Le non de la colère !

27 novembre 2012

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Depuis, le temps que je postule un peu partout, il est vrai que j’ai appris à relativiser un refus. D’une part, parce que le profil parfait collant à 100% au poste est assez rare et que souvent la subjectivité du recruteur prend le dessus sur l’annonce. De l’autre, soyons honnêtes, c’est un logiciel qui analyse votre CV et qui détermine si oui ou non il sera lu par une personne bien réelle. Ainsi va la vie et la crise.

 

Il en va autrement quand tu contactes une agence d’intérim spécialisée dans ta branche. D’abord, tu te renseignes un peu, tu fouilles le site pour voir les profils recherchés. Puis tu checkes les offres pour voir ce que la boite à t’offrir et s’il y a moyen de rêver à des perspectives professionnelles même limitées dans le temps (ce qui est le but de l’intérim).

 

Tu envoies ton CV à la première. Tu reçois un mail dans l’heure qui suit, déjà, ce n’est pas bon signe. Bon, la raison est que tu n’es pas en totale adéquation avec les missions qu’ils ont en stock pour le moment, c’est pas de bol, mais c’est le jeu Lucette. Au mois ils le conservent dans une base de données, ça peut servir.


Ma colère vient de la seconde, la grosse qui a pignon sur rue. Je peux comprendre que mettre une semaine pour accuser réception d’un CV n’est pas de leur fait, vu la multitude qu’ils doivent recevoir par jour. D’un autre côté, c’est un peu leur job. Ce qui passe moins c’est la réponse : « Après analyse de votre CV, nous sommes au regret de vous informer que celle-ci n'a pas été retenue. Votre profil ne correspond pas exactement aux types de postes que nous avons l'habitude de traiter. »


Alors déjà…celle-ci ? Ma CV ? Ou leur analyse ? Non, parce que jeter les gens, ok, mais on peut quand même le faire dans un français correct, il y a des coquilles qui ne passent pas. Deuxio, je découvre qu’une boite d’intérim qui fait dans le recrutement de chargées de communication ou de community managers n’a pas l’habitude de traiter des profils de chargées de com (ce que je suis depuis quelques années) ! Shocking ! Ca fait un peu foutage de gueule, c'est le moins que l'on puisse dire. Mieux, mon CV (enfin ma CV) n'est pas conservé soigneusement comme l'or, pour le cas, bien improbable où ils auraient un jour des postes de chargées de com (on peut rêver), mais purement et simplement jeté d'emblée. Ce qui passe pour une PME(qui n'a qu'un seul poste à offrir et pas de besoin immédiat), passe un chouïa moins pour une boite dont c'est le métier.


Mais je crois, que là encore, après avoir lu ça, j'étais zen. La colère vient d'ailleurs. Je n'ai rien contre les stagiaires (j'étais même une super stagiaire dans le temps), ils sont exploités, mal payés et pas souvent bien considérés. Mais c'est quand même un poil énervant quand toi, pro de la com depuis 10 ans, te fais rembarrer par un mail dont l'adresse est « stagiaire@xxxxx.com ». Vlan, dans les dents.


Ok ok, le stagiaire ne fait que ce qu'on lui dit (enfin, là, j'espère, je commence à douter). Mais bon, il n’y avait pas moyen de créer une adresse spéciale pour les refus ? Parce que ça ne fait pas très sérieux (sauf si le but est de nous faire nous sentir encore plus mal). Donc, il fait ce qu'on lui dit?ou presque (je pense que la coquille vient de lui tout seul). Je pense que personne ne lui a dit de mettre toutes les personnes refusées en copie non cachée !!! Eh oui, j'ai désormais la longue liste d'adresse de toutes les personnes dont LA CV « n'a pas été retenue ». Professionnalisme zéro ! Et bienvenue dans le monde du bétail.


Donc oui, je suis quelque peu en colère (amenez-moi un bidon d'essence et des torches).


Le refus, c'est une chose, mais co
mment se sentir quand il n'y a plus de respect derrière ?


Cher stagiaire, je ne t'en veux pas (ou peu), mais le jour où je serai reine du monde, apprends à courir vite !

 

 

 

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