Let’s do the time warp again

8 juillet 2014

chaussuresLes hommes ne se rendent pas compte de la souffrance d’être une femme… Non Lecteur, je ne vais pas te parler bébé, menstruations ou même régime. Là, je vais te parler chaussures ! Attention, article 100% futile et réducteur (fuis Femen, fuis).

A première vue, être une fille a des tas d’avantages (superficiels mais quand même), on a l’embarras du choix pour les fringues sympas, les chaussures, les accessoires, les cheveux, le maquillage. Mine de rien, on a de quoi s’amuser longtemps et varier les plaisirs. Le souci, c’est qu’on ne peut pas tout avoir : la classe, le confort, le look et la stabilité sur pattes. Prenons un exemple précis…

Le match ballerines VS Stilettos

  • Le look

Enfonçons une porte ouverte, on n’est pas la même qu’on porte du plat ou qu’on soit perchée sur 10 bons centimètres (allez, je me permets, la taille c’est important ! Voilà !). Que ça soit clair, on ne porte pas toutes les chaussures pour les mêmes raisons, il y a tout un tas de paramètres à prendre en compte : l’occasion, la tenue, l’envie, l’état de fatigue, le temps estimé de la station debout et l’intention. Être une fille, c’est super technique en fait.

Ballerines : Parfaites pour aller au travail, faire ses courses au marché ou tenir un mariage toute la nuit passé 22h, les ballerines apportent une petite touche preppy mignonne qui nous rappelle tellement notre enfance. Malheureusement, un mauvais choix d’accessoires et de tenue et vos ballerines vous rangeront, au choix, dans la catégorie des mémères à blouse ou des bourgeoises du XVIème (en règle générale, toujours éviter le serre-tête rembourré).

Stilettos : Mettez n’importe quoi avec, même un sac à patates, et vous serez la bombe de la rue. Rien n’est plus glamour qu’une paire de talons aiguille de 10 à 12cm. Même, s’il faut être honnête, avec n’importe quoi de mini, voire micro, on vous demandera vos tarifs plutôt qu’un autographe.

Victoire du look : stilettos.

  • Le confort

Non, marcher sur des talons n’est pas inné pour les filles (certaines ne s’y feront jamais), même si l’on s’est toutes entraînées à 4 ans avec les chaussures de maman (et une taie d’oreiller sur la tête pour faire le voile de la mariée). Outre cela, toutes les chaussures ne se valent pas pour nos petits petons fragiles, surtout quand on marche activement toute la journée. Et plus on a mal, plus on se sent mal, et plus on a la démarche de Roger le camionneur (qui se gaufre régulièrement au moindre trottoir).

Ballerines : Pourquoi les filles aiment tellement les ballerines ? C’est simple Lecteur, car on se sent bien dedans (enfin, une fois qu’on a fait l’arrière qui frotte). Faciles à mettre, à retirer, rentrant dans un sac à main de taille moyenne, les ballerines sont nos amies. Surtout qu’on n’y est pas serrées à l’intérieur, le pied est heureux. Et un pied qui est heureux est un pied qui peut courir pour attraper le bus !

Stilettos : Non, tout le monde n’est pas Mariah Carey et ne vit greffé à ses talons hauts. Déjà, en fonction de la forme. Il est tout à fait possible (voire fréquent) que le bout du pied soit recroquevillé pour rentrer et tenir. La torture chinoise n’est pas si loin. Une fois fait, il faut réussir à tenir debout et droite. Or, plus le talon est haut, plus la femme, entrainée par ses seins, penche vers l’avant, du coup, elle lutte pour se redresser en permanence. On a connu plus agréable. Sans compter qu’avec la hauteur, la pesanteur se fait mieux sentir, le poids étant moins bien réparti. Vous avez enfin réussi à mettre vos chaussures, à tenir en équilibre et à faire fi de vos trois tonnes qui broient vos orteils ou de la sensation de couteau qui s’enfonce dans votre talon ? Bravo ! Mais il faut marcher maintenant. Et ne pas oublier qu’on en a pour plusieurs heures. Mais bon, les hauts talons, c’est comme l’épilation à la cire, une question d’habitude et un mauvais moment à passer.

Victoire du confort : les ballerines

  • La santé

Les médecins préconises pour les femmes (et pour les hommes aussi, il faut le dire), des petits talons de 4cm pour éviter les problèmes de dos et se sentir à l’aise. Mais comme ce n’est pas le choix que je vous propose (sinon je parlerais des claquettes Scholl), revenons à nos moutons.

Ballerines : Les chaussures plates ne sont pas nos amies – même si, à première vue, c’est super confort – et les ballerine sont ultra plates. Une utilisation massive entraîne donc de grands maux de dos, sachant que la ballerine vieillit mal. Elle se détend et se perd dans la rue donc les orteils se recroquevillent pour tenir la chaussure et ça ne sera pas beau à voir à 60 ans. La ballerine s’élargit également avec le temps…de même que le pied dedans. A vous la magie des pieds plats !

