L’endométriose : une maladie tendance !

14 novembre 2011

itgirl-300x3001.jpgTitre choc, non ? Mais bon, c’est ma maladie à moi que j’ai, j’en dis ce que je veux !

 Il fut un temps…ok, l’année dernière, personne n’avait entendu parler de l’endométriose (moi la première) à part les malades. Pourtant, cette maladie touche entre 5 à 10% des femmes…dans le monde ! Mais, nombre de gynécos ne la connaissent pas, ne savent pas la diagnostiquer…comment une nana normale pourrait savoir d’où viennent ses douleurs insupportables ?

 Depuis peu, cela commence à évoluer en France. De plus en plus de femmes en parlent, notamment sur les blogs (dont le mien, lisez mon blog il est vachement trop bien), les forums se développent et surtout, preuve du succès, on en parle à la télé. Ok, on en parle pas toujours comme il faut, n’est-ce pas Sophie Davant, mais les émissions se multiplient, sans doute grâce à un événement spécial : le congrès mondial contre l’endométriose qui s’est tenu à Montpellier.

 Donc oui, la maladie intéresse. Il faut dire que vu le nombre de malades (la plupart ignorant qu’elles sont malades), il y a un vrai business d’avenir pour les industries pharmaceutiques.

 Bon, on est encore loin du compte en termes d’éducation sur la maladie, mais il faut bien commencer quelque part non ?

 Après septembre et octobre, mois où l’endométriose a été (enfin) mise à l’honneur, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur un reportage la semaine dernière dans Télématin ! Le congrès est fini et pourtant, les émissions grand public ne lâchent pas l’affaire ! Mieux, ils abordent des points de détail, comme ici, la prescription précoce de la pilule chez les ados qui retarderait le diagnostic (c’est une réalité, on a moins de symptômes avec la pilule donc on ne sait pas qu’on est malade). Et, à mon avis, ce n’est qu’un début (et tant mieux).

 Aujourd’hui, une femme peut donc fièrement se revendiquer endométriosette (oui, ça ne l’amuse pas, mais autant se satisfaire de ce qu’on peut quand on est touchée par cette saloperie) et risque même de susciter l’attention de son interlocuteur avec un « Oh ! mais c’est la maladie dont on parle en ce moment à la télé ! ». Il n’y a pas de petit profit ! Malade oui, mais star de la soirée c’est mieux !

 Maintenant, c’est vrai, on parle moins de mon cas. Il faut dire que je fais partie des cas graves et pas très fréquents. En plus, j’ai cumulé un tas de complications du fait de mon pasd’bolisme. Autrement dit, je suis quasiment le cas sur plusieurs millions en probabilité (ok, j’exagère, mais quand même, quelle était la chance que mes symptômes apparaissent d’un coup en stade 4, qu’on me mette une poche, que ça se passe mal et que je fasse un abcès suivi d’une infection ? Hein ? Combien ?).

 Bref, on ne parle pas encore de moi à la télé (sauf quand j’y passe pour ma poche) car je ne suis pas représentative (tant mieux je dirais). C’est vrai qu’en général, les symptômes classiques se bornent à des règles douloureuses et des souffrances lors des rapports. Pas une douleur (proche de l’accouchement selon le docteur), non stop pendant des mois, 24/24, sans préavis, avec directement une ablation d’un bout d’intestin (et poche à la clé) et de vagin (bonjour césarienne). Unique non, mais dans le top ça oui !

 Prenons donc ce sophisme : l’endométriose est la maladie tendance du moment, je fais partie des pires cas, je suis donc la Paris Hilton de l’endométriose ! CQFD, Watson !! Je suis la nouvelle IT Girl, prévenez Karl Lagarfeld !!

 

Vous verrez, bientôt je ferai la UNE de Voici !!

Rendez-vous sur Hellocoton !