La vie de Brian

2 juin 2013

la vie de brianLa poisse souvent, c’est juste une question de karma. Les Monty Python l’ont bien montré, il suffit parfois de naître dans la maison d’à côté ! Life is a bitch mais pas pour tous, manque de pot pour ce pauvre Brian qui en bave jusqu’au bout (mais qui rigole à sa façon).

On pourrait penser que je me retrouve à mort dans ce film (on verra bien si mes mémoires sont aussi drôles, l’avenir nous le dira). Seulement, malchance ou pas, la vie c’est également une question de choix et de remises en question. C’est sûr aussi qu’il y a des choses qu’on ne contrôle pas… Comme ce recruteur qui hésite entre deux candidats (ne cherchez pas, ça ne sera jamais vous), les plombs qui sautent au moment où enfin vous aurez la révélation suprême d’un serie finale haletant, le yoyo masculin ou même le pot de fleurs qui s’écrase à vos pieds manquant de vous tuer de peu. Tout ça, ce sont des impondérables extérieurs bien difficiles à contrôler (inutile de crier au pléonasme).

Mais si La Vie de Brian est « une divertissante mise en lumière de la nature humaine dans sa recherche frénétique et maladroite de réponses spirituelles à sa condition malheureuse » (Wikipédia mon amour), on oublie que dans la vraie vie, certaines choses arrivent pour une bonne raison. Les choix bons ou mauvais faits à l’instant T, les erreurs réalisées après coup, mais cela vaut aussi pour les bons événements, le tout étant de les comprendre et de les prendre pour ce qu’ils sont : la possibilité offerte de suivre le bon chemin pour nous ou de changer de route si elle nous mène à une impasse. Mais pour voir tout ça, encore faut-il être en état de se remettre en question et de se demander pourquoi l’on fait certains choix et pas d’autres. Ce qui n’est pas donné à tout le monde…

L’humain est ainsi fait, il préfère s’obstiner plutôt que de se pencher sérieusement sur son cas et le pourquoi du comment. Un peu comme tous ces hommes qui refusent de demander leur chemin, tournent en rond des heures en voitures, pestant contre la terre entière (et surtout la nana à côté qui rigole doucement) et arrivent enfin à bon port…4 heures après quand tout le monde est déjà parti se coucher. L’ego couplé à la bêtise, quelle plaie ! Ceci dit, cela a souvent le mérite d’être drôle…pour les autres. Curieux comme les gens qui nous entourent sont rarement dupes lorsqu’on se fatigue à se mentir à soi-même, mais au moins ça occupe les discussions quand on a le dos tourné !

Après, on peut aussi se planter en beauté quand on assume toujours tout ce qu’on fait et qu’on analyse le moindre petit détail (je vous laisse deviner dans quelle case je me situe) et son propre comportement. La différence dans ce cas-là, c’est qu’on ne blâme que soi sans se chercher des tas d’excuses. Mais voir les faits pour ce qu’ils sont, ne les rendent pas plus marrants pour autant (enfin si, après coup, on peut toujours rire de tout notamment lorsqu’on est en première ligne, c’est même une nécessité pour garder une vie sociale enrichissante).

Mais dans le cas de ce pauvre Brian, ce n’est pas sa faute, il est né poisseux (mon père spirituel), plus il agit, plus il s’enfonce. En attendant, c’est quand même lui qui aura le mot de la fin…

Always look on the bright side of life !

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