La rouille c’est corrosif !

18 mai 2012

frameto.jpgJe ne vais pas vous parler du dernier film de Marion Cotillard (paraît que c’est du bon…sauf que je n’aime pas Marion Cotillard), même si j’aimerais bien vous parler cinéma pour changer (ok…j’aimerais déjà commencer par aller au cinéma).

 

Ma galère, je la conduis d’une main de maître reine, c’est vrai. Mais une galère, ça vogue (et moi ça me donne mal au coeur, je suis malade en mer rappelons-le), l’eau ça fait des rides et la mer…ben ça bouffe tout ! En bref, j’ai la galère qui s’oxyde. Au début, c’est simple, tu fais gaffe, tu nettoies régulièrement le bateau pour qu’il continue de voguer droit…puis un jour, tu réalises que la rouille le ronge et que ça commence à faire des trous partout qui prennent l’eau.

 

Suis-je en train de parler de ma décrépitude physique ? De la décision prise sous acides de fruit de reconvertir VMG en beauty blog anti-âge ? Diantre non, pas à mon jeune âge, j’assume encore bien mes 22 ans (ha ha…hum…je ne me serais pas grillée avec « diantre non » des fois ?).

 

Le fait est que même si j’essaye de maintenir le cap d’un optimisme béat, limite niais, et d’une foi inébranlable en l’avenir…la poisse incessante commence sérieusement à me bouffer. Je le dis tout net, aujourd’hui je sature. Bon, c’est sans doute l’effet d’un mauvais jour. Après tout, je me connais, comme une grosse baballe caoutchouteuse je finis toujours par rebondir (je ne vous ai jamais raconté qu’à chaque fois que je lançais une baballe, elle me revenait toujours en pleine tête ? Non ? C’est un de mes talents !)

 

Mais quand même, je suis un peu usée (comme mon disque sur l’optimisme béat). Pourtant, je suis soutenue, je ne suis pas seule et j’ai encore un poste. Il n’empêche, je commence à paniquer. Dans un mois et demi, je n’aurai plus rien…Mes candidatures spontanées me reviennent en pleine tête (oui oui, comme la baballe, un don je vous dis), les contacts que mes collègues m’ont procurés n’ont rien donné, la seule piste que j’avais est partie en fumée et c’est sinistrose and cie quand je regarde les annonces de mon secteur. Et je n’ai donc qu’un mois et demi…

 

Bizarrement, ce qui me plombe le plus, c’est sans doute la gentillesse des gens. Tous les « tu vas vite retrouver, je ne m’en fais pas » (la dernière fois j’ai mis 1 an et demi et je n’étais pas seule à payer le loyer donc moi je m’en fais un peu beaucoup, là), « courage, ne perds pas espoir, tu vas trouver «  (l’espoir est une denrée rare de nos jours), « avec tous tes efforts, pas de raisons que tu ne trouves pas » (je peux faire une liste des raisons…facile je vous en ponds 100), « si ça se trouve on va te garder à l’agence » (non non, je vous assure que non, c’est ferme et définitif). Attention, je ne suis pas en train de crier ma rage aux gentilles personnes qui me soutiennent ! Point du tout ! Mais à force de lire ces messages et de ne rien voir venir, de brasser de l’air en vain en ayant l’impression que ça sera toujours ça ma vie, ben je m’aigris. Sans doute parce que je vis la réalité et la regarde en face, et elle n’est pas jojo. Plus de boulot, aucune réussite nulle part, célibataire à vie et du gras plein les fesses (même si j’aurais eu, à n’en pas douter, un succès fou au Paléolithique). Et pour tout vous dire, les derniers échanges (j’avais rien demandé) avec la Blonde ont rajouté une couche à mon minage de fond.

 

Du coup, je me gave de Magnum menthe (c’est bon, c’est doux, c’est sucré). Et moi, quand je n’ai pas le moral, je fais chauffer la carte bleue. Du coup, je profite de mes derniers sous (et d’une promo, soyons clairs) pour m’offrir enfin le smartophone de mes rêves.

 

Demain sera un autre jour, l’espoir renaît de la pluie, j’irai au bout de mes rêves, l’avenir appartient aux audacieux,  tout ça tout ça.

 

Mais pour le moment, pour moi le bonheur c’est simple comme un coup de fil !

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