J’ai vu de la lumière !

17 mars 2011

Aujourd’hui est un grand jour ! Bon d’accord, après la Saint Patrick, mais un grand jour quand même. Aujourd’hui c’est la fin d’une galère qui me suit depuis octobre (oui, comme l’endométriose, mais on ne s’emballe pas, je ne parle pas de cette galère-là, les miracles ne sont pas au programme).

 

En effet, en octobre, M.Pasd’Bol a trouvé amusant de fermer la fenêtre de la chambre en appuyant fort sur le carreau. C’est vrai quoi, c’est original, ça change, on ne sait jamais, dès fois qu’on invente une nouvelle tendance. Comme tu l’auras compris, Lecteur, c’était une fausse bonne idée. Autrement dit, depuis octobre, je dors dans une chambre qui a un carreau cassé. Ca tombe bien, en plus d’octobre à mars, c’est la bonne période pour bien aérer son espace de vie ! Surtout la nuit. Non, je me moque, c’est mal !!

 

Bien sûr, quand je dis vitre cassée, j’oublie de préciser qu’à la minute même où je constatais le désastre (on dit un sinistre même !), je me suis précipitée sur mon téléphone pour contacter mon assurance (je suis une galérienne née, j’ai donc de bons réflexes). A partir de là, quelques heures plus tard, un vitrier professionnel est venu sécuriser ma fenêtre (il est venu trop tard, j’avais eu le temps de m’entailler le pied…déjà que je n’arrivais plus à marcher, c’était ballot).

 

Depuis octobre donc, je vis avec une planche de bois collée à ma fenêtre. Bon ok, pas super bien collée. Oui d’accord, on peut même passer la main à travers le trou, et je peux casser de la pierre avec mes seins (d’ailleurs si un cirque recrute…). On a essayé de combler les espaces béants à coup de chaussettes dépareillées, le vent continuait à souffler le frais.

 

Mais alors, pourquoi moi, galérienne avertie, au fait de son contrat d’assurance, n’a remplacé son carreau que maintenant ? C’est une bonne question, merci de me l’avoir posée ! Je vais donc te faire, Internaute indiscret, une réponse en deux parties car rien n’est jamais simple dans la vie. Faut t’y faire, le monde est cruel.


Pour commencer, je devais attendre le devis du vitrier pour pouvoir l’envoyer à mon assurance. Normal quoi ! Sauf que Pasd’Bol, c’est mon nom ! Dès le lendemain de l’incident, la neige a commencé à tomber. Forcément, ce n’était pas quelques flocons, mais des trombes de neige qui ont paralysé La Poste jusqu’à décembre ! Logiquement, le 1er décembre, inquiète de ne plus avoir de nouvelles (et de me geler les miches au passage), j’ai appelé la société. Tout s’est arrangé, j’ai reçu le devis par mail (aaaah la magie d’Internet).

 

Mais ça c’était décembre ! J’ai donc envoyé le devis à mon assurance, qui m’a contactée en janvier (la neige, mes amis, la neige) et m’a donné le feu vert pour ma nouvelle fenêtre. Mais il y avait un hic ! Je devais avancer la somme avant de demander le remboursement à la MACIF (oui je suis à la MACIF). Vous savez combien ça coûte une vitre ? non ? personne ? Ben ça fait cher ! Et en janvier, je découvrais les joies de l’hôpital, de l’IRM, du scanner et autres examens onéreux. Mon choix a été vite fait. J’étais déjà malade, c’était pas un rhume qui allait me tuer.

 

Mais aujourd’hui, ma vie à basculé du côté clair ! J’ai vu la lumière du jour à travers la fenêtre de ma chambre. Il aurait fait beau, j’aurais vu les fleurs pousser et les oiseaux chanter. Et surtout, il fait bon ! La fin d’une galère c’est beau, c’est émouvant, j’en pleurerais tiens !

 

Dès aujourd’hui ma vie change : je suis la seule personne autorisée à m’approcher de la fenêtre !

 

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