je déteste le bateau

11 mai 2011

OPTIMISTE_Sete_Barrou.JPGDéjà parce que j’ai le mal de mer. Et le mal des transports en général. Mais le mal de mer, plus.

 

Maintenant, il y a une autre raison. Je déteste les petits bateaux, même statiques et amarrés. Ils provoquent en moi un profond sentiment de dégoût. Je ne peux monter dedans sans penser à toute la crasse et l’eau sale qui ne manquera pas de me toucher. Rien que d’y penser…brrrrrrrr !

 

Une telle répulsion doit bien avoir une cause, pensez-vous. Eh bien oui ! Et je vais vous la donner dès maintenant !

 

En CE2, je suis allée en classe de mer à Perros Guirec. Un excellent souvenir ! J’ai adoré la Bretagne (je connaissais surtout la Normandie à l’époque), ses côtes de granit rose, la mer, ses galettes…Quelle aventure pour la petite fille que j’étais.

 

Toutefois, un événement dramatique a provoqué une haine viscérale et définitive des petits bateaux.

 

Ainsi, les moniteurs ont décidé de nous apprendre…l’optimiste !!! Tin Tin Tin !!!

 

Nous avons donc dû mettre des gilets de sauvetage usés, ensablés, puants et trempés (oui, ça me file des boutons rien que d’y penser), puis monter en très petit nombre dans le bateau. Vous saviez-vous qu’il y avait toujours de l’eau stagnante et noire dans ces trucs-là ? Toujours ? Et votre crasse s’ajoute à l’ancienne. Oui, je suis une chochotte et j’assume !

 

Mais ça, ce n’est rien. Avez-vous déjà regardé Christine (ou lu le livre) ? Ce bateau était vraiment possédé et il m’en voulait personnellement ! D’une part, en tanguant toujours de façon à ramener l’eau sale sur mes jambes. Mais surtout, en ramenant systématiquement la voile sur moi et, ce, quelque soit l’endroit du bateau où je me mettais ! Et vlan, et vla, prends ça dans les dents ! Je vous assure, il doit me rester des bosses !

 

Forcément, la mer était très agitée, il y avait un avis de tempête (peut-être pas, mais c’était mon impression de l’époque). Ca tanguait, tanguait, et la voile cognait, cognait…C’est là que j’ai réalisé. J’étais partie tellement vite après le petit déjeuner…que je n’avais pas eu le temps de passer par la case toilettes ! Ma vessie était pleine.

 

J’étais désespérée et j’avais bien envie de me jeter à la mer. Le moniteur m’expliquant qu’il était hors de question de revenir sur la plage (nous avions un programme), j’avais le choix. Soit me retenir, soit faire dans le seau qu’il me tendait (dois-je vous rappeler que je n’étais pas seule sur ce petit bateau, lequel était entouré d’autres petits bateaux avec de vrais gens dessus…en l’occurrence mes camarades de classe).

 

J’ai réussi à tenir, en ne pensant qu’à ça, des larmes dans les yeux (mais comme il pleuvait, ça ne se voyait pas). Enfin tenir…une demi-heure ! Après, j’ai craqué et je me suis emparée du seau, essayant de me cacher du mieux que je le pouvais. Comme j’ai fait le plus vite et le plus maladroitement possible, je n’étais même pas soulagée…

 

As-tu compris, Lecteur, qu’au moment de vider le sceau dans la mer, la voile s’est rappelée à mon bon souvenir et que le contenu s’est déversé sur mes pieds (et sur le reste du bateau) ? Nous avons fini notre parcours dans ces conditions…

 

Depuis, lorsque je sais que je vais croiser un bateau, je dois me retenir d’emporter mon bidon d’essence et une allumette !

 

relais-et-chateaux-perros-guirec.jpg

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