Les folles soirées de Pasd’Bol

5 novembre 2013

thomtrondelPasd’Bol ? Oui, c’est moi ! (J’ai comme une envie de Cacharel d’un coup). Lecteur, je te le dis, ce blog file un mauvais coton ! Ces derniers temps, plus je sors, plus je fais des articles sorties/culture…et moins je parle de moi ! Las, il faudra t’en contenter pour aujourd’hui, car c’est bien de ma dernière soirée dont je vais parler.

J’ai de la chance, même fauchée comme les blés agonisants j’arrive à sortir et, ce, toujours parfaitement accompagnée. En ce moment, allez savoir pourquoi, j’ai comme une envie de me marrer. Alors je vais voir des spectacles drôles (rhaaaa Bérengère, rhaaaa Kheiron…) Bon, lundi, pour changer, il ne s’agissait pas d’un membre du casting de Bref…d’ailleurs, pour être honnête, je n’avais aucune idée de qui c’était ! Thom Trondel ! Ça ne vous dis rien ? Normal, à moi non plus avant hier. Ce qui est fort dommage après coup.

J’étais donc invitée à aller écouter un parfait inconnu en plein cœur d’un quartier malfamé et j’étais un peu stressée en mode « Et si je m’ennuyais ? », « Et si je me faisais violer ? », « Est-ce que je serai rentrée à temps pour mater le tout dernier The It Crowd ? » (ce qui pourrait ressembler à tous mes rendez-vous sur Adopteunmec). Et ce qui arrive souvent quand on envisage le pire pour une sortie c’est qu’on repart généralement avec une bonne surprise à la clé (sauf mes rendez-vous sur Adopteunmec sinon j’y serais encore). Là, je dois admettre que j’ai passé un très bon moment (de même que la personne qui m’accompagnait et qui avait le rire particulièrement contagieux).

Je vous entends (tu penses fort, Lecteur) ! « Bon, elle est gentille Pasd’Bol mais on ne sait toujours pas qui est ce mec ! » Thom (pour Thomas, je sais, fallait pas chercher loin comme diminutif, remarquez tout le monde m’appelle Dark ou Darky mais ça en jette plus) Trondel est un jeune humoriste antillo-breton qui en est à son deuxième spectacle One Mad Show (jeu de mot, tout ça tout ça). Particularité : un déhanché de dingue ! Sérieusement, je suis vraiment envieuse. Ce type pourrait être le roi du limbo ! Rien que pour ça, ça vaut le coup d’y aller…

…pour la salle aussi. Minuscule, super intimiste, dans un ancien Peep Show (miroirs au plafond et scène lumineuse tournante inclus) de Pigalle, on sait dès l’entrée qu’il y aura une forte interaction avec le public (ce que je recherche depuis mon Kheiron d’amour). Ce qui permet également aux artistes de laisser libre cours à leur imagination.

Mais revenons à Thom. Pour être honnête, je dois avouer que l’ambiance a eu un peu de mal à se mettre en place. Sans doute qu’avec la taille de la salle, on s’attendait à un début fracassant type stand up, ce qui a probablement déconcerté le public un peu sur la réserve (y compris moi). Le stress d’être pris à partie à un moment ou un autre ? C’est fort possible. Nous étions donc très attentistes. Jusqu’à ce qu’un rapport de réelle complicité s’installe et que les spectateurs se laissent enfin bercer par l’univers de Thom Trondel. Car univers il y a, et de taille. L’artiste intègre petites improvisations, interludes musicaux, moments de tendresse et de poésie, et délires purs. Forcément, ça décontenance un peu…puis la mayonnaise prend. Elle prend d’autant mieux que Thom s’adapte à son audience (d’un autre côté, vu la salle, ça serait dommage) et fait participer les spectateurs (enfin, spectatrices, humoriste c’est clairement un job pour serrer des meufs).

Je pourrais évidemment vous décrire les sketches (le spectacle est court et rythmé dans un sens précis), mais ça n’aurait pas grand intérêt car ça ne retranscrirait pas le bon moment que j’ai passé. Tout ce que je peux vous raconter c’est que, grâce à Thom, j’ai redécouvert José Bové, le héros de tout un peuple, et que j’ai bien envie de faire un tour dans la campagne profonde.

D’une autre veine que ce que j’ai fait ces derniers temps, One Mad Show est un spectacle sans prétention, drôle (ma voisine de fauteuil s’en tapait la cuisse) mais surtout profondément attachant. En tout cas je le recommande (au pire, c’est à Pigalle, il y a bien quelques prostituées pour passer le temps).

Promis, demain, je parle de moi !

Thom Trondel – One Mad Show

La Cible – 62 bis Jean-Baptiste Pigalle 75009 Paris (métro Pigalle L 12 et 9)

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