Le lièvre et la tortue

16 mai 2013

lièvreOui bon on sait, rien ne sert de courir il faut partir à point. Tout le monde connaît son Jean de La Fontaine (d’ailleurs, j’ai soudainement envie de fromage…et de pommes. Je mangerais bien des pommes, moi). Sauf que, moi et mes titres tordus…

Sujet du jour : doit-on courir plusieurs lièvres en même temps (et non, doit-on se taper un lièvre ou acheter un super rabbit à paillettes qui vibre) ?

Comme d’habitude, parce que suis une quiche joueuse, je n’ai absolument pas la réponse à cette question ! Pourtant, elle m’interpelle vu qu’elle est au cœur de nombre de discussions avec mes amies. Les avis divergent en général mais c’est souvent la majorité qui l’emporte : il vaut mieux éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier (quant au panier, mes amis à pénis continuent de me suggérer de mettre la main directement dessus et de jouer à chat-bite).

C’est vrai que ça a ses avantages (courir plusieurs lièvres, pas chat-bite entendons-nous bien). Primo, ça évite de se focaliser sur une seule et même personne et de voir son petit cœur en miettes si cela aboutit à une voie sans issue, surtout si l’on est super persistante dans ses idées (histoire absolument pas vécue…ok, je mens). Deuxio (y aura t-il y tertio, c’est pas dit !), ça augmente potentiellement les chances de trouver la bonne personne (en tout cas quelqu’un qui veuille bien de vous, des fois, hein, sur un malentendu…) Bref (damned, pas de tertio, je le sentais venir), ça ressemble à la seule voie raisonnable à suivre. Pas de prises de tête (a priori), tous les partants ont leurs chances, certains plus que d’autres mais en cas d’insuccès, il reste pas mal d’options. Tout ça sans se demander constamment « Il a dit ça mais ça veut ça ? » « S’il a effleuré mon bras, ça veut dire qu’il mesure mon tour de doigt pour la bague de fiançailles ? » « S’il ne répond pas à mon texto dans les 10mn, ça signifie que je ne lui plais pas, que ma vie est finie et que je dois prendre le voile ? ». C’est sûr, c’est un programme plutôt séduisant. On ne joue pas sa vie, son cœur, en revanche on peut s’amuser à être la reine du harem qui séduit à tout va et teste les réactions des potentiels. Mine de rien, en terme de valorisation d’ego et de sex appeal, c’est tout bénef.

Le hic, c’est que tout le monde n’y arrive pas (au hasard bibi). Autant c’est facile de classer des dossiers, de faire deux ou trois choses en même temps (mon public féminin seul peut comprendre cette remarque) ou de cloisonner les différentes parties de sa vie, mais savoir diviser ses coups de cœur, ses rêves (plus ou moins sales romantiques) ou même sa tête ce n’est vraiment pas évident. Ce qui semble si simple pour certaines (veinardes), devient source d’emmerdes supplémentaires pour les autres ! Car les questionnements susmentionnés, peuvent facilement être multipliés par deux, trois ou cinquante (là, tout le monde note que Pasd’Bol est au niveau CM1 pour les mathématiques, elle peut multiplier mais pas encore diviser). En plus, comment ne pas partir dans tous les sens ? Personnellement, quand je ne sais plus où donner de la tête, je ressemble un peu à un lapin pris dans un feu de forêt, l’hystérie et le burn out ne sont pas loin ! Et je sais que je ne suis pas la seule (s’il vous plaît, que quelqu’un me dise que je ne suis pas la seule !)

Au delà de ça, tout le monde n’est pas capable de se disperser. Bon, je ne parle pas de coup de foudre ou de méga crush mais, après tout, les coups de cœur ou même la petite étincelle n’arrivent pas tous les 4 matins. Ce n’est déjà pas évident de rencontrer quelqu’un en se disant « Hum, oui peut-être, je sens une légère connexion », alors plusieurs ! Tout ça pour dire que j’ai beau essayer, je n’arrive pas à aligner plusieurs participants au grand jeu du « Voulez-vous coucher avec de moi ? ». Autant je suis nulle en écart-type, autant je maîtrise pas trop mal le dénombrement, un après un après un. Au final, ça marche assez peu… Ce qui ne m’empêche pas de reconnaître la pertinence de viser plusieurs personnes en même temps (cela dit, si on en vise 100 et qu’on se mange 100 murs, je ne suis pas bien certaine du résultat quant à l’estime de soi).

Ce qui explique sans doute le succès des sites de rencontres sur Internet auprès des trentenaires. On a un tas de choix, on choisit ou pas, on teste et on voit si au bout d’un moment ça marche. Le lièvre 2.0 est en plein boom.

Maintenant que je réalise que j’ai brassé beaucoup d’air avec cet article pour au final ne pas dire grand-chose, je vais finir en enfonçant une porte ouverte (toutes mes confuses, la vodka d’hier soir tape encore) :

Les histoires de coeur, ben c’est bien compliqué ! (j’avais prévenu)

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