La reine du Cluedo

10 juillet 2012

cluedo.jpgBien sûr, je suis très forte au Cluedo. Comme je suis très forte au Trivial Pursuit ou au Monopoly. Pour une raison étrange, personne ne veut jouer avec moi. Paraît-il que je suis une mauvaise perdante et une horrible gagnante. Sérieusement, il y a vraiment des gens qui jouent pour jouer ? Ca me dépasse…

 

Bon, je ne viens pas vous entretetenir de ma joie sadique lors de l’humiliation de mes adversaires (pourtant, c’est quand même tout l’intérêt des jeux de société non ?), mais d’un autre type de Cluedo. Le Love Cluedo ! Ce jeu n’existe pas encore sur le marché (même si, là, maintenant, tout de suite, j’ai bien envie de le sortir) et pourtant on y joue tous ! D’ailleurs, on pourrait le renommer « toi aussi cherche des indices pour savoir ce que l’autre pense de toi ».

 

Sur le papier, les relations hommes-femmes ça a l’air très facile. « Je lui plais, il me plaît et chabadabada ». Ou « l’un de nous deux plaît à l’autre mais paye ton mur et rentre chez toi bouffer de la Ben&Jerry’s devant Valentine’s Day ». Dans les faits…ben c’est un chouilla plus compliqué.

 

C’est vrai, à moins d’une attaque frontale « tu me plais…ou pas, retourne te cacher », comment savoir ce que l’autre peut vraiment ressentir ? Il existe une espèce de légende urbaine toute féminine qui veut qu’une « fille sent toujours ces choses là ».  C’est peut-être vrai, mais dans ce cas mon love radar s’est fait la malle (si vous en trouvez un, soyez gentil de me l’envoyer, ça pourrait me servir). Donc, quand personne n’est clair, on va naturellement à la pêche aux indices cachés. Non seulement, il faut savoir les repérer (« Tiens, je te passe la mayonnaise ») mais en plus les décrypter dans le bon sens sans aucune clé (« Oh mon dieu ! La mayonnaise !! Il me propose de l’épouser demain sur une plage de Tahiti ! »).

 

On est d’accord, c’est le plus dur…Remarquez, c’est marrant au début. Ca permet de longues discussions avec Kevina (« A ton avis, la mayonnaise, ça symbolise quoi ? »), mais plus ça dure, plus ça devient déprimant (« Mais pourquooooooiiii la mayonnaise, il me trouve grosse et moche c’est ça ??? »). On part ainsi dans tout les sens à se demander ce qui relève de la simple gentillesse à l’intérêt réel. Tout ça avec la même question en boucle « Mais est-ce que je lui plais, bon sang ?« .

 

Je vous l’accorde, on perdrait moins de temps à poser la question directement… C’est sûr. Mais qui ose vraiment le faire ? Qui est assez téméraire pour ne pas avoir peur de ramasser ses dents à la fin ?

 

Bien sûr, il y a des mecs qui vous grillent de suite et sont très clairs (plus que n’importe quelle nana d’ailleurs). Ca fait mal sur le coup, puis on s’en remet très vite. Puis, il y a ceux qui sont très gentils avec tout le monde et ne voient rien (ou font très bien semblant ce qui, dans ce cas, ne rend service à personne). Vous savez bien, ceux qui finissent par devenir vos meilleurs potes parce que l’affaire a trop traîné en longueur sans avoir obtenu le fin mot de l’histoire (réelle ou supposée, il ne faut pas se leurrer, se faire des films n’est pas exclu dans l’équation).

 

Je pose donc la question aux expertes de la séduction en tout genre (pas moi, si vous avez bien suivi) : quand sait-on qu’on plaît ? En tout cas suffisamment sans avoir à se viander ? Quels sont les indices ? Le Colonel Moutarde va t-il enfin se taper Mlle Blanche dans la bibliothèque ?

 

Sur ces bonnes paroles, je m’en retourne à mon Monopoly…m’imaginer richissime même pour de faux, c’est bon pour mon ego.

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