J’ai un gros pénis

12 avril 2011

3356140838_dd0523d584.jpgNon, Lectrice Coquine, je ne parle pas des attributs de M.Pasd’Bol (même si je ne suis pas à plaindre, il faut bien un peu de bol pour vivre), je parle bien de MON pénis.

 

On vous aurait menti ? Pasd’Bol est un homme ? Pasd’Bol va faire Secret Story ? Vous l’aurez compris tout seuls (j’espère), il s’agit là d’un pénis symbolique (mais un gros, énorme même, avec une belle paire de…seins !) En gros, je ne fait pipi debout que dans ma tête et je dessine des figures dans la neige virtuelle.

 

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Parce qu’il y a deux jours, je lisais un article traitant de l’égalité des sexes. Ainsi, il y a encore pas mal de progrès dans l’éducation de nos enfants et nous continuons de véhiculer certains clichés que l’on ait un petit garçon ou une petite fille (comme « les filles c’est doux et calme » « un garçon ça a le droit d’être turbulent et de faire plus de bêtises car c’est normal »…)

 

Croyez moi ou pas, mais ça m’a fait penser à mon enfance (oui tous les chemins mènent à Pasd’Bol). En fait, je n’ai pas du tout été éduquée comme ça !

 

Petite, je ne comprenais pas certaines de mes amies qui étaient obligées de s’occuper de leurs petits frères et soeurs, qui se tapaient certaines corvées, se plaignaient des différences existantes avec leurs frères, se voyaient souvent imposer leur avenir (type d’étude, mariage, envies, etc.) et qui devaient correspondre à un schéma imposé dès la naissance. Je ne le comprenais pas et je me disais même que c’était de leur faute, il suffisait de s’imposer vis à vis de sa famille. Pourtant, je ne réalisais pas à l’époque que j’étais une exception !

 

En effet, je n’ai pas été élevée comme une fille. Non que je n’ai eu une éducation stricte, avec des règles à respecter et un comportement à tenir. Chez les Pasd’Bol, il fallait savoir se tenir et être sérieux ! Mais j’ai eu la chance d’être enfant unique (en tout cas les 16 premières années de ma vie). J’étais donc la seule enfant de mes parents et seule la coïncidence a voulu que je sois une fille (je ne le regrette pas, je préfère être une fille, ça vit plus longtemps).

 

Comme enfant unique, j’étais la reine de la maison. forcément, j’étais perçue comme le prolongement de Papa Pasd’Bol (encore plus égocentré que sa fille) ce qui m’autorisait certaines choses. Comme le droit de m’exprimer, d’avoir toujours raison, de choisir ce que je voulais, de parler à tort et à travers et surtout le droit de ne pas toucher une serpillère. Tout ceci contre des devoirs, somme toute, dérisoires : flatter l’égo de mon père, être la plus intelligente, avoir l’esprit de compétition, préférer mon père à ma mère (c’était la règle tacite), aimer lire et ne pas être trop pénible à vivre. Pas grand chose et facile à gérer pour une grande liberté d’esprit et d’action !

 

Ca, c’était côté Papa Pasd’Bol. Du côté de ma mère c’était un peu différent. En effet, ma mère a été élevée comme une fille. Comme une vraie fille. Gentille et soumise. Je l’ai toujours vu se mettre en 4 pour tous, en particulier pour mon père qui n’a jamais envisagé de mettre la table une seule fois de sa vie. Bizarrement, elle n’aimait pas ça (je comprends pas, ça a l’air fun comme vie pourtant) et m’a donc élevée en conséquence. Je n’ai jamais entendu de sa part « quand tu seras grande, tu auras un mari, des enfants, tu seras très heureuse ». Non, c’était plutôt « quand tu seras grande, tu feras de très bonnes études, tu auras un bon travail, tu seras indépendante, tu ne dépendras d’aucun homme et tu ne feras pas le ménage ». Il paraît que certaines filles sont éduquées pour réaliser le rêve de gloire de leur mère, moi c’était un rêve féministe.

