Je ne suis pas un numéro, je suis une chômeuse libre !

21 novembre 2011

Le-Prisonnier---Bande-originale.jpgApparemment si…je suis le numéro 2.

 

Au bout d’un mois d’attente pour le job de mes rêves que j’étais presque sur le point d’avoir, le verdict est tombé : je reste le Poulidor malchanceux de la recherche d’emploi.

 

Manque de chance, c’était le job que je voulais vraiment. Re manque de chance, le feeling était tellement bon qu’on m’a expliqué qu’il s’en était fallu d’un cheveu (ça me fait une belle jambe), que j’étais vraiment une candidate exceptionnelle, de grande qualité mais qu’il avait fallu trancher et que « l’autre » avait eu l’infime expérience en plus qui a fait la différence.

 

Le plus frustrant dans tout ça c’est de ce dire que rien n’est de ma faute, pas de points faibles à retravailler (je suis tellement géniale que je finis à la deuxième place), à chaque fois il s’agit d’un truc que je ne contrôle pas. Mais au bout de quasiment un an et demi, c’est lassant.

 

Bien sûr c’est flatteur de se dire qu’on a failli être prise dans l’un des plus importants ministères de France à un poste de communicante à forte responsabilité, qu’ils vous trouvent vraiment fantastique et souhaitent absolument à garder votre CV car vous êtes un personnage marquant et qu’il y a régulièrement du Turn Over.

 

Mais quand le recruteur se confond en excuses et espère que vous ne lui en voulez pas, que répondre ? « Ben écoute un peu mon vieux quand même, personne ne veut me prendre, toi tu me trouves géniale et tu me le répètes à chaque phrase depuis un mois, mais bon, tu ne m’embauches pas non plus, j’ai un compte bloqué avec menace d’interdit bancaire, je vis du RSA et je ne peux plus payer mon loyer, et là je vais postuler à un job de standartiste et/ou de caissière car c’est un peu ma seule chance de bouffer et de faire carrière un jour…un peu si je t’en veux on va dire ».

 

Finalement, j’ai répondu « ben non, je comprends, c’est le jeu ».

 

Et comme finalement le seul chiffre qui compte c’est celui de mon compte en banque en fin de mois, je déplore que les compliments ne nourrissent pas son chômeur…parce que si je touchait 10? à chaque fois qu’un recruteur me trouve formidable et est sur le point de m’embaucher…Bref j’aimerais être un peu moins géniale et un peu plus salariée.

 

Mais c’est le problème de la crise, on est nombreux sur le marché et on devient forcément un numéro, surtout quand il y a toujours un numéro 1 devant vous.

 

Finalement, dans mon cas, après l’Enfer, le Chômage c’est les autres !

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