L’Endométriose, parlons-en !

2 mars 2011

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Je profite de cette tribune (enfin bon c’est ma page, j’écris ce que je veux après tout) pour évoquer une maladie assez peu connue en France qui pourtant touche 8 à 10% des femmes de le monde : l’endométriose.


Concrètement kézaco ? D’après Wikipedia :

L’endométriose est la présence de cellules endométriales en dehors de la cavité utérine. L’endométriose est une maladie bénigne mais incurable, encore mystérieuse pour la communauté médicale. Ni son origine, ni son remède ne sont déterminés à ce jour, bien que plusieurs hypothèses aient été émises (notamment le rôle du reflux d’endomètre par les trompes de fallope dans la cavité pelvienne, lors des règles). 80% des endométrioses ont une localisation ovarienne. Les lésions d’endométriose, outre la sphère gynécologique, peuvent également se situer sur les organes digestifs, dont le rectum, sur la vessie, voire sur les reins.Dans de rares cas, des atteintes pulmonaires se produisent. L’endométriose peut se détecter de différentes manières, et des douleurs peuvent se manifester partout au niveau du corps. Son expression est variable d’une personne à l’autre, pouvant se manifester par d’intenses douleurs ou être au contraire complètement asymptomatique (la patiente ne se plaignant de rien). Le premier signe à prendre en compte sont des règles douloureuses qui peuvent s’accompagner de difficultés digestives, de difficultés urinaires, ou de spasmes abdominaux…Les femmes souffrant d’endométriose peuvent également ressentir des douleurs lors des rapports sexuels. En cas d’atteinte digestive ou vésicale, voire rénale, l’endométriose s’accompagne de symptômes douloureux, et de complications fonctionnelles.

 

ça peut sembler compliqué et bizarre (et assez répugnant pour tout mâle normalement constitué) mais en fait c’est très simple…ou pas. L’endomètre est la muqueuse de l’utérus, l’endométriose est en fait des morceaux d’endomètre qui ont été se coller ailleurs que dans l’utérus et réagissent en fonction du cycle de la femme. L’endométriose peut se nicher dans tout un tas d’endroits marrants (trompes, ovaires, vessie, reins, intestins…), être plus ou moins sérieux (type I = cool, à type IV = vraiment pas cool), être invalidant eou au contraire insoupçonnée et être plus ou moins facile à vivre.

Les gynécos sont assez mal formés quant à cette maladie ce qui explique que peu de femmes soient diagnostiquées ou mettent 6 ans voire plus à savoir ce qui cloche chez elles (oui parfois on leur répond que la douleur c’est dans la tête). Le hic, cette maladie est incurable (bien que non mortelle), vraiment chiante surtout si on a mal, récidivante, est la plus grande cause d’infertilité féminine et surtout augmente de façon exponentielle les maladies auto-immunes type sclérose en plaques ou poyarthrite-rhumatoïde.

 

Bref c’est une vraie saloperie quand on l’a ! (je résume bien non ?) D’ailleurs, les femmes atteintes d’endométriose appellent cette maladie « la pieuvre », ce qui est assez bien vu.

 

Bon ça se soigne pas ok, mais on peut l’améliorer en fonction du degré de gravité (c’est pas parce que c’est pas mortel que ce n’est pas grave !!). Cela va du traitement hormonal (type pilule ou super pilule), à la ménopause artificielle ou l’opération clinique (retrait de kystes, nodules, stomie voire hysterectomie dans les cas vraiment extrêmes). De plus la grossesse (ça peut arriver) ou la ménopause sont deux événements qui améliorent la condition de la femme atteinte (forcément, vu que ça réagit au cycle…)

 

Pourquoi j’en parle ? C’est vrai ça, c’est bien gentil de ma part mais en quoi ça me concerne après tout ?

Devinez qui s’est fait diagnostiquer une endométriose de type IV avec atteintes digestives ?? C’est Pasd’Bol !!

 

Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez consulter le site officiel de l’association Endo-France

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