 

Autrement dit, j’ai toujours eu les mêmes droits qu’un petit garçon (et la même discipline aussi). Est-ce que ma vie aurait été différente si j’avais eu un grand frère ? Certainement, car mon père m’aurait reléguée au deuxième plan et j’aurais été forcée de me conduire en gentille petite fille.

 

D’un autre côté, je me plais aussi à croire que je suis née avec un pénis. J’ai toujours eu le caractère qui allait avec le personnage. J’ai toujours été gentille et sage…tant qu’on me laissait faire ce que je voulais. J’étais donc un terrain fertile à testicules.

 

On dit que l’enfance est le socle qui définit toute ta vie, c’est vrai. Une fois cette base acquise (il n’y a aucune différence entre un garçon et moi, ma vie j’en fais ce que je veux), je ne me suis jamais sorti de l’esprit que je méritait tout ce que la vie pouvait m’offrir, sans distinction de sexe.

 

Etrangement, c’est toujours la société qui m’a rappelée que j’étais une fille, et qu’une fille, ben, c’est pas pareil qu’un garçon.

 

Déjà en maternelle. J’étais la meilleure amie du « chef de la bande des garçons », la terreur des bacs à sable. Comme je refusais le rôle de chef en second, j’avais créé la « bande des filles »…mais j’étais la seule fille, apparemment toutes les autres avaient peur de rentrer dans ce genre de gang (« non une fille ça ne se bat pas contre les garçons). Du coup, j’avais un rôle à part, sorte de vassale de la bande principale (là je vous parle des 3 années de maternelle hein, j’ai pas attaqué La Défense avec un gang du 78). Ni fille, ni garçon, j’étais un électron libre, ce qui ne me déplaisait pas, mais me distinguait à côté de mes congénères femelles bien plus calmes et soumises. Pourtant je n’ai jamais rien eu du garçon manqué…mais mon meilleur ami avait une image, je voulais la même c’est tout (je ne comprenais pas bien la différence des sexes).

 

Par la suite, je suis un peu plus rentrée dans le rang…en gardant mon caractère (je l’ouvrais beaucoup). Mais lorsqu’on est en groupe, forcément on fait comme les autres et on affirme un peu moins sa différence. Du coup, en CE2, je suis devenue le souffre-douleur du cas social de ma classe. Il me faisait peur et il me faisait mal. J’étais la plus peti
te de la classe, l’une des meilleures et aussi l’une des plus calmes, forcément y avait écrit fayote sur mon front ! Bref…l’institutrice s’en fichait royalement (pour elle, j’étais enfant unique, ça permettrait de m’apprendre la vie), mon père n’a pas servi à grand chose, et ma mère a été lui claquer le beignet. Il était encore plus en colère (j’avais des bleus). Un jour, je me suis réveillée…qui était donc ce type qui me tapait sous l’unique prétexte que…j’étais une fille ? Parce qu’une fille n’a pas le droit de se défendre, qu’elle est forcément faible et conditionnée comme ça ? PAS D’ACCORD ! C’est vrai quoi, j’étais la cheffe de la bande des filles en maternelle ! A la prochaine claque qu’il a essayé de me mettre, je lui ai éclaté le pouce d’un coup de pied (retourné, comme le pouce). J’ai été tranquille jusqu’à la fin de ma scolarité !
Cet épisode m’a surtout permis de me rappeler qui j’étais : pas une fille ou un garçon, mais moi, quelqu’un qui mérite le respect autant que n’importe qui.


je passe sur mon adolescence chaotique du fait de turpitudes familiales et de mon problème d’intégration au monde (Daria, c’est moi je mériterais de toucher des droits d’auteur). Ni fille, ni rien, en fait je n’étais personne, enfin si mais rien de très humain. Peu importe, je poursuivais mon petit bonhomme de chemin pour moi.

