Le Lac de Lamartine

16 mars 2011

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 

Non, je n’ai pas envie de transformer ce blog en une place culturelle, de toute façon ces vers de Lamartine sont pour moi bien trop élégiaques. Rien de tout ça donc (tout le monde souffle !)

En fait, Le Lac me sert surtout à illustrer quelques instants volés avec mes chats. Et quand je dis instants volés, j’entends par là que ce sont eux qui volent mon temps !

 

En effet, je profite d’eux le jour, et désormais la nuit (merci l’insomnie), ce qui les rend particulièrement exigeants quant à l’affection et au respect que je leur dois. Donc, quand, ô bonheur, j’arrive enfin à satisfaire leurs caprices, je suis récompensée par un trop bref moment de câlin et d’amour (le chat est intelligent ET sadique).

 

Soyons honnêtes, je suis complètement barrée dès qu’il s’agit de mes chats. J’évite de bouger la nuit pour ne pas perturber leur sommeil, je vérifie qu’ils respirent et dorment bien, j’accepte de me lever à 7h pour que Winston profite du balcon (il fait froid, il y reste donc 30 secondes), de faire un câlin à 2h du mat à Fantine, à me tordre dans des positions bizarres et hautement inconfortables pour que Nahla s’installe sur moi comme elle le souhaite…pire qu’une maman chat, je suis une folle !

 

Il y a trois nuits, Brooklyn a décidé de venir sous la couette. Ce qui n’était pas arrivé depuis des années (il adorait ça quand il était chaton). Ni une ni deux, je lui ai aménagé un nid à sa convenance. Je me suis tournée de son côté, j’ai levé un genou en l’air et un bras pour maintenir la couette et créer un igloo, ordonné à M.Pasd’Bol de faire de même et au bout de 10 bonnes minutes à tourner en rond sur le lit, mon Boubou s’est installé. J’étais comblée. Il m’a regardée avec amour, ronronnait de satisfaction pendant que je le caressais comme je pouvais avec ma main valide en lui répétant combien j’étais suis fière de lui. Bon…au bout d’un moment M.Pasd’Bol a décidé de dormir et s’est  rabattu de l’autre côté. Brooklyn était fort mécontent et sur le point de rompre ce bonheur fugace. Forcément j’ai dû compenser en me mettant sur le dos et en maintenant la couette avec les deux pieds. Ensuite ? J’ai patienté en essayant de tenir bon. C’était long (seulement d’après mon corps, bizarrement ma montre indiquait le contraire) et, bien entendu, je n’ai pas tenu toute la nuit comme mon chat le souhaitait.

 

Brooklyn, excédé par mon manque d’endurance, a préféré partir, sans se retourner, sans même un câlin de départ, je n’existais plus. J’ai beau avoir profité de cet instant d’amour, ça m’a semblé bien court !

 

Moralité : le bonheur avec les chats c’est une affaire de temps !

 

DSC00135

Rendez-vous sur Hellocoton !