La bonne recette d’un entretien d’embauche

12 juin 2012

souffle-de-base-sale_large_recette.jpgC’est vrai, la bonne popote on l’a fait à l’oeil. Mais il y a des plats qui nécessitent qu’on suive la recette à la lettre sans trop improviser.

 

Quel rapport avec la recherche d’emploi ? Ben c’est pareil en fait. Des fois on part en freestyle génial (mais c’est aussi rare que d’avoir séché la Terminale toute l’année et de se taper un 17 en philo en racontant sa vie), mais souvent on applique la même recette encore et encore car c’est aussi ce que les recruteurs attendent pour que la mayonnaise prenne.

 

 

Et c’est quoi cette recette qui va embaumer ton compte en banque ?

 

 

La bonne recette d’un entretien d’embauche :

 

  • 1 personne en recherche d’emploi dynamique
  • 1 recruteur bien disposé
  • 1 tonne de confiance en soi
  • 1 parcours intéressant et réel
  • Du bagout (non, pas du ragoût)
  • Des heures de préparation
  • Du déodorant et du dentifrice
  • Une pincée de personnalité

Faites macérer la personne en recherche d’emploi avec un tas d’informations sur la société recruteuse et un papier à portée de main (à faire la veille). Préparer la viande le candidat en le lavant et l’aspergeant de déodorant. Vérifiez soigneusement son haleine et brossez les dents avec énergie. Mettez-lui des vêtements sérieux puis faites-lui rencontrer le recruteur bien disposé. Faites parler la personne en recherche pendant 20 à 30 mn sur son parcours, ses compétences, ses envies puis échangez avec le recruteur et mettez à part en attendant la fin de présentation du poste. Mélangez bien pour créer un réel échange où un peu de la personnalité du candidat ressortira. Terminez la cuisson et attendez plusieurs jours ou semaines avant dégustation.

 

C’est aussi compliqué que de réussir un soufflé mais, au final, quelle réussite ! Vous pouvez épater vos amis avec un plat spectaculaire et compliqué !

 

Aujourd’hui, pour la première fois depuis des mois, j’ai fait un soufflé…

 

Vous voyez le soufflé un peu moche que vous sortez du four ? Mais si, le truc qui s’effondre dès que vous le posez sur la table, qui s’autodétruit à peine les yeux posés dessus ! Voilà ! Aujourd’hui, j’ai fait un soufflé qui a fait sfloooosh.

 

Le pire c’est que je ne peux m’en prendre qu’à moi. Le genre de bêtise qui vous fait dire « mais qu’est-ce que j’ai été c*** » et qui vous déprime d’autant plus que c’est la stricte vérité ! Aucune excuse !

 

Mon entretien était un ratage total, le pire ratage de ma longue expérience !

 

Déjà, je ne m’étais pas préparée. Recruteur, si tu lis ces lignes, sache que je suis une fille ultra sérieuse. Je prépare toujours mes entretiens, toujours ! Je fonce lire le site, Facebook, je benchmarke…Mais là, je ne m’explique pas pourquoi, je n’ai même pas jeté un oeil.

 

Pourtant, le poste, bien qu’en CDD (avec un peut-être), était intéressant, même mieux. Bien payé, situé, varié… Mais alors pourquoi ?

 

Je ne sais pas, un truc que je ne sentais pas je pense. J’avais beau me dire qu’ils avaient retenu ma candidature pour une bonne raison, je ne me sentais pas à l’aise dans le profil (même si c’était vraiment ce que je voulais faire). Ensuite, le fait qu’on joue à cache-cache le temps de fixer l’entretien…et il y a 2-3 trucs qui m’ont dérangée pendant les divers échanges, sans que je m’explique quoi. Sur place, j’étais vraiment mal, je ne m’y voyais pas.

 

Je crois que c’est ça le truc qui fait que je n’ai pas assuré ni été sérieuse, depuis le début, je ne m’y voyais pas.

 

Etait-ce une raison à avoir fait perdre leur temps à des gens pressés qui méritaient la politesse d’une Pasd’Bol au top de ses capacités ? Non, évidemment, d’où la grande colère à l’égard de moi-même.

 

Quand j’ai dû parler de la société, j’ai bugué. Mon soufflé a amorcé sa descente. La honte ! Puis il a fallu pa
rler en anglais. J’étais comme le lapin pris dans les phares d’une voitures…j’ai bredouillé mais fut incapable de dire mon nom ! Pas faute de lire et comprendre l’anglais. J’arrive à me débrouiller à NYC ! Mais là, un fiasco. Je pense que c’est aussi un point à travailler.

 

J’ai fini par mettre fin au désastre en m’excusant platement.

 

C’est là que j’ai réalisé que je devais tout recommencer depuis le début. Après des mois de travail, j’avais perdu la main et peut-être peur de me remettre dans le bain des entretiens (c’est pas comme si j’avais besoin urgemment de bosser hein…)

 

Je reste quand même positive, si ce n’est pas celui-là, ça sera un autre. Au moins mon CV plaît.

 

Et puis je suis plus dessert que cuisine…

 

Les entretiens d’embauche, finalement, c’est comme les crêpes. La première est toujours si moche et ratée que personne ne veut la manger, mais toutes celles qui suivent sont toujours une réussite et un délice pour le palais !

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