Moi j’aime pas les filles !

3 septembre 2013

filleC’est double nul comme dirait Flo (je suis ultra familière avec les people, c’est ça la staritude). Plus précisément, bosser dans un environnement à 90% féminin me donne souvent envie de subir une petite opération au Brésil et me faire appeler Pedro. Et je suis dans la communication, avouez que c’est mal joué (mais ne vous inquiétez pas, mon pénis pousse).

Mais pourquoi tant de haine pour mes congénères ? D’autant que, soyons honnêtes, de toutes je suis sans doute la pire. Les mêmes travers mais en plus chiante (je suis aussi plus réaliste). Il n’empêche, il m’arrive souvent d’envier mes camarades freelance…

  • Les filles au bureau piaillent tout le temps. Ok, on n’est pas des machines. Discuter, sympathiser, ça fait du bien. Mais passer des heures à piapiater sur tout et rien, chanter de vieux tubes beaufs des années 80 ou raconter tous les ragots des autres services que tu ne connais pas, te donne parfois envie de faire le remake de Columbine.

 

  • Tu connais les moindres détails de leur intimité. Des premières menstruations au dernier accouchement, rien ne t’es épargné. Ben oui quoi, on est entre filles ! Alors ça ne me dérange pas de savoir comment s’est passé le plan cul d’une copine, d’entrer dans la technique des partenaires…quand il s’agit de mes collègues, ça le fait moyen ! Remarquez, Parker Lewis synchronisait bien sa montre avec celles de ses camarades de lycée, au bureau les filles synchronisent leurs règles. La classe ! De mémoire, je n’ai jamais eu aucun collègue masculin qui nous racontait sa dernière pollution nocturne…

 

  • Les filles regardent l’Amour est dans le Pré…C’est trooop mignon ! Choupinou ! Émouvant ! N’empêche, si j’avais envie de connaître le dernier épisode, ben je regarderais pardi ! D’un autre côté, les mecs ça parle de foot (je n’aime pas le foot).

 

  • Ça a toujours un avis sur tout et surtout sur ta vie. Inutile de demander conseil, ici c’est gratuit. Amours, budget, vie quotidienne, famille, canari, tout le monde ira de son commentaire pour t’expliquer ce qu’il convient de faire et de penser.

 

  • Les filles ça sourit beaucoup…mais ça te détruit derrière ton dos (surtout si tu ne respectes pas le point ci-dessus). Mais là, je vais être claire, les hommes font pareils (plus souvent auprès de ton boss pour te griller à la prochaine promotion).

 

  • Les filles ça parade. C’est vrai, il y a une concurrence latente. Tes fringues, tes cheveux, ta vie, tout est examiné à la loupe. Tu croyais, Lecteur, qu’une fille s’habillait classe ou sexy au bureau pour impressionner les clients/médias/patrons ? Que nenni, c’est pour faire baver ses collègues !

 

  • C’est un passeport pour l’obésité et le diabète. On croit que le chômage fait grossir. C’est faux ! Bosser dans un bureau de filles c’est renoncer à toute velléité de régime. A toi les petits pains au chocolat du matin, les bonbons disséminés partout, les gâteaux… C’est encore pire lorsqu’une est enceinte (ce qui arrive souvent, ce truc est contagieux). Forcément, il faut soutenir la future maman dans sa prise de poids pour éviter qu’elle déprime (c’est mauvais pour le bébé).

 

  • Etre nullipare est souvent mal vu. Et un calvaire. Des heures de folie s’offrent à toi. Vive les discussions sur le premier né, les premiers pas, la première dent qui tombe (marche avec toutes les dents en fait), la rentrée, le shopping, les jeux de mots des enfants, les photos, les vidéos. J’ai dit des heures ? Je voulais parler d’éternité. Évidemment, il convient de sourire béatement à chaque fois au risque de bousiller ton intégration professionnelle (oui, on peut se faire une crampe à force, ça demande de l’entrainement).

 

  • D’après les études, la plupart des rencontres et autres histoires d’amour se nouent au travail. Là, à moins d’un changement d’orientation sexuelle, c’est mort ! Déjà que j’ai quitté AUM, il me reste qui ? Le clodo du métro ?

 

  • C’est aussi très frustrant. Je l’ai dit, les filles se jugent entre elles. Le souci : la probabilité pour que 95% de l’open space ressemble à Maïté est pour, ainsi dire, microscopique. Bonjour dépression et pot de glace en rentrant (déjà que tu grossis au taf…)

 

  • Dépression acte 2 : elles sont souvent en couple. Toi pas. No comment (elle est où la glace déjà ?)

 

  • Il n’existe pas de bureaux de filles. Il n’existe que des clans, sache-le Lecteur. Martine est trop copine avec Josiane et Mélanie, mais déteste Rolande et Marcelle. Qui, elles, s’entendent uniquement avec Gertrude, la pote du boss. Ne cherche pas, Lecteur, c’est partout pareil.

 

  • Les joies de la nullipare bis : ne rêve pas, tu ne seras jamais prioritaire pour les vacances, les RTT de rentrée, les activités du CE. Ben oui, attends, t’as pas de gamin toi !

 

  • Une fille ça critique tout. En gros c’est rarement content. Et ça geint, beaucoup. Ça a toujours mal quelque part. Au point qu’il serait charitable d’abréger ses souffrances (à commencer par les tiennes).

 

D’un autre côté, je ne suis pas très sûre d’être moins acerbe dans un environnement de garçons (ça augmenterait potentiellement mes chances de trouver l’homme de ma vie…enfin si je ne m’en tenais pas à mon fameux « No zob in job »). Finalement, à bien y réfléchir, le problème n’est pas de travailler dans un milieu de femmes…

…C’est d’aimer les gens !

Un grand merci à mes amis et lecteurs hommes et femmes, qui ont le mérite de supporter mes divagations depuis si longtemps !

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