Mon poids, la société et moi : Clap 1

20 mai 2011

Les-camionneurs-ne-fond-pas-le-poids_article_top.jpgAprès les chats, après le voisin fou, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas continuer le feuilleton à épisodes.

 

L’idée est bonne…si on sait quoi écrire ! Car qui dit épisodes…dit plusieurs histoires qui se suivent. Ma vie est palpitante, certes, mouvementée, il est vrai, mais l’exercice reste difficile.

 

Après moults réflexions, l’ampoule s’est éclairée au dessus de ma tête ! J’ai de quoi vous amuser de nombreuses semaines.

 

Je suis une fille (je sais, je me répète). Et comme toute fille qui se respecte, j’ai un léger souci avec mon corps. Avec mon gras en fait. Mieux, je suis une experte du yoyo, l’ennemi tellement redouté des nanas qui ont enfin réussi à retrouver leur taille de guêpe. Oui oui, épargnez-moi les grands discours, l’essentiel est d’être bien dans sa peau, tout ça. Je connais ça par coeur. Mais ne nous leurrons pas, le regard que les autres, que la société même, portent sur nous, influent énormément sur notre ressenti et la vision que nous avons de nous-même.

 

En réflechissant bien, des histoires, j’en ai plein ! Des histoires de grosse, de mince, de normale tendance pulpeuse…

 

Qui sait, c’est peut-être en vous racontant tout ça que je vais retrouver ma motivation !

 

Histoire du jour..bonjour !

 

Je vous préviens, l’histoire est vraie, mais pas forcément rigolote. En tout cas, sur le moment, je n’ai pas beaucoup ri.

 

J’étais adolescente à l’époque (il y a deux ou trois ans donc…selon mon calendrier très particulier évidemment). J’avais rendez-vous avec une copine. C’est vrai, j’étais Daria. Mais il arrivait que, de temps à autre, une personne daigne me prendre en sympathie sans que ça soit débordant pour autant.

 

J’avais donc mis mes plus beaux atours…je plaisante. J’étais habillée comme d’habitude. Pantalon moche, chemise d’homme informe également très laide, lunettes papillons bleues et cheveux sales. Une vraie bombe sexuelle !!!

 

Je marchais dans la ville (la banlieue dans toute sa splendeur), il faisait beau et j’étais de bonne humeur (c’était suffisamment rare pour être souligné).

 

Soudain, des petits cons de jeunes sacripans s’approchent de moi. Ils me demandent l’heure en se foutant clairement de moi. Fidèle à ma gentillesse naturelle, je les envoie balader sans ménagement.

 

Ils s’éloignent…et prennent des cailloux. Je me suis donc pris une volée de pierres sous les cris charmants « t’es grosse, t’es moche, cours, cours la grosse ».

 

Eh oui ! Les préjugés entraînaient des réactions vives dans ma ville ! Et c’était pour ma pomme !

 

Mesdames, pour toutes les fois où vous êtes dit « ouh là là, je suis tellement moche aujourd’hui, je peux pas sortir comme ça, on va me jeter des pierres », méfiez-vous…ce n’est pas toujours une vue de l’esprit !

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