ce qui en soi était un conseil judicieux. en revanche, ce qu’il a oublié de me dire, c’est que le vrai problème serait les gens ! Qui stoppent sans raison, te poussent, savent aussi peu rouler que toi et manquent de te renverser…Pour tout vous dire, le passage des pavés a failli se terminer en bain de sang (je suis un peu ronchon quand je flippe). Autre temps fort : la grande montée de la rue St jacques. Pour résumer, disons que j’ai survécu (en pestant beaucoup, donc ce sont surtout les autres qui ont survécu) même si j’ai failli recracher mes poumons (ce qui aurait fait sale sur la chaussée vous en conviendrez). En revanche, la descente qui a suivi m’a semblée quelque peu terrifiante, surtout quand on ne sait pas freiner. Ma recommandation est donc de partir avec quelqu’un qui maîtrise et peut servir d’amortisseur (j’ai une technique imparable : ne pas patiner, se laisser trainer et faire plop sur les gens à l’arrêt).

Comme je l’ai dit, la randonnée dure 3 heures. Là, je vous entends, vous vous dites « Elle l’a fait ! Bravo ! »…bon, en vrai je n’ai tenu qu’une petite heure (qui est passée très vite au final), soit un tiers du trajet. Et je n’en suis pas peu fière (autrement dit, peu me chaut les quolibets). Mais, le retour en solo sur les trottoirs a été bien plus cool sans le stress de la foule et des voitures, j’étais donc presque à l’aise sur mes rollers, ce qui est un réel progrès. Je pense que je recommencerai (un jour, quoi) car je vois surtout le bénéfice fessial à la clé (je suis une fille pragmatique). Et puis c’est une balade assez sympa à faire si on est assez à l’aise avec les gros machins qui roulent.

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