 

J’avais quand même vu des différences avec l’apparition des seins. Déjà, l’arrivée des pervers, ensuite une espèce d’obligation de se comporter de façon définie. Je revois mon père poser son assiette sur la mienne pour que je débarrasse…et je me revois prendre toutes les assiettes, les poser devant lui et lui dire qu’il savait où trouver la cuisine. Hélas, Papa Pas’Bol et Femme n°2 n’entendaient pas les choses comme ça et j’ai eu ma période « Cendrillon » comme nombre de filles de famille recomposée. Il n’empêche, j’ai accepté ce nouveau rôle de plein gré…je savais que mon choix était limité et surtout que ça serait forcément temporaire ! Personne ne m’obligerait à rien une fois adulte !

 

Ce fut vrai…dans ma vraie vie. Curieusement, il m’a fallu plus de temps à appliquer mes préceptes à la vie professionnelle. J’étais une vraie fille au boulot ! Une communicante en plus ! C’est vrai que dans ce domaine, les hommes sont mieux considérés, mieux payés et montent plus vite en grade…car ils osent ! Or, c’est rarement le cas des filles et, au début de ma carrière, c’était également mon cas.

 

Avec le temps (et l’expérience), j’ai compris que je pouvais très bien rester moi-même tout en étant très professionnelle. C’est à dire faire très bien mon boulot sans pour autant me mettre à une place de potiche, qui fait oui oui et ne demande rien. Si je fais une erreur, je l’assume, si je fais du bon boulot, il me semble normal d’exiger une évolution ou une augmentation. Et malheur à celui qui se permet de me manquer de respect ! Car j’en ai connu de ces patrons qui s’estiment en position d’abuser de leur statut pour vous rabaisser et passer vos nerfs, sous le seul prétexte que vous êtes une gentille fille. Mais comme en CE2, le réveil se fait tôt ou tard et l’on se demande pourquoi accepter ce genre de choses ? Uniquement parce qu’une fille est habituée à subir et à se taire ? Parce qu’on a été éduquée comme ça ? Au nom de quoi ou de qui ? Où est-ce écrit ?

 

Désormais, je ne doute pas de ce que je vaux professionnellement (j’ai passé l’âge) et je travaille aussi bien que n’importe qui, homme ou femme. De fait, je ne me vois pas comme une chargée de communication, une fille ou quoi que ce soit d’autre, je me vois comme MOI, sans chercher ailleurs. Il y a Pasd’Bol à la maison, Pasd’Bol au boulot, Pasd’Bol ai Pôle Emploi (Pasd’Bol à la ferme, Pasd’Bol à la montagne…achetez-les !), tout simplement moi, respecteuse des règles les plus éléméntaires de la vie en société, professionnelle et sérieuse, intègre, mais jamais soumise à aucun rôle. Homme, Femme, je n’ai jamais laissé à personne le droit de diriger ma vie, de m’imposer des choses que je refusais, de choisir à ma place ou de me forcer à devenir ce que je ne suis pas. Tout ceci n’est donc pas une question de sexe mais d’orgueil et d’égo. J’ai vécu avec l’idée que l’on vivait avant tout pour soi (merci Maman Pasd’Bol) et que c’était à nous de nous créer notre vie, telle qu’on la souhaitait. On se fait marcher dessus et l’on aime pas ça ? On le dit et l’on s’impose. On travaille bien et l’on mérite plus de considération ? Pareil. Je ne comprends pas en quoi être un homme ou une femme change quelque chose à ça.

 

Sans doute que je ne le comprendrais jamais car je n’ai pas été élevée comme ça, et c’est une chance. Et mes enfants ne le comprendront pas plus. Ils seront avant tout des individus avant d’être des personnes dotées de sexes spécifiques.

 

Et si l’égalité des Hommes et des Femmes passait avant tout par le respect de soi ?

 

Je suis, donc JE SUIS ! Et puis c’est tout !

 

Elle est trop forte cette Pasd’Bol, elle utilise même les faits de société pour raconter sa vie

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