Stilettos : Inutile de dire que se balader la tête dans les nuages vous bousille le dos à moyen terme. Au delà de ça, d’autres problèmes se posent. Les risques d’entorses à répétition pour commencer (on est toujours moins jolie avec un pied bleu à moins d’être la Schtroumphette). Mais il y a moins glamour…Grâce aux frottements permanents, vous pourrez oublier à quoi ressemblaient vos mignons petits pieds de votre jeunesse innocente. Désormais, il ne sont que cors, durillons, orteils qui se chevauchent, oignons et œil de perdrix. Miam !

Victoire de la santé…euh…la chaussure orthopédique ?

  • Le terrain

Qu’on porte des stilettos ou des ballerines, on est forcément une fille de la ville. Sauf que, dans la ville, il n’y a pas que le bitume, y a les pavés aussi. Je soupçonne l’inventeur du pavé d’avoir détesté les femmes. Et les cyclistes. Et les rollers aussi tiens !  De même que les urbanistes modernes…

Ballerines : C’est cool, c’est plat, on peut gambader partout, youpi ! Petit hic dans le pays merveilleux de Ballerineland, les pavés. C’est chouette d’être près du sol, ça l’est beaucoup moins d’avoir l’impression de marcher pieds nus sur des pavés saillants et asymétriques (mais ça fait tellement joli !) et de sentir toutes les arrêtes pointues. Heureusement, vous pouvez toujours vous promener au parc…En espérant que le sable ou les petits cailloux ne se glissent par dans la chaussure tous les 3m ou qu’il ne pleuve pas (même si la boue c’est sympa pour la peau). Ah oui, parfois il neige et il gèle. Et zou la ballerine !

Stilettos : Là, vous êtes limitée et devrez marcher avec la plus grande prudence passé le trottoir lisse et plat. Tout est conçu pour vous faire tomber (vous croyiez que les caméras de la ville étaient là pour la sécurité ? Que nenni, c’est juste pour que le mec derrière rigole en regardant vos acrobaties). Le pavé est votre ennemi mortel, de même que le nid de poule, la pelouse (sauf si vous souhaitez vous enfoncer dedans et partir en arrière), les travaux, les chewing-gums…Dehors en stilettos, c’est la jungle Micheline ! Ah oui, parfois il neige et il gèle. Et zou le stiletto !

Victoire du terrain : Allez, va pour la ballerine…

  • La sexitude

C’est vrai, nous sommes des femmes libres et autonomes et on s’habille surtout pour nous. Soit. Il n’empêche que les hommes ont également leur opinion sur le sujet et que, parfois, il nous arrive d’en tenir compte.

Ballerines : A ce jour, je n’ai rencontré aucun mâle hétéro qui aimait les ballerines. D’ailleurs, les hommes n’arrivent pas à comprendre notre attachement à cette petite chaussure somme toute mignonnette. S’ils peuvent tolérer (modérément) l’usage des ballerines sous prétexte de confort, ils les trouvent anti-glamour, voire très très moches. C’est un fait (qui en temps que fille me dépasse totalement).

Stilettos : Est-il vraiment besoin de vous dire ce que les hommes pensent des talons aiguilles ? Dois-je aussi faire un match collants VS Bas ou porte-jarretelles VS mitaines ?

Victoire de la sexitude par KO : les stilettos.

  • Le prix

A la différence d’autres vêtements ou accessoires où l’on peut s’en sortir pour pas cher, une chaussure de qualité a un prix certain (mais une bonne chaussure qui dure longtemps, ça n’a pas de prix qu’on se le dise). On ne rigole pas avec ses pieds, c’est tout !

Ballerines : L’avantage de la ballerine c’est qu’elle ne coûte pas un bras et qu’au pire on peut en changer souvent. Maintenant, plus le cuir sera de qualité, plus la semelle sera bonne, et moins vous aurez l’air ridicule quand vos ballerines se feront la malle quand vous essayerez de choper le dernier métro avec 5g dans le sang.

Stilettos : Partons du principe qu’on ne pas tout avoir. Le confort (relatif), la classe, la solidité (un talon, ça peut casser) et un prix abordable. Oui, plus c’est cher, meilleur c’est (YSL sera toujours plus confortable que Eram).

Victoire du rapport qualité/prix : les ballerines sur court-terme, mais des stilettos haut de gamme durent toute une vie.

Bon, le but de tout ça (à part d’écrire un article ce que je n’ai pas fait depuis des lustres) n’est pas de dire ce qu’il convient de porter. Le tout c’est quand même de se faire plaisir et de se sentir bien. Mais, il était de mon devoir d’alerter les gens (mon côté altruiste) : être une fille c’est pas si facile !

D’ailleurs, je viens de m’éclater sur les pavés…

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