La vie c’est pas un conte de fées !

20 juin 2011

conte-de-fee666.jpgQuand j’imaginais ma vie (plus jeune), je la voyais un petit peu différente. Je voyais un gentil mari, un bel appartement (j’aime pas vivre en maison), un travail sympa et très rémunérateur (en revanche, j’aime l’argent) et surtout des enfants. Bien sûr, il y avait aussi des chats, la question ne se pose pas.

 

Quand je pensais aux enfants, je voyais mon gentil mari qui s’occupait de moi pendant la grossesse (qui serait intervenue très vite au moment où j’aurais voulu concevoir), qui m’aurait tenu la main pendant l’accouchement, lequel se serait passé le plus naturellement du monde. Un peu douloureux certes, mais comme dans les films, c’est à dire en faisant le petit chien, en poussant et avec la délivrance finale.

 

Il faut croire que ce n’était pas mon destin.

 

D’une part le gentil mari n’a jamais voulu d’enfant avec moi (j’ai eu le droit pendant 10 ans à « c’est pas le bon moment » puis « tu sais même pas faire le ménage, fais d’abord tes preuves et on en reparle » ou « avec ton physique si tu tombes enceinte tu auras l’air d’un monstre ») et a fini par se faire la malle.

 

Ensuite, la maladie m’est tombée dessus, avec la possibilité que ça ne marche pas du tout malgré tous mes efforts. Et enfin, si MEX a laissé la place à M.Pasd’Bol, je me retrouve encore avec quelqu’un qui ne m’estime pas assez bien pour devenir la mère de ses enfants, du moins qui a prétendu le contraire pendant des mois mais a fini par changer d’avis tout en me proposant de rester avec lui tant que je ne lui demande aucun engagement de ce genre.

 

Rien qu’avec ça, mon rêve de départ était bien écorné… Et encore, je vous passe le chômage, les CDD, le RSA…

 

Jeudi, j’ai enfin eu les réponses à mes questions (en coinçant le chirurgien). Normalement, mon corps marche (mais ce n’est pas garanti) et je devrais me passer de la FIV. Mais, et il est de taille, vu ce qu’on m’a retiré de vagin et les coutures, je n’aurai pas le droit à un accouchement par voie basse. Seule la césarienne me reste permise (sous peine de risquer une grave hémorragie). Voilà qui rend le truc moins glamour d’un coup.

 

Je vais être honnête, j’ai mis le temps à encaisser le choc. Depuis, j’ai eu le temps de me remettre et de réfléchir.

 

Voici donc mes conclusions :

 

  • Je vais pouvoir choisir la date de naissance du bébé qui sait s’il n’y aura pas un vendredi 13 ou un 29 février dans le tas, comme ça, juste pour rigoler, à moins que je choisisse la date d’anniversaire d’un des chats !

 

  • A priori, il y a des chances que je puisse enfanter.

 

  • Mon accouchement sera rapide.

 

  • Mon bébé ne sera pas déformé, au contraire, il sera tout propre, tout lisse.

 

  • Ma minette restera très chouette !

 

  • Adieu épisio !

 

  • On a fait de sacré progrès en termes de cicatrices.

 

  • Pas besoin de porter de couche, je ne me ferai même pas pipi dessus.

 

  • Pas d’hémorroïdes.

 

  • Je suis sûre d’être encore plus chouchoutée à la maternité.

 

  • Ca semble quand même plus sympa qu’une hémorragie.

 

  • J’ai déjà fait pire comme opération.

 

Voilà comment, au final, je me dis que je ne m’en tire pas trop mal !

Et puis…qui croit encore aux contes de fées de nos jour ?

Rendez-vous sur Hellocoton !